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BURUNDINET
Email: burundinet@hotmail.com
Site web: www.geocities.com/burundinet/
Responsable: Charles MUKASI
LES RATES DU MINISTRE LOUIS MICHEL ...
Bujumbura 25 novembre 2001 (burundinet). Louis Michel, le chef de la diplomatie belge, a effectué un bref séjour de vendredi après-midi à samedit tôt dans la matinée. Il conduisait une délégation de l'Union Européenne en sa qualité de Ministre Président du Conseil de l'Union Européenne ...
A cette occasion, les parties prenantes à l'Accord-Cadre pour la restauration d'un Etat de droit au Burundi lui ont adressé une lettre de protestation contre le soutien que l'Union Européenne accorde au terrorisme et au génocide burundais. Les signataires de l'Accord-Cadre en ont profité pour lui exprimer, par écrit, les vives préoccupation de la nation burundaise face à l'occupation militaire du pays par les troupes de soldats sud-africains accompagnés d'une meute de chiens pour, dit-on, protéger les leaders des organisations terroristes et génocidaires. Ce document révèle également les ressemblances très troublantes entre le Rwanda de 1994 au lendemain de son Accord d'Arusha et le Burundi de 2001 au lendemain de l'accord impie signé à Arusha le 28 août 2000. (lire la lettre au Ministre Louis Michel dans La marmite du site www.geocities.com/burundinet/ ).
La réaction du ministre belge, devant tant de catastrophes déjà en cours, a été de dire que ceux qui sont contre l'institutionnalisation du racisme, du terrorisme et du génocide par le processus d'Arusha sont des "charlatans..."
Il s'agit là d'une insulte gratuite, ont commenté les observateurs! Pour un représentant de l'Union Européenne engagée aux côtés des USA contre le terrorisme de Ben Laden, pour un représentant du gouvernement belge dont la justice est à l'avant-garde dans la répression des crimes contre l'humanité, pour un militant du parti Libéral belge mis à l'honneur par le digne Jean-Gol, traiter de charlatans les partisans du droit et de la morale relèverait, au bas mot, d'une légèreté irresponsable et coupable ...
Car Arusha n'est rien d'autre que l'institutionnalisation du racisme ethnique, du terrorisme et du génocide. Dire qu'Arusha est une voie de paix n'est rien d'autre qu'un appel au meurtre; car les criminels ont toujours traduit ce message de la manière suivante: "Tuez et vous serez récompensé"... Cela est tellement vrai que le seul critère, pour entrer dans le gouvernement fantoche burundais, est celui d'avoir une conscience peu tranquille; pour ne pas dire plus ...
Ce genre de jugements était jusque là la spécialité du chef du même gouvernement fantoche qui, lorsqu'il n'a pas d'arguments à opposer à la contradiction, se contente de traiter ses opposants politiques de marginaux, d'extrémistes, de frustrés, d'extra-terrestre, de charlatans ... Cela n'a jamais rehaussé le débat politique, ni honoré les auteurs de pareils propos ...
Les observateurs considèrent, à la décharge du ministre belge, que ces propos rentrent dans la tradition de certains diplomates qui, sur demande du leadership de la transition, insultent, menacent et vouent aux gémonies les militants du droit et de la morale, en guise de soutien apporté au pouvoir en place... Ainsi Pierre Buyoya pourra se prévaloir, de nouveau avec fierté, de sa justification invariable à sa politique désastreuse depuis 1987 : "la communauté internationale ne comprendrait pas" ...
Ceci dit, malgré tout, l'Union Européenne joue à la réponse du berger à la bergère avec le gouvernement fantoche. Il y a quelques jours, Pierre Buyoya et son Ministre des affaires étrangères demandaient à la communauté internationale de condamner le terrorisme du Frodebu, du Palipehutu, du CNDD..., autant dire celle du gouvernement, face aux divers crimes contre l'humanité dont ils se rendent quotidiennement coupables! En réponse, l'Union Européenne a rendu publique la déclaration en appelant "à la responsabilité du nouveau gouvernement de transition dans son ensemble afin qu'il exerce son influence sur tous les belligérants pour les convaincre de rejoindre immédiatement la table des négociations et de tout faire pour épargner la population civile" ...
Arusha n'est qu'une pire copie de ce que dénonçait Jean Gol, l'homme qui a donné au Parti libéral belge ses véritables lettres de noblesse, et dont Louis Michel est, semble-t-il, l'héritier spirituel; il déclarait ceci dans son livre "Jean Gol, l'optimisme de la volonté, avec un portrait par Paul Vandrome (Textes et discours)" :
"Ce dont on s'enorgueillit dans notre pays sous le nom de "compromis à la belge" n'est souvent qu'un arrangement douteux fourmillant d'astuces, où l'on contourne l'essentiel par des procédures alambiquées, où l'on décide simultanément la chose et son contraire, permettant à chacun de crier victoire alors qu'il n'existe qu'une déroute générale, aux frais des intérêts fondamentaux du pays pour l'avenir.
Certains hommes politiques se sont fait profession de ces mauvais compromis. Ils tirent gloire seulement de se trouver en toute circonstance à mi-chemin entre des thèses opposées, qu'elles soient raisonnables ou dangereuses. Ils érigent en vertu de modération le fait de donner raison à tout le monde, en même temps, sur le même sujet. Ils baptisent "centre", le marécage et "solution équilibrée", les solutions boiteuses. Ils prétendent élever le débat en refusant d'y prendre part. Ils gonflent les pectoraux en chantant "marchons, marchons", mais comme les soldats de l'opéra, ils piétinent sur place.
Ces misérables ruses ne répondent plus à la gravité du moment ..." (page 111)
Ailleurs, il s'adressa en ces termes au chef du gouvernement belge : "Avez-vous assez répété que ce pays doit être gouverné! ... Eh bien! si gouverner veut dire présenter des options claires et non des compromis boiteux, si gouverner veut dire des actes et non l'énoncé de lieux communs, si gouverner veut dire penser à l'avenir et non prolonger le passé, alors, Monsieur le Premier Ministre, il vaut mieux que votre règne soit bref pour qu'enfin ce pays puisse vraiment être gouverné! Vous avez accédé au pouvoir grâce au flou et à l'équivoque. LA BRUYERE écrivait : "l'on voit des hommes tomber d'une haute fortune par les mêmes défauts qui les y avaient fait monter". (page 72)
"Je voudrais vous dire ma conviction, la conviction acquise en atteignant presque quarante ans d'âge et dix ans de vie parlementaire, que la politique ne peut être dissocié de la vertu civique.
La vertu civique n'est pas la même chose que la moralité privée. Certes la politique est un art et une action et elle suppose de l'habileté aussi bien que du pragmatisme, car qui veut atteindre toutes ses fins à la fois n'en atteint aucune. Mais tout cela est inutile, tout cela n'est rien sans une dose suffisante de vertu civique, une morale particulière. "Tout ce qui se fait sans elle est voué à l'échec, au désastre ou au remord."
La vertu civique implique le courage dans les moments difficiles. Il faut que les hommes aient le courage de prendre des décisions, chacun en son for intérieur, en dehors du succès personnel et de la popularité. La vertu civique implique la franchise. Dans des moments difficiles, il ne faut dissimuler ni la vérité ni les difficultés, car ne pas aborder les problèmes, c'est les aggraver ... (op. cit: édition Paul Legrain, page 222).
Voilà pourquoi il faut garder le courage de dire, aux sponsors et admirateurs du gouvernement fantoche, qu'Arusha est déjà inscrit au chapitre des catastrophes humanitaires et que le Burundi continue d'être gouverné, contre la logique, contre le droit et la morale universels, par l'organisation raciste, terroriste et génocidaire Frodebu. Cette organisation qui contrôle toutes les institutions du pays commet le génocide depuis octobre 1993 à nos jours ...
