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Communiqué

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NOUVELLE ALERTE PAR LE PROFESSEUR SIRIBA

         

Par BURUNDINET de Charles Mukasi

Bujumbura 5 octobre 2001 (burundinet). L'abbé Philippe Siriba, Professeur à l'Université du Burundi, vient de publier un document exceptionnel sur les causes menant à une catastrophe au Burundi. Cette réflexion intervient dans la foulée du rapport de l'ICG (International Crisis Group) paru dernièrement sous le titre "Comment sauver le processus d'Arusha" et auquel se réfère constamment l'auteur. (Lire le document sur le site Rugamba de l'agence NET PRESS www.cbinf.com/netpress.bi.Ago/

En résumé, voici les principales causes qui concourent pour amener le Burundi vers la catastrophe:

1. Le maintien au pouvoir d'un président de la République, Pierre BUYOYA, dont plus personne ne veut;

2. Un régionalisme très complexe et plus dangereux que l'ethnisme;

3. Une conspiration internationale contre les Batutsi;

4. La possibilité évidente de l'élimination physique de Pierre BUYOYA.

Comme l'ICG, le Professeur Siriba met à jour les cas éclatants d'un régionalisme dangereux dont personne ne parle alors qu'il couvre l'essentiel des dangers qui guettent le Burundi. Ces cas éclatants du régionalisme sont notamment:

1. La suppression du Parti UPRONA et sa réduction au régionalisme par la création d'une branche, en utilisant la police...

2. Le démembrement du Parti Frodebu pour renforcer le même régionalisme;

3. Les statistiques publiés par l'ICG révélant une mainmise régionaliste sur les entreprises publiques et le commandement de l'armée;

4. le régionalisme dans la "guerre" en cours...

Ce n'est pas la première fois que ce genre de réflexion est rendu public, particulièrement par des hommes d'Eglise, des prêtres, car aucun Evêque n'a encore eu le courage de dénoncer les dangers flagrants d'enfoncer le Burundi dans l'immoralité du processus qui  d'institutionnalise le racisme, le terrorisme et le génocide...

Il y a sept ans, des prêtres s'étaient regroupés pour publier un document rappelant à l'ordre les Evêques burundais sur les dangers qu'ils faisaient courir à la communauté chrétienne en soutenant, contre les principes fondamentaux de la morale chrétienne, un processus de négociation avec les génocidaires...

L'Abbé Siriba avait, dans la foulée, adressé un autre document aux Evêques catholiques du Burundi leur rappelant "que, s'il n'y a pas de changement de comportement, les Batutsi et les Bahutu qui sont contre le génocide, ecclésiastiques et laïcs, entreprendront une action de résistance aux évêques pour se conformer à la recommandation du Concile Oecuménique Vatican II qui demande de résister ouvertement à ceux qui sont en faveur du génocide" (page 25).

Dans le même document, l'Abbé Siriba recommandait aux Evêques:

"d'avoir le courage de condamner le génocide comme le Concile Oecuménique Vatican II, accepter de prononcer le mot génocide même si leurs amis étrangers ne le souhaitent pas. Ils doivent accepter les inconvénients de la vérité (Ukuri kurazirwa).

Le génocide étant lié à l'athéisme, il faudrait que les Evêques reprennent la direction du navire, redonnant à l'évangélisation la place que la politique et le mensonge lui ont prise.

En émettant l'hypothèse que quelques Evêques ont signé des documents ou ont adopté un comportement donné avec la désapprobation intérieure, il vaut mieux une division qui sauve au lieu d'une unité fausse et nocive qui tue l'Eglise de notre pays et le Burundi lui-même."

Les évêques catholiques qui sont parmi les initiateurs du processus impie d'Arusha, (les observateurs ne savent pas si leur ardeur est motivée par le fait qu'ils se rangeraient parmi les génocidaires ou les putschistes), sont apparus sous le visage qui ne trompe pas chez tous les promoteurs de l'immoralité d'ARUSHA: ses acteurs ne représentent plus leur base, ils sont désavoués au sein de leur communauté, ils agissent contre les lois et la morale qui fondent leur légitimité... Il en va ainsi des évêques catholiques, de ce qu'on appelle le haut commandement de l'armée, des dirigeants des partis politiques, de Pierre BUYOYA, de ses ministres, des députés, des envoyés spéciaux, du prix Nobel de la paix Nelson Mandela agissant aujourd'hui contre la paix au Burundi, etc...

Comme chez tous les promoteurs d'Arusha, au lieu de s'imposer par le droit et la morale, les évêques ont utilisé le terrorisme et les menaces contre l'Abbé Siriba. Monseigneur Ntamwana a adressé une sorte de demande d'explication et de mise en garde contre Monsieur l'abbé. Celui-ci ne se laissa pas démonter et rappela à l'archevêque que, même président de la conférence des évêques catholiques, il n'avait pas d'ordre à lui donner; car Monsieur l'abbé n'est pas sous les ordres de l'archevêque de Gitega, et qu'en bon apôtre du Christ ainsi qu'au nom du Droit Canon, l'abbé Philippe Siriba ne peut pas se soumettre à contrarier la parole de Dieu...

Au lendemain des élections de juin 1993, le professeur Siriba a publié un article révélant les actes de Fraude ayant conduit le Frodebu au pouvoir. Le leader du parti vaincu resta muet de même que son parti sponsor, les observateurs et tous les acteurs de la scène politique burundaise...

L'abbé Philippe Siriba est-il la voix qui crie dans le désert? Les observateurs sont au moins unanimes: la catastrophe n'est pas à venir; elle est déjà là.

En effet, le Burundi est gouverné par l'organisation raciste, terroriste et génocidaire Frodebu. Cette organisation qui contrôle toutes les institutions du pays commet le génocide depuis octobre 1993 à nos jours.

 

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