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BURUNDINET
Email: burundinet@hotmail.com
Site web: www.geocities.com/burundinet/
Responsable: Charles MUKASI
Y A-T-IL DES PRISONNIERS POLITIQUES AU BURUNDI ? ...
Bujumbura 3 décembre 2001 (burundinet). C'est une commission aux allures internationales et d'une objectivité faussement indépendante qui servira d'alibi pour institutionnaliser l'impunité des terroristes et des génocidaires au Burundi ...
Le gouvernement vient de définir les "TERMES DE REFERENCES POUR LA CREATION D'UNE COMMISSION INDEPENDANTE CHARGEE D'ETUDIER LES QUESTIONS RELATIVES AUX PRISONNIERS CONFORMEMENT AU PARAGRAPHE 20 DE L'ARICLE 15 DU PROTOCOLE II". Le document qui porte ce même titre révèle que cette "commission est chargée d'enquêter d'urgence et de faire des recommandations sur... l'existence et la libération de tous les prisonniers politiques." Ce document est disponible dans "la marmite" du site www.geocities.com/burundinet/ .
Des informations dignes de foi révèlent également que les étrangers membres de cette commission sont déjà sur place. Le document précise que "Les membres burundais devant faire partie de la commission indépendante chargée d'étudier las questions relatives aux prisonniers sont :
* Maître BIRIHANYUMA Marc, Avocat
* Professeur MAKOROKA Stanislas, Professeur à l'Université du Burundi
* Monsieur NDAYISENGA Gérard, Ministère du Processus de Paix
* Mademoiselle NIYONZIMA Denise, O.H.C.D.H.B.
* Maître MUKWIJE Bernard, Avocat
* Maître NIRAGIRA Clotilde, Avocat
* Madame Pascasie NKINAHAMIRA, Parlementaire
* Maître SEGATWA Fabien, Avocat
Malgré le chapitre pompeux décrivant la nature de cette commission comme étant "indépendante"; qu'elle travaille sans pression ni du Gouvernement ou des partis politiques, ni de la Commission de suivi de l'application de l'Accord, il est évident que cette commission est tout, sauf indépendante; mieux, elle est à l'image de son créateur, le gouvernement Frodebu-Buyoya ...
Premièrement, elle est créée en application de l'Accord d'Arusha; elle ne saurait donc être en contradiction avec cet accord dont le caractère impie et immoral est avéré ...
Deuxièmement, cette commission ne saurait nullement être déclarée indépendante; elle est déjà décrite comme étant "équilibrée sur le plan politique et ethnique dans sa composition burundais"; autant dire qu'elle est entièrement politisée lorsque l'on sait ce que le pouvoir Frodebu-Buyoya met derrière ce genre de terminologies ...
Troisièmement, son "rapport sera adressé au gouvernement de la République du Burundi"... autant dire qu'il vaut mieux présenter quelque chose susceptible de plaire à ce même gouvernement.
Car, il y mieux ou pire: quatrièmement, "les membres de la Commission sont rémunérés pendant la durée de leur mandat... et les moyens financiers, la logistique et la sécurité sont assurés par le gouvernement avec l'assistance des Nations Unies"... et tout le monde sait que les Nations Unies c'est le gouvernement ...
Cette commission est donc parfaitement orientée vers la réalisation des objectifs de ses maîtres à penser: il s'agira de dire de manière urgente qu'il existe de Prisonniers politiques au Burundi, et de recommander de manière aussi urgente leur libération. Parions que le gouvernement s'empressera de mettre en application ces recommandations, par ailleurs déjà connues avant même de dépenser des fortunes dans cette diversion négationniste ...
Quelles sont donc ces engagements déjà officiels des patrons d'Arusha et du gouvernement?
L'ancien président Sud-Africain Nelson MANDELA, sponsor avéré de l'immoralité arushienne, arrivé à Bujumbura lors de sa première visite au Burundi, lundi 12 juin dans l'après-midi, s'est rendu immédiatement à la prison centrale de MPIMBA où il a demandé, sans détour, aux incarcérés s'il y avait parmi eux des prisonniers politiques ...
Comme une leçon bien apprise, pratiquement tout le monde a dit oui, l'essentiel des détenus étant les condamnés pour le génocide commis par le Frodebu et ses alliés depuis Octobre 1993 à nos jours. Nelson MANDELA a alors plaidé pour leur libération immédiate, car il les considère comme des prisonniers politiques ...
Est-ce cela la meilleure façon d'identifier les prisonniers politiques en demandant aux intéressés d'être juges et partie? Nelson MANDELA a semé le trouble dans le cSeur des Barundi en affirmant que ceux qui tuent "sur mot d'ordre politique" sont des prisonniers politiques; mais de ce doute, il s'en fout ...
D'aucuns y ont même vu un clin d'Seil adressé aux génocidaires et tous les autres assassins qui se trouvent absous et sont appelés à y voir un encouragement dans leurs forfaits. Sur un terrain aussi miné que le Burundi, les déclarations de Nelson MANDELA ont eu des conséquences graves ...
Rappelons que la définition des prisonniers politiques donnée par Nelson MANDELA était le résultat d'un endoctrinement émanant du Frodebu, lequel endoctrinement avait été repris en choeur par les génocidaires détenus à la prison de MPIMBA: " Nous sommes en prison pour avoir exécuté les directives de politiciens aujourd'hui en liberté et en négociation à Arusha" ...
Un mois plus tôt, dans la déclaration n°004/2000 du 13 mai 2000 signée par Domitien NDAYIZEYE, à l'époque il était Secrétaire Général et Représentant Légal de l'organisation génocidaire Frodebu, il est entre-temps devenu co-président et successeur désigné à la tête de l'Etat et des institutions burundais, les prisonniers politiques sont catégorifiés comme suit :
"a) Les personnes jugées à propos de l'affaire "coup d'Etat du 21 octobre 1993". Les personnes détenues à cet effet le sont arbitrairement parce que les véritables concepteurs, organisateurs, et encadreurs de l'exécutions de ce coup d'Etat sont toujours libres.
b) Les personnes détenues pour avoir participé aux massacres consécutifs au coup d'Etat du 21 octobre 1993.
Les poursuites de ces personnes sont ethniquement sélectives. Elles sont essentiellement hutus et membres des forces de changement démocratiques. Les tutsis, civils comme militaires, impliqués dans les opérations "villes mortes", "de purification ethnique" et des "expéditions punitives" ne sont pas inquiétés. Cette procédure judiciaire ethniquement et politiquement sélective confère un qualificatif politique à ces prisonniers.
c) Les personnes accusées de collusion, de complicité, et de connivence avec les groupes politiques armés. Comme le Pouvoir est entrain de négocier avec les Leaders de ces groupes politiques, il devient évident que les personnes emprisonnées pour être en complicité, en collusion et en connivence avec ces groupes sont des prisonniers politiques.
d) Les militants du parti PARENA détenus pour avoir, dit le Pouvoir, cherché à attenter contre la vie du Chef de l'Etat, ou tenté d'organiser "une rébellion" (cas de Cibitoke). Les nuages ayant entouré ces affaires où on voit l'implication des services secrets (documentation) et autres services de l'Etat montrent qu'il s'agit de discréditer un parti et un homme politique. Le dossier est donc politique".
Rappelons également que le Président Buyoya avait laissé entendre dans son discours du 14 août 1996 qu'il allait entamer "un dialogue franc avec ceux qui ont des revendications politiques, à condition qu'ils renoncent à la violence"... Ceux qui exterminent les populations tous les jours ont ainsi reçu le soutien inespéré des plus hauts dignitaires du pays et de leur parrain pris Nobel de la Pix... Tel est le mot d'ordre d'Arusha, Buyoya, Ndayizeye, Mandela..., tuer, massacrer, commettre le génocide est un acte hautement politique et recommandable; surtout lorsqu'il y a mot d'ordre...
Une analyse rapide de la composition de la Commission révèle quant à elle ce qui suit :
Maître Segatwa est un militant actif de l'organisation terroriste et génocidaire Frodebu. Il a été ministre sous la Convention de gouvernement au nom de cette organisation criminelle. Il en est l'avocat aujourd'hui. On se souvient qu'il y a peu, il avait adressé une lettre véhémente pour s'insurger contre le Président de l'organisation anti génocidaire, le Professeur Venant BAMBONEYEHO, pour lui dire qu'il était inadmissible de traiter ses client de cerveaux du génocide... Le président de AC GENOCIDE CIRIMOSO avait écrit au Ministre de la Justice pour dénoncer ses instructions faites aux magistrats pour faire libérer des génocidaires notoires comme les anciens gouverneurs de Bujumbura Rural et de Muyinga (en octobre 1993); depuis, ils ont été relâchés avec la complicité du Procureur Général de la République et du même Ministre de la Justice devenu, sans doute en récompense de ce genre de services rendus, Chef de la diplomatie de cette impunité...
Maître Mukwije était l'avocat zélé des poseurs des Mines anti-chars qui ont décimé des victimes innocentes dans la capitale. Les déclarations du gouvernement Frodebu-Buyoya ont orchestré une manipulation tendant à incriminer l'ennemi traditionnel de Buyoya, entendez: Bagaza... Lorsque les enquêtes ont fait converger les circuits de cette barbarie vers la haute direction de l'organisation terroriste et génocidairs Frodebu, l'affaire s'est vite éteinte sans plus faire de bruits...
L'on peut donc dire que le camp génocidaire est largement représenté. Burundinet n'a pas encore pu savoir si dans la composition de la commission il y avait des représentants du Parena pour faire l'équilibre politico-ethnique dont il est fait état dans le document ci-haut cité. Aucun autre parti politique n'est par ailleurs représenté dans la commission, en dehors des organisations génocidaires...
Ou plutôt si, il y a un avocat des putschistes. La boucle de l'alliance pour l'auto-amnistie entre les putschistes, entendez les assassins de Ndadaye, et les génocidaires est ainsi bouclée, ne manqueront pas de dire certains commentateurs plutôt avisés... L'autre organisation largement représentée au sein de cette commission est la Fondation Buyoya, appelée aussi Fondation pour la paix et la démocratie...
Un certain Jean RUKANKAMA est emprisonné à MPIMBA depuis bientôt quatre ans, pour un dossier écran monté de toutes pièces afin de concrétiser la persécution judiciaire contre les opposants à l'immoralité et contre les promoteurs du PLUS JAMAIS CA et de l'Etat de droit au Burundi. En avril 1998, Jean Rukankama avait exigé, au cours d'une réunion publique, de faire une évaluation sans complaisance des performances des choix politiques du gouvernement Buyoya-Frodebu. Dès le lendemain de cette réunion, il est en prison contre toute logique... Voilà le cas d'un prisonnier politique avéré; mais ce n'est pas de lui qu'il s'agit dans le système arushien...
Les Barundi qui ont appris, depuis 1987, à tirer satisfaction, fierté et succès de leur infortune, sont appelés à rêver que cette commission, acte hautement immoral, sera au moins une occasion de révéler au monde l'identité des personnes confirmées pour avoir commis le génocide et assassiné en exécution des ordres émanant des hautes personnalités du pouvoir... Les donateurs des ordres devraient être cités et leurs fonctions politiques affichées pour prouver que les coupables ont posé, par leur barbarie, des actes véritablement politiques. Cela ne sera sans doute pas fait...
En attendant, le Burundi continue d'être gouverné, contre la logique, contre le droit et la morale universels, par l'organisation raciste, terroriste et génocidaire Frodebu. Cette organisation qui contrôle toutes les institutions du pays commet le génocide depuis octobre 1993 à nos jours...
