RUGAMBA-NET PRESS

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DECLARATION DE LA PRESIDENCE DE L'UNION EUROPEENNE.

(Bruxelles, 19 octobre 2000)

Se référant à sa déclaration du 19 septembre 2000 ainsi qu'à celle de la
Présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies du 29 septembre 2000,
gravement préoccupée par l'ampleur et l'intensité des attaques menées par
les groupes armés au Burundi, et par les conséquences pour les populations
des combats qui opposent ces groupes aux forces gouvernementales,
mesurant avec inquiétude les risques que cette violence fait courir au
processus de paix pourtant relancé par l'accord conclu à Arusha le 28 août
2000,

convaincue que la crise burundaise ne pourra être durablement résolue et la
réconciliation nationale engagée que par la négociation, l'Union
européenne:

-réaffirme son total soutien aux efforts déployés par le Président Mandela
et les signataires pour consolider l'accord d'Arusha du 28 août 2000;

-réitère ses appels pressants à toutes les parties burundaises, et en
particulier aux groupes armés, pour que soit respecté le profond désir de
paix du peuple burundais, auquel l'Accord d'Arusha offre un espoir qui ne
doit pas être déçu;

-condamne vigoureusement l'usage de la force pour le règlement des
différends et presse les groupes armés de répondre positivement aux
demandes qui leur ont été faites à l'occasion du 13ème Sommet de
l'initiative régionale de paix au Burundi, le 20 septembre 2000 à Nairobi,
à savoir de suspendre sans délai ni conditions les hostilités et de
rejoindre d'urgence les négociations visant à compléter et à mettre en
oeuvre l'Accord d'Arusha;

-affirme être disposée à appuyer toute initiative visant à mettre un terme
au cycle de violences qui déchire le Burundi depuis longtemps;

-demande de nouveau aux gouvernements des pays pouvant user de leur
influence sur les groupes armés, et notamment ceux de la RDC, du Zimbabwe
et de la Tanzanie, de les encourager fermement à choisir sans délai la voie
de la paix et de la négociation.

Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'Union européenne,
Chypre et Malte, pays également associés, ainsi que les pays de l'AELE
membre de l'Espace économique européen se rallient à cette déclaration.


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