RUGAMBA-NET PRESS

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COMMUNIQUE DU 5 SEPTEMBRE 2000

L'ACCORD D'ARUSHA DU 28 AOUT 2000:

 UNE ENTREPRISE IMMORALE

CONDAMNEE PAR LE DROIT ET L'HISTOIRE

Le 28 août 2000, le gouvernement en place à Bujumbura a signé, avec ses thuriféraires qui dominent les institutions, l'accord le plus honteux de l'histoire du Burundi.

 

Cet accord fait partie d'une volonté longtemps affichée, dans la sous-région des Grands-Lacs, d'institutionnaliser le racisme ethnique et le génocide dans les structures de l'Etat. Cet accord représente l'étape la plus noire de l'histoire de notre pays: celle de la violation de la Charte de l'Unité Nationale, des lois, des conventions et pactes internationaux, du droit et de la morale universelle, celle où le génocide et les crimes contre l'humanité sont traités d'actes de bravoure et de fierté.

 

Cette entreprise immorale,  condamnée par le droit et l'histoire se fait sous le couvert de ce que le pouvoir en place appelle contre toute nature "favoriser la paix et la réconciliation au Burundi". Par cet accord le Burundi vient de faire un bond en arrière de tout un siècle au moment où le colonisateur, agissant pour le compte de la communauté internationale, a implanté les idées racistes et génocidaires en les confondant scandaleusement avec la démocratie pour abuser le reste du monde.

 

C'est au nom de cette politique honteuse que le racisme ethnique et le génocide des TUTSI se sont implantés dans cette région du continent africain. Le Prince Louis RWAGASORE avait combattu cette idéologie et les inepties qui l'accompagnent ;  le 25 juillet 1996, le peuple burundais avait coalisé ses énergies pour faire reculer l'inacceptable, à savoir la poursuite du génocide par le gouvernement du pouvoir Frodebu et de NTIBANTUNGANYA.

 

Malheureusement depuis cette date, le Burundi a repris, dans la sous-région, le relais du régime déchu du dictateur rwandais Juvénal HABYALIMANA dans la diffusion des idées racistes et génocidaires ainsi que dans l'entretien des organisations et des régimes qui s'en inspirent, contrariant ainsi la région entière qui se mobilise pour contrer à jamais les forces négatives, racistes et génocidaires. Au lieu de combattre à tout prix le génocide, d'ôter toute légitimité à ceux qui le pratiquent, de promouvoir le PLUS JAMAIS CA et restaurer le droit et la morale, le pouvoir en place a pris l'option de violer le droit et la morale universels en érigeant le génocide en opinion politique et les organisations génocidaires en partenaires politiques.

 

Pendant que ce pouvoir en place, dominé par les organisations racistes et génocidaires comme le Frodebu, détruit le tissu social burundais et toutes les valeurs qui ont bâti cette nation séculaire, au moment où ce régime détruit l'économie nationale et affame ses citoyens qu'il décime par le génocide, le terrorisme et l'immoralité la plus absolue, pendant qu'il plonge le Burundi dans la honte et le déshonneur, qu'observons-nous ailleurs dans le monde?

 

Les pays de cette région d'Afrique, à travers les accords de LUSAKA, appellent au démantèlement des milices racistes et génocidaires dont celles du Frodebu (les FDD) et toutes les autres forces de même idéologie.

 

Les Etats-Unis d'Amérique appellent à combattre à tout prix les terroristes et à ôter toute légitimité à ceux qui le pratiquent. La France juge Papon, Touvier et les divers négationnistes comme Garaudy.

 

             L'Union Européenne met au ban de sa communauté l'Autriche de Jorg Haïder.

 

La Sierra Leone a droit à un tribunal pénal international; Milosévitch est placé sous un mandat d'arrêt international tout comme le Ministre des affaires étrangères de la RDC, Yerodia, et autres Pinochet.

 

L'ONU et l'OUA construisent des ensembles plus vastes au nom des droits humains et de la morale universelle.

 

L'ONU et toutes les grandes puissances, l'Eglise catholique et toutes les forces morales  présentent leurs excuses pour ne pas avoir pris au sérieux le drame du peuple rwandais.

 

La commission internationale d'enquête de l'ONU a confirmé que le Frodebu est responsable du génocide des TUTSI de 1993 à nos jours, et la communauté internationale recommande l'exercice des compétences internationales pour juger les génocidaires burundais, pendant que les organisations humanitaires comme Human Rights Watch réclament que le tribunal pénal international pour le Rwanda soit élargi au Burundi pour juger les génocidaires burundais.

 

Le monde entier fonde la légitimité de tout Etat démocratique sur la capacité d'éloigner les génocides.

 

On pourrait citer indéfiniment les exemples traduisant dans les faits quotidiens cet engagement universel de promouvoir le "PLUS JAMAIS CA" par la restauration d'un Etat de droit partout dans le monde. Le Burundi, du fait d'un pouvoir irresponsable, fait cavalier seul et se situe dans la voie qui viole le droit et la morale universelle en institutionnalisant le génocide.

 

Dans ses manœuvres de détourner le peuple burundais du droit chemin et la communauté internationale de son obligation de solidarité dans la promotion d'un Etat de droit, le même pouvoir en place use de tous les mensonges et prétend promouvoir le partage du pouvoir entre les ethnies au Burundi.

 

Malheureusement, depuis 1993, ce sont les organisations racistes et génocidaires comme le Frodebu qui dominent le pouvoir en place. Elles exercent un monopole insolent et criminel sur les institutions et les structures de l'Etat burundais. Malgré cela, ces organisations racistes et génocidaires se présentent à l'opinion comme étant les éternels exclus du pouvoir, des opposants et des rebelles à leur propre pouvoir. Contre toute logique, elles négocient avec leur propre gouvernement.

 

Les engagements et les initiatives de toutes les institutions burundaises se font sous la dictée exclusive du Frodebu. A titre d'exemple, le Frodebu a décrété que les institutions et structures de l'Etat doivent fonctionner sur les paramètres ethniques, comme sous la colonisation et sous le régime abominable du dictateur rwandais Juvénal HABYALIMANA. C'est cela qui se fait depuis 1988 au Burundi.

 

Lorsque le Frodebu décide d'exterminer les citoyens burundais, cela se fait automatiquement et le pouvoir parle "défense de la démocratie".

 

Lorsque le Frodebu décide qu'il n'y aura pas de tribunal pénal international pour réprimer le génocide et les divers crimes contre l'humanité perpétrés depuis 1993, sa volonté est faite.

 

Face aux caprices du Frodebu, le pouvoir s'est toujours exécuté servilement: qu'il s'agisse de la négociation avec les organisations racistes et génocidaires, du programme d'invasion du Burundi par des troupes étrangères, de l'embargo, de la destruction des obstacles au génocide que sont les parties prenantes à l'ACCORD-CADRE POUR LA RESTAURATION D'UN ETAT DE DROIT, de l'armée et de la magistrature …

 

Quand le Frodebu décide de s'appeler "opposition", tel devient le discours officiel du pouvoir pourtant dominé par ce même Frodebu. Il en va de même lorsqu'il décide de faire campagne pour abuser l'opinion en déclarant que ses milices racistes et génocidaires sont dans la rébellion.

 

Les exemples sont inombrables qui révèlent la mainmise absolu de l'organisation raciste et génocidaire Frodebu sur le pouvoir burundais. Les diverses campagnes du pouvoir en place sont des manœuvres d'endormissement pour empêcher l'opinion de voir et de penser juste, ainsi le Frodebu et son pouvoir poursuivront leur entreprise génocidaire en toute impunité. L'accord signé à ARUSHA le 28 août 2000 ne fait que prolonger ce calvaire du peuple burundais, sous la botte du Frodebu qui gouverne de manière criminelle et génocidaire.

 

Face à cette situation, les Parties prenantes à l'ACCORD-CADRE POUR LA RESTAURATION D'UN ETAT DE DROIT AU BURUNDI déclarent ce qui suit:

 

·         L'accord impie  signé à ARUSHA le 28 AOUT 2000 est une honte pour l'humanité; il viole gravement la Charte de l'Unité Nationale, la Charte de l'OUA, la Charte de l'ONU, les lois, les pactes et conventions internationaux, le droit et la morale universels.

 

·         Le peuple burundais a l'obligation de combattre sans réserves cet accord condamné déjà par l'histoire, pour que s'installe au Burundi le règne du droit et de la morale.

 

·         Le Burundi est appelé, comme toutes les nations modernes, à combattre à tout prix le génocide, le racisme, toutes les idées qui tuent et à ôter toute légitimité à ceux qui les pratiquent ainsi qu'aux régimes qu'ils inspirent. Les Parties prenantes à l'ACCORD-CADRE POUR LA RESTAURATION D'UN ETAT DE DROIT AU BURUNDI réaffirment leur ferme engagement à rester le fer de lance dans ce combat.

 

·         Le conflit burundais étant, par sa nature fondamentalement génocidaire, le même que celui de la  région des Grands Lacs, le peuple burundais doit se joindre aux autres nations dans l'esprit et la lettre des Accords de LUSAKA pour garantir la promotion du PLUS JAMAIS CA et la restauration d'un Etat de droit dans notre région.

 

·         Les Parties prenantes à l'ACCORD-CADRE POUR LA RESTAURATION D'UN ETAT DE DROIT AU BURUNDI rendent un hommage à tous ceux qui se sont illustrés par le courage de résister aux tentations racistes et génocidaires et ont combattu, au prix de multiples sacrifices, pour que le droit et la morale soient les seules références dans la gestion des Etats et des rapports entre les humains.

 

·         Un appel pressant est lancé à l'ancien Président sud-africain Nelson MANDELA pour qu'il se détourne sans délai des discours et des réflexes de mépris qu'il affiche contre le peuple burundais. L'apologie du génocide et de l'immoralité comme opinions politiques est indigne d'un Prix Nobel de la Paix!

 

 

Les signataires pour

 

AC GENOCIDE-CIRIMOSO                                           :   Pr Venant BAMBONEYEHO, Président

LA  COALITION  CONTRE  LA  DICTATURE:                   Dr André BIRABUZA,Président

LA  JRR                                                             :                    Bonaventure GASUTWA, Secrétaire Général

P A – AMASEKANYA                                               :            Ir Diomède RUTAMUCERO, Président

L’UFB                                                               :                      Mme Concilie NIBIGIRA, Secrétaire Générale

L’UPRONA                                                       :                     Charles MUKASI, Président