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BURUNDINET

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Responsable : Charles MUKASI

 

PLAINTE DEVANT LA JUSTICE BELGE CONTRE NTIBANTUNGANYA, LEONCE ET MINANI

Bujumbura 15 novembre 2001 (burundinet). Ntibantunganya Sylvestre, Ngendakumana Léonce et Minani Jean devraient comparaître, prochainement, devant la justice belge pour participation au génocide d'octobre 1993 à nos jours.

L'information a été rapportée par l'agence d'information Netpress de ce 15 novembre 2001, Radio Bonesha FM Plus et RFI (Radio France Internationale). Une plainte a été officiellement déposée contre ces leaders de l'organisation raciste, terroriste et génocidaire Frodebu. Parmi les plaignants se trouve le Président de l'organisation anti-génocide et d'auto-défense PA AMASEKANYA, Diomède RUTAMUCERO.

Ntibantunganya Sylvestre est l'ancien Président de la République du Burundi, depuis avril 1994 jusqu'en juillet 1996. Avant cela, Ntibantunganya fut Président du Parti Frodebu et en même temps Président de l'Assemblée Nationale, aussitôt après l'assassinat de Melchior Ndadaye. C'est sous la direction de Ntibantunganya que fut formalisée la création des milices génocidaires qui déciment la population burundaise. Devenu Président de la République, il leur accordera l'intendance politique, administrative, diplomatique, médiatique, financière et militaire...

En réaction à cette plainte, Ntibantunganya se défend en disant "Je vivais des moments très difficiles et je ne pouvais même pas sortir pour appeler les gens à s'entretuer, comme on le prétend". Il s'agit évidemment d'une réaction devant la presse; il faudra trouver d'autres arguments pour sa défense devant les tribunaux en fonction des accusation; car cette explication ne pourrait pas suffire à le disculper... D'autant plus que Ntibantunganya a fait des interventions radiodiffusées dès le 22 octobre 1993 déjà; il était donc en position de communiquer avec le monde...

Rappelons que les rescapés du génocide de sa commune d'origine, Gishubi en province Gitega, ont déjà porté plainte contre lui sans que la justice burundais sous contrôle du Frodebu ne réagisse...

Léonce Ngendakumana est Président du Parlement burundais . Avant d'être porté à ce poste, en remplacement de Minani Jean contesté, il était Secrétaire général de l'organisation terroriste et génocidaire Frodebu dès la campagne électorale de 1993 déjà. Il fut une des personnalités importantes dans la négociation de la Convention de gouvernement...

Léonce Ngandakumana a déjà un dossier pendant devant la justice burundaise. Il est accusé d'avoir donné personnellement le coup d'envoi de l'extermination des Tutsi et des upronistes dans la province de Bujumbura rural, à Muberure notamment, aux côtés du gouverneur de province de l'époque en octobre 1993... Le Ministère public a arrêté les poursuites judiciaires sur pression du gouvernement, après le retour de Pierre Buyoya à la Présidence de la République. En contre-partie, Léonce Ngendakumana s'engageait à apporter son appui à ce qu'on a appelé le Partenariat dit intérieur et dont l'enjeu n'était rien d'autre que la reconnaissance, par le Frodebu, de Buyoya comme Président de la République après le "putsch" de juillet 1996...

En arrêtant ces poursuites, le Procureur Général dira simplement que le dossier n'était pas clos; qu'il était susceptible d'être réouvert à n'importe quel moment. Le porte-parole du Ministère français des Affaires étrangères déclara à l'agence de presse "AFP" que l'arrêt des poursuites judiciaires avait fait l'objet de négociations entre le gouvernement français et Pierre Buyoya lors de la visite de ce dernier en France au cours de la même période...

Quant à Minani jean, il est le Président en titre de l'organisation raciste, terroriste et génocidaire Frodebu. Il s'auto-proclama chef du gouvernement en exil à Kigali où il était, fut-ce par hasard?, au moment de l'assassinat de Ndadaye Melchior... Il dirigea, sous la dictée du dictateur rwandais Juvénal Habyalimana et de l'IDC, la campagne de soutien au génocide qui se commettait au Burundi...

Quelle que soit l'issue de l'initiative, les blocages orchestrés par le pouvoir Buyoya-Frodebu pour empêcher le jugement des divers criminels burundais pourraient être désormais inutiles face à l'universalité de compétence des tribunaux belges, notamment, et face à la mondialisation de la lutte contre les génocidaires et les auteurs des crimes contre l'humanité...

Une chose paraît également certaine: le Frodebu a peur. Il vient, en effet de donner ordre à ses militants de ne pas effectuer des voyages au Rwanda, cela à la suite d'un article paru dans le magazine INTERNATIONAL AFRIQUE MEDIA n° 36 d'août-septembre 2000. D'après ce périodique, le Président Kagame du Rwanda aurait accusé le Frodebu d'avoir trempé dans le génocide de 1994 au Rwanda. L'ambassade du Rwanda à Bujumbura et des membres du gouvernement rwandais ont démenti formellement cette information; les ténors du frodebu ont proclamé leur innocence... Malgré tout cela, le Frodebu a recommandé à ses militants de prendre des précautions; on ne sait jamais...

Enfin, les observateurs révèlent que les signes extérieurs de culpabilité évidente du Frodebu sont réunis. Autrement, pourquoi le Frodebu démocratique et imbu de justice coureraient-ils tant derrière les diverses amnisties, impunités et immunités même provisoires, s'il était certain de son droit, et si les criminels contre l'humanité c'étaient les anti-démocrates Tutsi et uprona, putschistes et irrespectueux du droit?...

Les plaignants de Bruxelles ont justifié leur initiative de recourir à la justice belge par le fait que celle du Burundi est "sous les ordres du pouvoir Frodebu"...

Le Burundi est en effet gouverné, contre la logique du droit et de la morale universels, par l'organisation raciste, terroriste et génocidaire Frodebu. Cette organisation qui contrôle toutes les institutions du pays commet le génocide depuis octobre 1993 à nos jours...

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