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Burundi-politique
Le
CNPR bloque le 3ème congrès du FRODEBU (aile Minani)
BUJUMBURA,
30 déc. (ABP)
– Les participants au 3ème congrès du FRODEBU (Front pour la démocratie
au Burundi) - (aile Minani, en exil) - ont engagé une querelle samedi matin à
Bujumbura au Palais des congrès de Kigobe avec les parlementaires de la CNPR
(Convergence nationale pour la paix et la réconciliation) pour la grande salle
de réunion du Palais des congrès de Kigobe, les uns et les autres voulant
occuper les lieux pour leur rassemblement. Selon un ministre congressiste de
cette tendance FRODEBU, la tenue du congrès dans la grande salle du palais des
congrès de Kigobe a été autorisée par le président de l’Assemblée
nationale et « contredire cette autorisation serait se rebeller à
l’autorité ». De leur côté, la direction de la CNPR au parlement réplique
que le président de l’Assemblée nationale n’est pas le propriétaire de
cette salle et que toute décision y relative doit être analysée par toute
l’équipe du bureau de l’Assemblée nationale. L’ABP a constaté que les
parlementaires membres de la CNPR ont devancé les congressistes dans
l’occupation de la grande salle tandis que ces derniers tentaient soit de
forcer l’entrée, soit de négocier avec les gens de la CNPR pour qu’ils
tiennent leur réunion dans la petite salle du Palais des congrès de Kigobe. La
police, elle, guettait pour éviter tout débordement. Selon les observateurs,
la toile de fonds du conflit serait une lutte acharnée pour le leadership dans
la direction du FRODEBU.
Le 29 décembre 2000, en effet, le président de la CNPR, le
parlementaire Nzojibwami a écrit au président de la Cour suprême de la République
du Burundi siégeant en chambre administrative pour lui demander « l’annulation
de la convocation et la tenue d’un congrès ordinaire du FRODEBU par Domitien
Ndayizeye ». Il a justifié cette
requête par le fait que « le groupe de Domitien Ndayizeye se réclame
du Dr Jean Minani » élu président du FRODEBU au dernier congrès du 6 décembre
1997 tout en étant à l’étranger. Pour M. Nzojibwami,
le fait de résider à l’étranger place le Dr Minani dans une
situation d’illégalité par rapport à la loi sur les partis politiques.
Cette illégalité, ajoute t-il, rend tout acte de Jean Minani juridiquement nul
par l’effet de l’article 60 de la loi sur les partis politiques. La
convocation du congrès par Minani, conclut-il, est nulle. La plupart des
congressistes approchés parlent d’un « sabotage pur et simple »
de leur rassemblement tandis que la CNPR dit avoir été agressée sur son lieu
de travail.
abp
dm/dd
DEC
00
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