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http://www.cbinf.com/netpress.bi
Un compatriote réagit contre les propos de M. Ntibantunganya dans "Net Press" du 31 octobre 2000.
"Une réaction rapide et ferme s'impose face à l'article de 'Net Press' du 31/10/2000 à propos du message de M. Ntibantunganya Sylvestre en direction, soit disant de la classe politique burundaise, alors qu'il s'agit d'un clin d'oeil adressé à ses poulains de la rébellion dont tout le monde sait qu'il est le père spirituel. Souvenez-vous de sa phrase célèbre en 1994: "Donnez-moi la sécurité et je vous donne la paix". La sécurité, il l'a eue, mais il n'a pas donné la paix, parce que son programme n'était pas encore accompli.
Il est regrettable de constater qu'un organe de presse comme 'Net Press' présente M. Ntibantunganya comme un observateur de la politique burundaise alors qu'il est un des acteurs les plus réfractaires à la paix et à la réconciliation des burundais.
Nous devrions être révoltés, dans cet article, par les suggestions qu'il fait à la rébellion pour qu'elle les présente au médiateur et à l'opinion en général.
Le blocage actuel n'est dû ni à la ratification de l'accord par l'Assemblée Nationale de Transition, ni à la libération des prisoniers politiques et encore moins à l'immunité des criminels de la rébellion.
Il est plutôt dû à la détermination de la rébellion et de leurs mentors d'effacer de la carte géographique du Burundi et de la région la minorité ethnique tutsi qui a refusé de se laisser enterrer vivant.
Il est grand temps, si pas trop tard, que tous les patriotes se lèvent et disent non à ces conseillers spirituels de la rébellion, qui non contents de l'accord de paix et de la réconciliation des burundais signé le 28/08/2000 à Arusha, ont décidé de lancer des hordes de tueurs sur la population burundaise".