RUGAMBA-NET PRESS

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BURUNDINET

E-mail: burundinet@hotmail.com

Site web: www.geocities.com/burundinet/

Responsable: Charles MUKASI

 

DES PERSECUTIONS EN PERSPECTIVE CONTRE NET PRESS ...

Bujumbura, 6 décembre 2001 (burundinet). Le Procureur Général de la République, Gérard NGENDABANKA, vient d'adresser une correspondance au Ministre de la communication et Porte-Parole du Gouvernement pour lui demander que "des mesures urgentes qui s'imposent soient prises dans le sens de protéger la loi et l'ordre public". Par cette lettre, le Procureur Général de la République transmet au Ministre "des éléments sur le comportement délictueux du journal Net Press"...

Cette correspondance est suspecte à plus d'un titre.

Premièrement, le n° de la correspondance est incomplet.  La lettre porte en effet le N° 552.10/......../2001; il manque donc l'essentiel de la référence. De même son annexe n'est ni signé ni daté.

La lettre porte néanmoins la signature et le cachet du Chef du Ministère Public; elle a été dûment réceptionnée par le cabinet du Ministre de la Communication dès le 4 décembre, donc le lendemain, enregistrée sous le n° 1180, et aussitôt transmis au Ministre...

Deuxièmement, le Procureur Général de la République en voudrait particulièrement à Net Press d'avoir créé un site, RUGAMBA, sur Internet que le Chef du Ministère Public considère comme étant "un véritable relais de la subversion. C'est notamment sur ce liste que paraissent tous les numéros du bulletin d'information intitulé "Lettre à la Nation"...

Troisièmement, on apprend, par l'annexe intitulé MANQUEMENT DU MEDIUM "NET PRESS",  que la colère des polices gouvernementales est également due au relais que NET PRESS fait des déclarations de Charles MUKASI...

Quatrièmement, l'on apprend que pareilles correspondances ont également déjà été adressées au prédécesseur de l'animateur du site BURUNDI-BUREAU par la police présidentielle au cours d'une période déterminée depuis l'accord instituant Buyoya comme devant rester Président de la République pour une Nième transition.

Il apparaît clairement dans le lecture de ces documents que le pouvoir Frodebu-Buyoya, représenté par le chef du Ministère Public, est mécontent de voir l'opposition trouver un espace d'expression là où le pouvoir voulait étouffer la critique et la contradiction pacifique et démocratique.

Il apparaît également qu'une campagne de persécution devrait s'abattre de nouveau contre Net Press et sans doute contre la presse libre dans son ensemble. Le Procureur Général souhaiterait que le Gouvernement prenne les devants, alors que normalement c'est lui-même qui a les pleins pouvoir de sanctionner ces manquements, au cas où ils seraient avérés. Jusque là, c'étaient les membres du gouvernement qui donnaient ordre au Procureur Général de persécuter les opposants politiques; aujourd'hui c'est le Procureur Général qui donne ordre au gouvernement...

Nulle part dans les documents transmis n'apparaît le fait que Net Press relaye régulièrement les déclarations des organisations terroristes et génocidaires alors que la Presse gouvernementale ne relaye jamais les déclarations de l'opposition démocratique et des promoteurs de l'Etat de droit au Burundi.

Il y aurait donc un parti pris et une dérive qui ont toujours caractérisé les dictatures en fin de règne. Net Press ne serait donc qu'un bouc émissaire dans l'affaire et victime de sa popularité et de son objectivité...

Le gouvernement serait également furieux de constater que le débat qu'il voulait étouffer, en instaurant le monopole de la pensée unique, est promu au sein de la presse libre et démocratique. Parions que d'autres organes de presse libre vont être assaillis par le gouvernement. Radio Bonesha FM serait déjà dans le collimateur; le Chef de l'Etat lui-même recevrait régulièrement les patrons de la presse pour ce genre de mises en garde...

Rappelons que Net Press avait été convoqué, il y a quelques jours par le Ministre de l'Intérieur et le Ministre porte-parole du gouvernement pour lui demander spécialement de ne pas appeler un chat un chat, notamment lorsqu'il s'agit des terroristes génocidaires...

Le Burundi est gouverné, contre la logique, contre le droit et la morale universels, par les organisations racistes, terroristes et génocidaires comme le Frodebu. Ces organisations qui contrôlent toutes les institutions du pays commettent le génocide depuis octobre 1993 à nos jours...

BURUNDINET

Responsable: Charles MUKASI

 

LES "ETATS GENERAUX" DE LA PRESSE ...

Bujumbura, 13 décembre 2001 (burundinet). Les professionnels des media et leurs partenaires sont entrés en conclave pour trois jours dès ce jeudi 13 décembre à l'hôtel Source du Nil. Le séminaire a été initié par le gouvernement Frodebu-Buyoya. Sans doute que c'est pour cela qu'il a été baptisé du nom utilisé pour désigner les conclaves de l'organisations terroriste et génocidaire Frodebu : "les Etats Généraux"...

Les intérêts des uns et des autres seront-ils défendus judicieusement? A première vue, ils sont si divergents qu'il sera difficile d'aller vers une entente véritable. Déjà le séminaire s'ouvre au lendemain de l'ouverture des hostilités par le pouvoir en place contre la presse privée et indépendant. Le Procureur Général de la République vient d'instruire le gouvernement pour qu'il prenne des sanctions administratives contre l'agence d'information NET PRESS à qui le pouvoir en place reproche d'avoir brisé le monopole de la pensée unique...

Le pouvoir en place espère faire de la presse burundaise le griot de sa politique immorale et étouffer ainsi la critique et le débat contradictoire. (lire l'intégralité de la lettre du Procureur Général de la République et la réaction de NET PRESS dans la marmite de burundinet et dans la rubrique Agora du site RUGAMBA de Net Press) Car, même lorsqu'il dit vouloir négocier et promouvoir le dialogue, le pouvoir Frodebu-Buyoya veut dire par là qu'il s'agit exclusivement d'adhérer simplement aux options du gouvernement fantoche, sans plus...

Les professionnels des média espèrent aller vers plus d'espace de liberté; et à l'heure de la mondialisation, ils souhaitent que les diverses réglementations de la presse burundaises ne soient plus archivistes et archaïques. A l'heure des autoroutes de l'information, prêcher le monopole de la pensée unique est devenu plus que ridicule. Les promoteurs des média espèrent que les recommandations ne seront pas une nouvelle fois sans lendemain...

Dans cet univers devenu irrémédiablement pluraliste, les consommateurs de l'information exigent des pouvoirs publics que les média publics soient réellement publics, c'est à dire au service du public, et non plus confisqués au service d'un petit club de dignitaires au pouvoir et dont les intérêts ont divergé depuis longtemps de ceux des contribuables qui financent les caisses de l'Etat...

Enfin, les observateurs ont noté, au passage, que le gouvernement avoue que le pays est en "transition vers la paix et la démocratie". Dans un pays où le parti qui contrôle exclusivement les institutions se déclare démocratique, dans un pays où Pierre BUYOYA a déclaré depuis Genève qu'au Burundi, grâce à son gouvernement, il n'y a plus de massacres des population, cela malgré Buta, Ruyigi, Musema, Muyinga, Rutana, Makamba, Kinama, Bururi, Titanic..., cette déclaration du Ministre porte-parole du gouvernement signifie aussi qu'il est, au moins, plus que temps que le Burundi change de titulaire; car l'absence de paix et de démocratie ne signifie pas que le gouvernement a trouvé la recette qui lui a manqué depuis 1987...

Le Burundi est gouverné, contre la logique, contre le droit et la morale universels, par les organisations racistes, terroristes et génocidaires comme le Frodebu. Ces organisations qui contrôlent toutes les institutions du pays commettent le génocide depuis octobre 1993 à nos jours...

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COMMUNIQUE

L'amicale des anciens de l'UCL-KUL organise une conférence-débat autour du thème: "LE TPIR: POURQUOI? COMMENT?..." qui sera animée par Madame Françoise NGENDAHAYO, Ministre de la Réinsertion et de la Réinstallation des déplacés et des rapatriés.

L'amicale convie cordialement à cette conférence tous les anciens de l'Université Catholique de Louvain et de la Katholiek Universiteit Leuven.

Date : Jeudi 20 décembre 2001 à 19 heures

Lieu : ENTENTE SPORTIVE

ENTREE GRATUITE

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