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S P A C E T E L
Communiqué
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A.S.B.L. MOUVEMENT NATIONAL DE RESISTANCE POUR LA REHABILITATION DU CITOYEN « M.R.C. RURENZANGEMERO »
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COMMUNIQUE DE PRESSE.-
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L’ACCORD D’ARUSHA ET LA FORCE INTERNATIONALE
DE MAINTIEN DE LA PAIX.
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Une mission technique d’experts militaires de pays étrangers vient de séjourner dans notre pays dans le cadre de l’Accord d’Arusha, spécialement pour ce qui concerne la mise en œuvre d’une « unité spéciale de protection des institutions et des personnalités politiques ».
Le M.R.C. tient à informer l’opinion qu’il s’agit d’une question hautement sensible pour laquelle aussi bien le leadership de la Transition désigné que les signataires de l’Accord ne peuvent s’engager que moyennant le consensus de tous, y compris la population burundaise et les Forces Armées du Burundi, tant elle tient à ce qui est fondamental, à savoir la souveraineté du pays ainsi que la sécurité de tous. Elle ne peut être envisagée dans l’unique intérêt de satisfaire ni les mobiles inavoués de décrédibiliser et de diviser l’Armée burundaise, ni les spéculations personnelles de quelques individus dont la protection peut être assurée, comme il en est déjà ainsi des personnalités du G.7, et dont certains sont par ailleurs récemment rentrés. Ces derniers sont parfaitement bien protégés par l’unité de sécurité des institutions (USI), comme tout le monde en est témoin. En tout état de cause, il est irresponsable pour les hommes politiques de faire la surenchère de leur protection personnelle en mettant de côté la priorité de l’intérêt de la population par l’exigence d’un cessez-le-feu pour assurer la sécurité de cette dernière.
Sur cette importante question, le M.R.C. considère que :
1°) La mission de protection des institutions et des personnalités par une unité spéciale de militaires étrangers n’est ni utile, ni nécessaire ni surtout pas réalisable dans la mesure où elle ne fait pas l’objet de consensus entre signataires de l’Accord et au niveau de l’opinion burundaise. Elle ne peut qu’être source de divisions et de tensions inutiles, ce qui est totalement contre-productif au regard de l’intérêt de la sérénité, de la confiance et de l’esprit de réconciliation qu’il faut actuellement encourager dans tous les domaines.
2°) Cette mission doit être confiée à une unité spéciale composée des Forces Armées burundaises, qui peut être renforcée et équilibrée suivant les exigences et les besoins requis par la situation.
3°) Quant à la Force Internationale de Maintien de la Paix chargée d’une mission –non pas d’intervention- mais simplement de surveillance et de contrôle concernant le cessez-le-feu et l’arrêt définitif des hostilités, la question n’est même pas à l’ordre du jour : le dossier est sous embargo tant qu’il n’y a pas de signature de cessez-le-feu. Il convient néanmoins de souligner que ceux qui rêvent d’une opportunité de démanteler, par cette voie, les Forces Armées burundaises révisent leur vœu : le peuple burundais n’est pas prêt à vendre ce qui lui reste encore de sa souveraineté.
Le M.R.C. en appelle donc aux signataires de l’Accord d’être vigilants sur tout ce qui compromet la souveraineté du Burundi, le démantèlement des Forces Armées, la paix sociale par les tensions et le chaos afin de permettre l’occupation et l’intervention militaires étrangères. La Force Internationale de Maintien de la Paix, tel que prévu par l’Accord d’Arusha, doit être utilement entendue dans un double sens : d’une part, elle servira à la surveillance et au contrôle du cessez-le-feu et de l’arrêt définitif des hostilités ; d’autre part, elle pourra être déployée sur les frontières des pays voisins du Burundi afin d’empêcher les infiltrations des bandes armées et des forces négatives, à l’instar de ce qui est fait dans le cadre de l’Accord de Lusaka.
Fait à Bujumbura, le 05 octobre 2001.
POUR LE M.R.C.,
Epitace BAYAGANAKANDI,
PRESIDENT.
