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S P A C E T E L
Communiqué
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A.S.B.L.
MOUVEMENT NATIONAL DE RESISTANCE
POPUR LA REHABILITATION DU CITOYEN
« M.R.C
RURENZANGEMERO »
COMMUNIQUE
DE PRESSE N° 2/2001
Ce samedi, 06.10.2001, le Comité Directeur du M.R.C. RURENZANGEMERO s’est réuni
autour de son Président, le colonel Epitace BAYAGANAKANDI , à la fois
pour consolider les actions du Mouvement et pour analyser l’état d’évolution
de la mise en application de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation
au BURUNDI signé à Arusha le 28.08.2000.
S’agissant de l'organisation interne du Mouvement, le Comité Directeur a élu
son Bureau exécutif, composé de 21 membres.
S’agissant de l’état d’évolution de la mise en application de l’Accord
d’Arusha, le Comité Directeur a reçu le rapport, sous forme de procès-verbal,
des réunions des partis du G10 des deux derniers mois relatives à la mise en
place des institutions de Transition, à savoir l’Exécutif, l’Assemblée Nationale
et le Sénat. Il a, à la même occasion, pris
acte de la réaction du Président du M.R.C. au sujet dudit procès-verbal,
en notant en particulier l’importance des réserves émises le 28.08.2000 et
les voies et moyens de la levée.
Après de larges échanges sur l’ensemble de ces informations, le Comité
Directeur a pris la décision importante d’autoriser ses membres, s’ils en
sont requis, et de recommander aux partis politiques qui lui sont associés, de
participer à toutes les institutions de Transition, c’est-à-dire au
Gouvernement, à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Le Comité Directeur du
M.R.C. en a profité pour rappeler le caractère impérieux d’une
participation respectueuse des trois orientations suivantes :
1.
Une participation qui veille aux équilibres globaux, c’est-à-dire qui
tienne compte, à l’intérieur du G10, de l’existence de deux courants de
pensée distincts, certes à concilier à terme;
2.
Une participation qui veille aux acquis de l’Accord d’Arusha en ce
qui concerne la représentation des communautés ethniques;
3.
Une participation qui veille à ce que les réserves essentielles émises
dans l’Accord d’Arusha ne soient levées unilatéralement par l’une
quelconque ou un groupe quelconque des partis signataires, en dehors d’une négociation
tenant compte des positions d’autres partenaires.
A titre de questions diverses,
le Comité Directeur a reçu des communications sur la manière dont le
Gouvernement en place continue à bafouer les libertés politiques, malgré les
dispositions pertinentes de l’Accord d’Arusha à ce sujet.
Fait à Bujumbura, le 06 octobre 2001
Pour le M.R.C. RURENZANGEMERO
Me Laurent NZEYIMANA
PORTE-PAROLE.-
