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PRETORIA DEVIENT LE TERRAIN DES PROLONGATIONS INTER-BURUNDAISES.
Par "Burundi Today" (13/08/2000).
Aussitôt clôturées,
les consultations qui se sont déroulées à Arusha dans
la
semaine du 7 au 13 août se sont déplacées
vers Prétoria.
Nelson Mandela a invité les
ex-Président Bagaza en même temps leader du
Parena, Ntibantunganya Sylvèstre un des leaders
du Frodebu aile Minani,
Minani lui-même et Léonard Nyangoma président
d'une paire de manche du Cndd,
à se diriger tout droit vers la capitale sud-africaine,
qui détrône du mêlme
coup Arusha, pour abriter les prolongations.
Le Président Pierre Buyoya aussi devait faire
le voyage ce lundi dans
l'après-midi pour un séjour de 96 heures.
Malgré l'incapacité affichée
cette dernière semaine des délégations à Arusha
à surmonter les divergences qui restent, Mandela
lui veut toujours croire
que sa date fétiche du 28 août reste sauve.
Et pour cela, il tente le tout
pour le tout. Visiblement pour sauver d'abord une date
en danger.
Les dernières consultations entre chefs de délégations,
probablement les
dernières en terre tanzanienne, n'ont pas permis
d'entrevoir une lueur
d'espoir. Tout au plus, cette session a donné
lieu à la naissance d'une
nouvelle fédération de dernière
heure: le G10, qui est composé de l'Uprona,
Parena, Raddes, Pit, Inkinzo, Abasa, Psd, Prp, Anadde
et Intwari.
Ces dix formations accusent le projet
d'Accord de paix rédigé par le bureau
de la Médiation d'avoir ignoré le génocide
de 1993 constaté par une enquête
des Nations-Unies, et de proposer un système politique
dominé de la tête et
des épaules par le G7.
Le G7, alliance du Frodebu Minani et
autres mouvements Hutistes, a senti
qu'il était représenté par procuration
par le bureau de la Médiation, et ne
gagnerait rien à entrer dans ce débat sur
un projet d'Accord tout bénéfice
pour lui, et qui va même au-dela de la moisson
escomptée. Le G10 répète à qui veut l'entendre
qu'il ne signera jamais le projet d'Accord s'il devait rester en l'état.
Nelson Mandela compte sur la clé
anglaise et va tenter avec les 4 key
players invités en Afrique du Sud de visser son
puzzle. Seule l'Uprona perd
sa place dans les nouveaux plans stratégiques,
signe peut-être que Mandela
ne souhaiterait pas la présence d'un Libère
Bararunyeretse, qui réclame à
cor et à cri, un débat de fond en comble
sur le projet déjà distribué. Il
pense sans doute aussi le Président Buyoya vaut
plus que l'Uprona.
Mais Buyoya lui-même ne demande
pas rien moins qu'une révision de la
méthodologie et de la gestion du temps, et au-delà
un débat sur le système
éléctoral proposé, la séparation
des pouvoirs... Ce qui n'est pas forcément
dans l'intérêt du Médiateur, encore
moins du G7. Le Président burundais ne
pourra compter pour cela et dans le scénario le
plus surréaliste, sur un
soutien de son ennemi le plus intime, Jean-Baptiste Bagaza,
revenu de ses
amours avec le G7.
Il reste que les consultations pourraient
se faire par le Médiateur
interposé ou par contacts directs, mais rien n'est
encore sûr.