RUGAMBA-NET PRESS

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PARTI ALLIANCE BURUNDO-AFRICAINE POUR LE SALUT

« ABASA » UMUGAMBWE W’ABASANGIRASHAKA

B’UBURUNDI N’AFRIKA

Tél : 21.2000 45, Ch.P.L.Rwagasore B.P. 100 Bujumbura, Burundi.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Par esprit de tolérance, le parti ABASA s’était jusqu’ici refusé de réagir aux différentes provocations émanant du Dr. Rugambarara, porte-parole d’un groupe de partis politiques ayant soutenu la candidature du Colonel Epitace Bayaganakandi à la Présidence de la Trarnsition. 

Mais, devant la persistance de propos aussi diffamatoires qu’injurieux et aux contours franchement bellicistes « (la lutte continue) » que ceux que le Dr. Rugambarara continue de tenir à l’endroit du parti ABASA et de son Président l’Ambassadeur Térence NSANZE, le Bureau politique a décidé de sortir de sa réserve et de réagir. 

Aussi s’est-il penché, au cours de sa réunion hebdomadaire du 3 Août 2001 sur l’attitude à adopter face à de telles attaques. Le Bureau Politique à l’issue de cette réunion, tient à informer l’opinion de ce qui suit : 

1° Où le Dr. Rugambarara se trompe de cible :

La décision de confier la première période de transition au Président BUYOYA a été prise lors d’un mini-sommet tenu en marge de la réunion des chefs d’Etat et de Gouvernement des pays de l’OUA à LUSAKA le 8 juillet 2001. Cette décision a été prise par le Médiateur dans les négociations interburundaises et par les Chefs d’Etat de la région en présence du Président de l’Afrique du Sud, du Président de la Jamahiriya Lybienne, du Secrétaire Général des Nations Unies et du Secrétaire Général de l’Organisation de l’Unité Africaine. 

Les parties signataires de l’Accord d’ARUSHA ont été convoquées à PRETORIA pour prendre connaissance de cette décision. Recevant le G10 dans la matinée du 10 juillet 2001 à la demande de celui-ci, le Facilitateur l’a informé que cette décision n’était pas négociable et qu’elle allait être communiquée le soir même au monde entier « avec ou sans l’accord du G10 ». 

Ne pouvant infléchir une telle décision, par réalisme politique, et agissant en toute souveraineté et indépendance, le Parti ABASA a adhéré à la décision des Chefs d’Etat. Le Dr. Rugambarara et son groupe l’ont rejeté. De là à crier  à la trahison de l’ABASA, le Dr. Rugambarara ne fit qu’un pas.

Mais qu’est-ce qu’il escomptait tirer d’une démarche aussi ambiguë que celle à laquelle il s’est livré en faisant prévaloir « les acquis du 20 mars » pour présenter, au nom de son groupe, publiquement, un seul candidat à la Présidence de la Transition et en sollicitant en même temps, à l’insu du même groupe, en coulisses, « un poste honorable » pour le même candidat ?

C’est notamment ce double langage qui a poussé le Médiateur de changer d’interlocuteur séance tenante.

Que l’on comprenne donc ici que ce qui aurait dû être la cible des attaques du Dr. Rugambarara n’est pas le Parti ABASA et son Président mais le mini-sommet de LUSAKA. Lusaka, où initiative heureuse, le Dr. Rugambarara était présent et où il aurait eu de « sérieux contacts ». Que l’on comprenne également que s’il y avait à faire revenir les Chefs d’Etat sur leur décision, LUSAKA était mieux indiqué que PRETORIA. Et si trahison il y a eu, il faut l’endosser à coup sûr sur cette démarche malheureuse par laquelle le Dr. Rugambarara, nolens volens, a trahi la cause qu’il voulait servir. Car on ne négocie pas par le bas. En politique comme ailleurs. 

2° La trahison ? Parlons-en encore, rien que dans le cadre des négociations d’ARUSHA.

a)     ARUSHA, le 26/02 : La question du leadership est mis sur le tapis par la médiation. Réuni en matinée le G10 décide à l’unanimité de faire sortir une déclaration devant faire comprendre à l’autre famille politique du G7, sa détermination à gérer la période de transition. Le document ne portera en fin de compte que 3 signatures ABASA, UPRONA et le PSD. Le reste du groupe, sous la houlette du Dr. Rugambarara est fort occupé à négocier avec le G7 des positions avantageuses au Gouvernement futur en échange du leadership de transition, pour 3 ans, en faveur du G7. Faudrait-il lui rappeler, que pour s’assurer que ce document ne sera ni signé ni envoyé à qui que ce soit, il l’a gardé sous embargo, en l’état, avec ces 3 signatures ? Mandela cassera ce schéma en faisant adopter aux Chefs d’Etat présents le schéma actuel du leadership de transition.

b)     PRETORIA, le 10/7 : Pris à son propre piège, il ne laissait plus au Dr. Rugambarara qu’à constater l’échec de sa démarche en coulisses dans le lobby du Stat House de Pretoria. Mais qu’il s’en console : Rien n’aurait changé la décision de LUSAKA.

Pour mémoire : 1994 serait trop daté pour rappeler le largage que le Dr. Rugambarara a fait d’une mission lui confiée par le collectif de certains Partis politiques et qui, ironie du sort, a dû être continuée à bien par le même Président de l’ABASA ? 

Où Rugambarara use à fond de l’intoxication médiatique. 

Porte-parole de son groupe, le Dr. Rugambarara a abusé de la publication de NET PRESS du 22 juillet 2001 en lui faisant croire que « la délégation des partis politiques de son groupe a été bloquée le 21 juillet à NAMANGA, frontière tanzano-kenyane par les services d’immigration d’ARUSHA soudoyés par les agents de BUYOYA, dont Mr. Térence NSANZE…..d’après certaines informations sur place ». Dans un autre communiqué qu’il a signé le 28 juillet 2001 le Dr. Rugambarara affirme que « la trahison du Major Buyoya a été relayée par le Parti ABASA (Ambassadeur NSANZE Térence) et d’autres », qu’il a cités. 

Devant l’insanité de tels propos, l’Ambassadeur NSANZE a réagi en exigeant de leur auteur un démenti, par un fax lui adressé le 27 juillet 2001. Ô temps, Ô meurs, il n’y a eu ni démenti, ni la moindre excuse à ce jour. 

En conclusion, le bureau politique du parti ABASA : 

a)     Déplore qu’une certaine classe politique burundaise mette en avant les personnes en lieu et place de système politique qui seul est porteur de salut national 

b)     Invite le Dr. Rugambarara : 

-        à cesser à travers le lyrisme de ses communiqués de presse à s’apitoyer sur le sort du peuple burundais (« peuple méprisé humilié ») et de le prendre pour témoin de ses propres échecs politiques; 

-        à renoncer à cette fâcheuse habitude de s’en prendre à ses partenaires politiques et de les juger à l’aune de ses propres résultats; 

-        à recentrer sa démarche politique en vue de lourds enjeux à venir et aux nombreux défis auxquels seront bientôt confrontées les futures Institutions du pays; 

-        à se rappeler qu’une démarche politique d’isolement n’a rien de salutaire face aux préoccupations actuelles du peuple et à la cohésion du G10 en tant que force politique; 

-        à cesser enfin de s’attaquer inutilement au Président de l’ABASA, l’Ambassadeur NSANZE, dont le rôle au sein du G10 comme en dehors de ce groupe, a été plus d’une fois démontré en tant que rassambleur et patriote. 

c)     Le Parti ABASA invite pour finir ses militants, sympathisants et toute la population burundaise à rester sereins et soudés pour bâtir et sauvegarder la nation.

 

Fait à Bujumbura, le 6 Août 2001-08-09 

 Pour le Bureau Politique du Parti ABASA

Le Porte-parole du Parti 

Georges NTEZIMANA

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