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REPUBLIQUE DU BURUNDI
PARTI UPRONA
Tél.22.5089 - Fax : 21.3119
B.P. 1810 - BUJUMBURA




CONFERENCE DE PRESSE

 

Déclaration liminaire


L’entrée en fonction du Gouvernement d’Union Nationale le 1er Novembre 2001 a été salué comme un événement important sur la voie de la restauration de la paix et de la stabilité de notre pays.

En effet celui-ci vient couronner une longue période de négociation au terme de laquelle toutes les forces politiques ont conclu un Accord qui sert de base à un programme commun de gouvernement.

Depuis bien longtemps il apparaissait que le défi majeur des institutions allait être la question de la sécurité dès lors que celles-ci étaient mises en place avant la conclusion d’un Accord de cessez-le-feu. En son temps l’UPRONA avait tout fait pour faire comprendre à la Médiation, aux partis politiques et à la communauté internationale les dangers de la démarche qui était prônée par certains. Malheureusement, nous n’avons pas été entendu. Ensemble les partis du G7 et ceux du G6 de l’époque ont imposé cette voie dont les dangers étaient prévisibles.

Aujourd’hui, nous nous trouvons devant un défi majeur : celui de la poursuite et de l’intensification des violences contre les populations civiles. Face à ce défi le Gouvernement, l’Assemblée Nationale et le Sénat doivent faire preuve de cohésion et de détermination pour décourager les tenants du terrorisme et de la violence. Les partis politiques doivent ensemble défendre l’Accord d’Arusha contre les menées des groupes terroristes qui cherchent à le détruire.

Pour cela il faut qu’ils posent des actes et prononcent un discours clair pour la paix et contre la poursuite de la violence.

Aujourd’hui il y a un gouvernement où sont représentés la grande majorité des signataire de l’Accord de paix. Ce Gouvernement doit faire cause commune pour mener un combat contre les groupes terroristes qui refusent la voie de la négociation.

Il doit organiser et soutenir la population, l’administration et l’armée pour faire échec à ceux là qui perpétuent, sans raison valable, la violence malgré les appels à la raison venant de partout dans le monde.

Le langage de diabolisation, les actions visant la démobilisation de l’armée en guerre contre l’ennemi sont inacceptables. Il en est de même du discours tendant à légitimer le massacre éhonté des populations civiles, le pillage et la destruction des infrastructures socio-économiques prononcé par certains pour s’attirer les sympathies des groupes terroristes.

Après plus de trois ans de négociations les hommes politiques burundais sont censés avoir bâti une culture de tolérance et de compromis ainsi que la confiance et le sens de responsabilité face aux défis que pose la mise en application de l’Accord de paix.

Si les propos que l’agence "Net Press" dans sa dépêche du 18 Novembre 2001 prête au Président du Frodebu étaient vérifiés, ceux-ci seraient un signe de mauvais augure pour l’avenir immédiat. Il s’imposerait alors que les institutions du pays et les acteurs politiques prennent rapidement les initiatives nécessaires pour conjurer les dangers de la confrontation ethnique et partisanes que véhiculent ces propos si contraires à l’esprit et à la lettre de l’Accord de paix et de réconciliation.

Dans un pays aujourd’hui livré à la violence sans nom des groupes extrémistes, des propos tels que ceux reportés par "Net Press" et prononcés en présence des médias sont d’une portée dangereuse.

L’UPRONA dénonce la campagne mensongère d’intoxication entamée par certains détracteurs du processus de paix visant à démobiliser l’administration par des tracts.

Aucune négociation, aucun accord n’a été conclu jusqu’aujourd’hui sur le partage des responsabilités entre les groupes politiques dans l’administration territoriale et locale.

En ce qui concerne l’administration publique, la Constitution et l’Accord de paix instituent le principe de la séparation à ces des postes politiques et techniques. Les changements à intervenir devraient obéir principe.

Au moment où le monde est mobilisé dans la lutte contre le terrorisme il est fort regrettable que les groupes terroristes qui sèment la mort au Burundi continuent à partir des certains pays de la sous-région et de l’intérieur des camps où oeuvrent certaines organisations internationales.

Les Chefs d’Etat de la région devraient se réunir pour prendre les sanctions à l’endroit des groupes terroristes comme cela avait été promis par le sommet de Nairobi du 20 Octobre 2001.

L’UPRONA salue et félicite les récentes initiatives de l’Union Européenne et de la Banque Mondiale. Ces décisions de soutien financier à l’économie sont des contributions appréciables à la paix dans notre pays tant il est vrai que l’extrême pauvreté de laquelle la population est plongée est un tout important pour les tenants de la violence et les détracteurs du processus de paix.

Fait à Bujumbura, le 20/11/2001

Pour le Parti UPRONA,

Libère BARARUNYERETSE.

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