RUGAMBA-NET PRESS

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BURUNDINET

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Responsable : Charles MUKASI

 

EDUCATION : LE DIALOGUE MANQUE ...

Bujumbura 9 avril 2002 (burundinet). Les étudiants de l'ENS, Ecole Normale Supérieure, sont toujours en grève, et cela depuis le 4 avril 2002. Cette situation pourrait perdurer comme les autres conflits à l'Onatel et à l'université du Burundi où le pouvoir en place a mis des mois et des mois pour que le gouvernement se décide enfin a faire marche arrière, parce qu'il avait tort...

Dans le cas présent, les étudiants réclament simplement le droit d'être traités, sur le plan académique, comme les autres étudiants de l'université. En ces moments où le gouvernement pratique la culture de la médiocrité, formuler des revendications académiques semble exceptionnelle et téméraire... On va les traiter de naïfs ou d'illuminés... Pourquoi ne pas laisser faire? Après tout, Buyoya n'a-t-il pas dit que même pour être ministre, il ne fallait pas être particulièrement intelligent ou formé académiquement? Pourquoi donc alimenter une querelle académique inutile, puisque pour réussir, il ne faut pas tant...

Certes, ces revendications académiques auront demain des conséquences matérielles évidentes, mais il faut néanmoins féliciter ces jeunes qui osent enfin exiger un nivellement par le haut, là où la tendance est partout au nivellement par le bas...

Comment concevoir en effet que de futurs formateurs bénéficient d'un enseignement au rabais, et que le pouvoir y trouve une source de fierté? En d'autres temps et lieux, les futurs enseignants devraient bénéficier de la meilleure des formations, et du meilleur des statuts. D'autant plus que les recruteurs des professeurs de l'ENS exigent eux-mêmes les meilleurs qualifications universitaires...

Paradoxalement, le gouvernement en place a institué que les futurs enseignants sont d'abord de jeunes étudiants mal qualifiés, et le recteur de l'ENS est fier de le dire ainsi; mais il y a plus grave, ces candidats à l'enseignement bénéficieraient d'un traitement académique au rabais, ou alors peu conforme à celui dispensé ailleurs, dans le sens de l'insuffisant. Comment exiger d'eux demain le meilleur rendement pour le meilleur de la jeunesse burundaise?

Pourquoi ne pas envisager simplement la formation universitaire classique que l'on prolongerait par une qualification spéciale d'agrégé en enseignement? Cela coûterait certainement moins cher, rien que par le simple fait de ne plus dédoubler inutilement l'enseignement universitaire. L'université du journalisme n'a-t-il pas fini par intégrer un cadre académique normal? Et personne ne s'en plaint...

Les promoteurs de cette formation spéciale affirment que c'est une façon de contraindre les lauréats à accepter d'être affectés dans l'enseignement. Les observateurs révèlent que cela prouverait plutôt que telle est la preuve que le métier d'enseignant n'est pas valorisé. S'il faut que les enseignants le soient parce qu'ils sont incapables d'être admis ailleurs, cela est très grave pour l'avenir de l'enseignement.

Qui contraint, en effet les Burundais à fréquenter le secteur des douanes ou des impôts? Autrement dit, il faut rendre attrayant le secteur de l'enseignement. Au moment de l'indépendance, l'enseignant était le cadre du pays le plus respecté; aujourd'hui, il est presque traité en citoyen de seconde zone. On va dans l'enseignement, parce qu'on ne peut pas être ailleurs. C'est comme dans la magistrature? Comment dès lors attendre des performances de ces structures de l'Etat?

Pourtant, ce ne seraient pas les moyens qui manqueraient. Autant Pierre Buyoya clame toujours que la paix n'a pas de prix, même si depuis qu'il est là, il a toujours refusé d'en payer le prix, car la paix ce n'est pas une question de salaire accordé à de faux Présidents, à de faux vice-Présidents, à de faux députés, à de faux sénateurs... Il faut faire retrouver toute la dignité à la profession d'enseignant, notamment en en faisant également un autre modèle de réussite sociale. Seul la dignité de l'enseignant conditionnera la volonté d'être meilleurs au sein de la jeunesse burundaise...

Mais cela est un autre débat. Les gestionnaires de la crise de l'ENS ne semblent pas aborder la question sous cet angle. Ils sont partisans du statu-quo. Ils prolongent un culture qui est entrain de s'installer au sein du ministère de l'éducation, publier un simple communiqué de presse lorsque les affaires vont mal... Le Conseil d'administration de l'ENS a en effet publié un communiqué de presse, comme il y a peu le Ministre de l'éducation, le recteur de l'Université, le directeur de la Régie des oeuvres universitaires, pour dire qu'ils étaient incapables de décider bien plus tôt...

Que de temps on gagnerait en comprenant vite que de la médiocrité ne naît jamais de la perfection... Il est vrai que le modèle de la réussite sociale au Burundi est plutôt cette culture de la médiocrité où les plus hauts dignitaires enseignent que de l'institutionnalisation du racisme, du terrorisme, du génocide, du mensonge, de la corruption, de l'impéritie gouvernementale... on peut construire, la paix, une nation prospère, la démocratie...

En attendant, le Burundi continue d'être gouverné par les organisations terroristes et génocidaires comme le Frodebu. Ces organisations qui contrôlent toutes les institutions du pays commettent le génocide et le terrorisme depuis octobre 1993 à nos jours.

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LES BANQUES AFFICHENT UNE BONNE SANTE ...

Bujumbura 9 avril 2002 (burundinet). La fin du premier trimestre est toujours celle des bilans des entreprises. Les Banques sont pratiquement les seules à avoir affiché publiquement leurs résultats. Elles ont toutes tenu leurs assemblées générales pour adopter les bilans et révéler l'excellente santé de leur business. Toutes les Banques affichent une excellente santé financière...

Mais, tous les observateurs se demandent comment ce phénomène est possible dans un pays où l'économie n'existe plus, un pays où la misère s'exprime au superlatif, un pays où la capacité d'endettement est pratiquement nulle, un pays où tous les opérateurs économiques déclarent que rien ne va, un pays où on liquide les entreprises, où l'on licencie les travailleurs, où on ne recrute plus...

Là comme ailleurs, le Burundi fera école... où alors les experts ont toujours menti, et le Burundi ne serait plus un pays pauvre...

En attendant, le Burundi continue d'être gouverné par les organisations terroristes et génocidaires comme le Frodebu. Ces organisations qui contrôlent toutes les institutions du pays commettent le génocide et le terrorisme depuis octobre 1993 à nos jours.

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QUE SE PROFILE-T-IL AU SEIN DES INSTITUTIONS FANTOCHES...

Bujumbura 9 avril 2002 (burundinet). Que se prépare-t-il au sein des institutions fantoches? Un semblant de querelle s'est installé au sein des partenaires arushiens au pouvoir et tous leurs alliés.

L'organisation terroriste et génocidaire Frodebu s'est déclarée mécontente de l'action de son gouvernement...

Kadege a publié une déclaration simulant un désaccord avec les organisations terroristes et génocidaires. Pourtant, tous les observateurs sont unanimes, si Kadege était contre le Frodebu, il ne s'instituerait pas avocat du gouvernement et d'un pouvoir Frodebu. Quels sont les intérêts qu'il a dans un pouvoir Frodebu?

Bamvuginyumvira a joué les offensés parce que sa voiture personnelle serait en panne et que le gouvernement ne mettrait pas à sa disposition le charroi de l'Etat. Léonce Ngendakumana n'a pas volé à son secours; il lui a rappelé que c'est au gouvernement d'apprécier s'il faut lui accorder des avantages; car au Burundi on ne parle plus de droits...

Une fausse querelle est née autour du rapatriement des réfugiés. Il y aurait des citoyens burundais au pouvoir, et il y aurait des humanitaires (HCR, ONG...) qui sont contre le retour des citoyens burundais dans leur pays... Des réfugiés eux-mêmes déclarent qu'ils ne rentreront pas avant la destruction de l'armée burundaise; ce qui éloigne chacun de son statut et de sa mission première...

Malgré cette fausse querelle des lieutenants, les patrons ne disent rien, ce qui signifie qu'il n'y a pas de feu à la maison... Buyoya se tait et a même pris l'avion le plus normalement du monde pour participer à une réunion à Kampala supposée traiter de la culture pacifique dans la région des grands lacs. Les journalistes lui posèrent la question de savoir quelle serait sa contribution dans une pareille réunion? La réponse fut approximative... Mais on peut effectivement se demander ce qu'un Président peut dire de véritablement instructif dans une région secouée par le génocide depuis 1959, alors que ce même Président a choisi d'institutionnaliser le racisme ethnique, le terrorisme et le génocide...

Les autres dirigeants au sommet ne disent rien non plus. C'est qu'il n'y a véritablement pas de crise. Certains observateurs croient que cette situation rappelle simplement les gesticulations habituelles à la veille d'un "coup gouvernementale". Le pouvoir se préparerait à lancer une initiative du genre catastrophique, et cette manoeuvre serait destinée à distraire l'opinion...

D'autres croient plutôt que le pouvoir aurait des problèmes avec l'opinion longtemps abusée par les mensonges répétés des dirigeants burundais. Notamment, l'armée serait au bord de l'autre rébellion, cette fois contre les institutions fantoches. Le gouvernement aurait alors choisi d'autoriser quelques victoires militaires pour ne pas pousser l'armée à la révolte. Cela l'occuperait momentanément, et laisserait le gouvernement poursuivre ses manoeuvres.

Car, à force d'expliquer aux soldats le processus de la paix arushienne, le gouvernement a plutôt poussé l'armée, les citoyens burundais et les divers observateurs à poser des questions gênantes. Or, ce qui était prévu, ce n'était pas de faire poser des question, mais de faire adhérer. Il y eut même plus grave, des soldats auraient laissé entendre que si on leur demandait d'adhérer, cela signifiait de manière implicite qu'ils avaient le droit de refuser...

On préfère donc éviter le débat, et se tourner vers les méthodes classiques qui connu leurs succès: l'endormissement... Mais le G7 à qui l'on avait promis l'impunité, se plaindrait que ses milices protégées aient à subit la pression militaire...

Ou tout simplement, le système serait au bord de l'effondrement...

En attendant, le Burundi continue d'être gouverné par les organisations terroristes et génocidaires comme le Frodebu. Ces organisations qui contrôlent toutes les institutions du pays commettent le génocide et le terrorisme depuis octobre 1993 à nos jours. 


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