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Bujumbura-Burundi.
Burundi - Couvre-feu.
Le Gouvernement renforce le couvre-feu.
Bujumbura, le 4 mars 2001 (Net Press). Le Gouvernement du Burundi vient de décider que le couvre-feu commencera désormais (dès ce dimanche soir), à Bujumbura la capitale, à 20 heures au lieu de minuit. Il est à noter que cette mesure tombe après une semaine d'insécurité à Bujumbura due aux attaques des terroristes-génocidaires du FNL dans les quartiers nord de la capitale. Le gouvernement a expliqué que la raison de cette décision est la volonté de contrôler les mouvements des populations.
Burundi - Sécurité.
Près de 300 terroristes-génocidaires signalés dans la province Gitega.
Gitega, le 4 mars 2001 (Net Press). Près de 300 terroristes-génocidaires du FNL sont signalés depuis quelques jours dans la province Gitega où ils se sont infiltrés à partir de la commune Rutovu de la province Bururi. Ils continuent à faire des navettes entre les communes Buraza et Gishubi, et chercheraient par tous les moyens à regagner la forêt naturelle de la kibira, à partir de laquelle ils pourraient venir en renfort à leurs frères d'armes aujourd'hui en difficultés dans la zone Kinama, en mairie de Bujumbura. De leur côté, la population, l'administration et les forces de l'ordre oeuvrant dans la province Mwaro restent en alerte pour leur bloquer la route vers la Kibira.
Ce matin, ces tueurs ont tendu une embuscade à un minibus de transport en commun de marque "Hiace" qui se rendait de Gitega à Rutana. Il était vers aux environs de 7 heures, près du chef-lieu de la commune Makebuko et de l'usine à café (SOGESTAL) de Mwaro-Mavubu dont la position militaire avait reçu des tirs nourris des mêmes terroristes-génocidaires pour l'empêcher d'intervenir. Un voyageur a été tué par balles et un autre blessé. Pour sa part, le chauffeur a été obligé de céder à ces tueurs son pantalon et tout l'argent qu'il avait sur lui. Ces derniers avaient passé la nuit, semble-t-il, à Ntita (commune Gishubi) et ont incendié au cours de la même nuit la les batiments de la zone Mugaruro de la même commune.
Dans la province voisine de Ruyigi, des infiltrations sporadiques des mêmes terroristes-génocidaires sont signalées dans les communes Butaganzwa et Butezi, tandis qu'à Nyabitsinda, la population reste sur le qui-vive. Selon certaines sources administratives locales, cette situation n'est pas à déplorer car, elle tranche avec le comportement des responsables administratifs et militaires de la Mairie de Bujumbura qui ont sous-estimé, "comme d'habitude", la force de l'ennemi et par conséquent l'ampleur des dégâts qu'il était capable de causer.
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires poursuivent leur sale besogne en province Makamba.
Makamba, le 4 mars 2001 (Net Press). Les terroristes-génocidaires ont attaqué jeudi 1er mars 2001 le site de déplacés de la zone Kayogoro (situé en commune Mabanda) auquel ils ont mis le feu avant de tuer le chef de cette zone. Ils ont ensuite brûlé tous les véhicules de l'Eglise de Kayogoro (Mabanda) et pillé le centre de santé de la place. La nuit du 1er au 2 mars, les mêmes terroristes-génocidaires se sont attaqués à la localité de Karongo, zone et commune Vugizo, où ils ont réduit en cendres beaucoup de maisons. Le matin du 2 mars 2001, les forces de l'ordre ont échangé des tirs avec ces tueurs au chef-lieu de la commune Vugizo, mais le bilan des dégâts n'est pas encore connu. Selon des sources bien informées de Vugizo, ces tueurs dernièrement délogés de la localité de Buga, commune Kayogoro, par l'armée nationale, ont l'intention de se diriger vers le mont Rukambasi et de s'y installer avec l'objectif affiché de destabiliser les communes Nyanza-Lac, Vyanda (Bururi) et Rumonge.
Burundi - Processus de paix.
Le Président Buyoya accusé de tous les maux par le G6.
Bujumbura, le 4 mars 2001 (Net Press). Le groupe des six partis politiques promoteurs de la candidature du Colonel Epitace Bayaganakandi à la présidence de la transition a tenu une conférence de presse ce vendredi 3 mars 2001 à l'hôtel Méridien Source du Nil.
Dans son mot liminaire, le Dr. Alphonse Rugambarara, président du parti INKINZO et porte-parole du G6, a rappelé qu'avant la dernière session d'Arusha, 13 partis politiques du G6 et du G7, avaient refusé que le Major Buyoya dirige la transition. Un peu plus tard, le PARENA a fait une déclaration identique. Il a poursuivi en indiquant qu'à Arusha, le G6 a présenté son candidat en tandem avec celui de 6 partis du G7 (moins le CNDD), M. Domitien Ndayizeye. Selon le Dr. Rugambarara, cette entente entre les 12 partis n'a rien à voir avec "le partenariat scélérat imposé par Buyoya au FRODEBU en vue d'exclure, de réprimer et de diviser les autres forces politiques et surtout celles qui refusent le génocide".
Concernant la sécurité, le porte-parole du G6 a souligné que "la cessation des hostilités et la négociation du cessez-le-feu ne pourront jamais se réaliser sous Buyoya et ses émissaires car, depuis San Egidio, on a l'impression qu'il s'agit d'une suite de malentendus". Il a ajouté que le G6 est au courant des accointances entre Buyoya et Agathon Rwasa, nouveau chef des FNL. Il a ajouté que le député Augustin Nzojibwami aurait été envoyé à Naïrobi pour rencontrer Agathon Rwasa et à Dar-es-salaam pour voir les lieutenants de ce dernier. Le Dr. Rugambarara a aussi réfuté toutes les attaques portées contre le G6 par l'UPRONA-Rukingama et le pouvoir en les qualifiant de "purs mensonges". Les questions des journalistes concernaient essentiellement la sécurité et les conférenciers ont montré que le pouvoir ne fournit pas suffisamment d'efforts pour combattre l'ennemi.
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires poursuivent leurs forfaits sur la route Bujumbura-Bubanza.
Bubanza, le 4 mars 2001 (Net Press). Dans la matinée d'hier 3 mars 2001, un groupe d'une vingtaine de terroristes-génocidaires du FNL ont tendu une embuscade très meurtrière à une camionnette militaire. Cette dernière a voulu prendre en auto-stop un terroriste-génocidaire habillé à la manière des militaires de l'armée nationale (en tenue militaire neuve) au niveau de Kivoga. Dès que la camionnette s'est arrêtée, une vingtaine de terroristes-génocidaires complices de l'auto-stoppeur sont sortis des caféiers à côté et ont abattu à bout portant le conducteur du véhicule, un autre militaire qui était à ses côtés et un enseignant de l'ETMM (Ecole Technique Moyenne des Métiers) de Bubanza. Le véhicule, qui n'a pas été incendié, a été récupéré par les forces de l'ordre qui depuis, mènent des opérations de ratissage dans toute la région.
Burundi - Politique.
L'UFB exige le départ immédiat et sans condition du Major Buyoya.
Bujumbura, le 4 mars 2001 (Net Press). C'est ce qui est ressorti d'une conférence de presse animée par la Secrétaire Générale de l'UFB (Union des Femmes Burundaises), Mme Concilie Nibigira, à l'occasion du 34ème anniversaire de ce 1er mouvement féminisant burundais, ce samedi 3 mars 2001.
Dans son mot introductif, Mme Nibigira est revenue sur le contexte difficile de guerre que connait le Burundi. D'après elle, le mal burundais peut être décrit de deux manières : d'un côté, le pays fait face aux génocidaires qui sèment la mort et la désolation partout où ils passent; d'un autre côté, il y a un pouvoir qui est à la solde des puissances étrangères et qui ne veut rien entreprendre pour le bien-être de la population, au nom du partenariat avec un parti accusé de génocide. Aujourd'hui, ceux qui ont pris la voie d'Arusha sont éprouvés et essouflés, ne sachant quoi faire avec la recrudescence des combats autour de la capitale même. Dans ce contexte, a ajouté Mme Nibigira, la femme est appelée à jouer pleinement son rôle car elle est le fondement même du retour à la paix. Elle doit sortir de son mutisme et participer activement à la reconstruction du pays.
Les interventions ont porté essentiellement sur la redynamisation du mouvement dans les quartiers et à l'intérieur du pays. La plupart des intervenants déploraient aussi la situation de guerre qui perdure alors que le pays est supposé avoir des dirigeants. Selon des intervenants, il est inimaginable que l'armée puisse déloger les rebelles à Buga et à Tenga et qu'elle soit incapable de les déloger de deux quartiers à partir desquels des obus sont lancés régulièrement sur la population de la capitale. Cela relève d'une volonté politique de ne pas combattre au profit des négociations sans issues, ont expliqué les mêmes intervenants. La plupart des participantes qui ont pris la parole ont exprimé le souhait que le Major Buyoya démissionne immédiatement parce qu'il est incapable, selon eux, d'assurer la sécurité des citoyens.
Les intervenants ont sévèrement critiqué les services de la Documentation Nationale (police présidentielle) et de la Gendarmerie qui arrêtent injustement ceux qui osent exprimer leurs opinions. Certains ont même déploré que les gens ne peuvent plus enterrer les leurs parce que les FNL tirent sur eux lorsqu'ils se rendent au cimétière. Les militantes de l'UFB ont alors décidé d'organiser une marche-manifestation pour protester contre les violences qui continuent à emporter des victimes innocentes. La marche aura lieu le 8 mars 2001 a l'occasion de la journée internationale de la femme.
La Rédaction de "Net Press" a le plaisir d'annoncer à tous ses fidèles lecteurs que, suite aux demandes insistantes de certains de ses abonnés, elle a décidé de changer de caractère d'impression et d'adopter le miniscule plutôt que le majuscule. Bonne compréhension à tous.