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AC GENOCIDE CIRIMOSO ASSOCIATION BURUNDAISE DE LUTTE CONTRE LE GENOCIDE
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Editorial
Disparition du site de la haine: Burundi-Bureau
La nouvelle est tombée le samedi 9 juin 2001. Tout internaute a dû écarquiller les yeux pour vérifier s’il lisait juste. Trop beau pour être vrai! Le média de la haine soutenu par l’ex-parlementaire du Bundestag Brigitte Erler et l’Eglise catholique allemande ne pouvait pas disparaître comme par enchantement, d’un arrêt cardiaque? Avec tous les moyens financiers dont ils disposent.
Les cibles du génocide dans les Grands Lacs dont le site de la haine faisait l’apologie se répandent en conjectures. Est-elle victime de son immense succès. 1000 visiteurs par jour nous affirme-t-elle. La dame a-t-elle pris peur devant l’ampleur du procès de Bruxelles qui vient de prouver que même les gens de la puissante Eglise catholique peuvent être poursuivies pour leurs crimes en dépit des dénégations du Vatican? S’est-elle rendue compte que l’apologie du génocide des Tutsi des Grands Lacs est passible de poursuite à terme? Y-a-t-il eu pression des milieux politiques européens contre l’apologie du crime toujours à la lumière du procès historique de Bruxelles? Les âmes bien pensantes occidentales ont-elles dénoncé la connivence de la dame avec la coalition génocidaire des Grands Lacs?
On peut se féliciter de cette disparition inopinée mais le mal est fait, l’idéologie du génocide des Batutsi des Grands Lacs a été réhabilitée. Les égorgeurs de femmes et d’enfants sont drapés du beau costume de combattants de la liberté et de la démocratie. Qui eût cru que dès 1996, soit 2 ans après le génocide des tutsis rwandais, les Interahamwe seraient réhabilités par des ONG allemandes, comme Burundi-Bureau, soutenues par la puissante Eglise catholique ? En effet, tout ce que les Grands Lacs comptent de génocidaires ont fait alliance pour occuper le Burundi considéré comme le maillon faible de la sous-région. Ils ont bénéficié du précieux soutien du web de la haine, un outil de propagande sans précédent. Leurs horribles crimes contre l’humanité depuis Teza, Butezi, Bugendana, Mukike, etc, trouvaient justification auprès de la sainte dame alors que les victimes n’étaient que des enfants et des femmes rescapés du génocide de 1993. Sans oublier le massacre des 52 séminaristes de Buta revendiqué officiellement par les hérauts de Burundi-Bureau dans l’indifférence totale de la très sainte Eglise catholique. Et pourtant les jeunes séminaristes étaient des catholiques qui se préparaient à la prêtrise. Aucune réaction de la hiérarchie, aucune poursuite des auteurs de l’abominable crime malgré leur revendication officielle du forfait à la face du monde.
Les ONG et l’Eglise catholique allemandes se trompent lourdement. L’apologie du crime contre les Batutsi des Grands Lacs se retourne contre les propagateurs malgré les nombreuses victimes tutsi qu’ils emportent. En effet, en confortant les génocidaires hutu dans leur crime, ils condamnent tout autant des milliers d’innocents hutu car les armées génocidaires massacrent les hutu qui s’opposent à leur idéologie et lancent des milliers d’autres sur la route de l’exil. Les droits de l’homme sont indivisibles. De même qu’il n’y a pas une démocratie bonne pour une partie de la population et fatale pour une autre, fût-elle une minorité.
Cette disparition du site de la haine doit galvaniser notre lutte contre le mal génocidaire qui a tant endeuillé le Burundi en particulier, et les Grands Lacs en général. Autant le site de la haine nous aiguillonnait pour résister à la mort annoncée, autant sa disparition inopinée devrait nous inciter à redoubler d’efforts pour vaincre le monstre du génocide et asseoir un Etat de droit dans notre beau pays et cette région qui est la plus belle du monde.
Cirimoso
