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BURUNDINET |
LE PGCD: LE PLUS GRAND COMMUN DIVISEUR
Bujumbura 25 septembre 2001 (burundinet). Le Burundi, malgré que ses dirigeants se glorifient d'avoir promu un processus dit de paix et de réconciliation, avec un accord à l'appui supervisé par un Prix Nobel de la Paix pour que personne ne s'y méprenne, eh bien ce pays est loin de la paix et de la réconciliation! Ce pays dont le processus en question est basé sur la destruction de toutes le valeurs qui ont bâti cette nation ne saurait nullement être en marche vers la paix, encore moins vers une quelconque réconciliation...
En mathématiques, plus précisément en calcul, on apprend aux jeunes écoliers dès l'école primaire, que le PGCD signifie: le plusgrand de tous les diviseurs communs à plusieurs nombres entiers: demandez à tous les écoliers, ils savent décrire, même les moins éclairés, le PLUS GRAND COMMUN DIVISEUR... Au Burundi, l'Histoire retiendra comme PGCD le phénomène qui est entrain de détruire méthodiquement et avec un cynisme hors paire l'ensemble de la société burundaise... En cela aussi, le Burundi fera école!
Pour analyser ce phénomène, les observateurs ont choisi d'analyser comme centres d'intérêt de ce phénomène ses cibles privilégiés, la méthode utilisée, l'objectif poursuivi par cet agent destructeur...
Parmi les cibles le plus atteintes par le PGCD se trouvent les partis politiques. Ils ont tous explosé, au point que les observateurs s'extasient devant la capacité, pour certains de pouvoir compter en leur sein plusieurs ailes, tellement ils sont peu grands...
La société civile a également été ciblée de façon prioritaire. En un temps record et de manière systématique, on a vu diverses associations de la société dite civile éclater en plusiers tendances... Les syndicats ont le plus fait les frais des performances du PGCD...
Mais on a également vu au sein de l'armée des porte-paroles qui se sont déclarés officiers qui comptent et qui ont pris des engagements au nom de l'armée alors que leurs fonctions au sein de ce corps ne les y prédisposaient nullement... Qu'est-ce que c'est encore l'Etat Major? Qu'est ce que c'est encore le Commandement? Y a-t-il encore un centre de décision fiable, là comme ailleurs?...
Au nom des performances du PGCD, désormais, les institutions burundaises fonctionneront en face à face Hutu contre Tutsi... Mais au sein des ethnies, les porte-paroles sont des plus pirates et des plus divisés... Les plus activistes de cette folie ne seraient même pas de l'ethnie au nom de laquelle ils perdent quotidiennement le sens de l'honneur...
Dans ces actes de destruction, une constante demeure: le PGCD pratique une seule et même méthode. Par la corruption, le mensonge, diverses pressions, en faisant miroiter l'illusion d'une promotion, en caressant la corde clanique ou régionaliste, le PGCD pousse les membres d'une ethnie, d'un parti, d'une même association ou d'un même corps à provoquer le schisme en créant des porte-paroles pirates au sein de ces différentes organisations... Ainsi par exemple, au nom de la sauvegarde des Tutsi et des Hutu, un groupe prend l'initiative et décide au nom de telle ou telle ethnie, se déclare key-player, Tutsi ou Hutu qui comptent, comme si les autres n'avaient pas le même ADN Hutu ou Tutsi, si jamais il en existait un... Il faudra vérifier un jour!
En faisant cela, le PGCD viole la plus sacrée des traditions qui soustend l'honneur des burundais! Lorsque, au sein d'une famille, un parent donne ordre à un frère ou à une soeur d'aller chercher un bâton pour punir son aîné , son cadet ou son jumeau, tous les enfants bien élevés vous diront qu'il ne fallait plus faire signe de vie dans l'entourage du parent tant que celui-ci avait encore envie de taper sur le frangin... Mais surtout, il était strictement interdit d'apporter le fouet en question... On rappelait alors au jeune enfant qui avait échappé au fouet que si la colère, même souvent feinte, ne s'était abattu sur lui, c'était grâce à la vigilence fraternelle: IYO UTAHABONA MWENE WANYU...
Ainsi les uns et les autres faisaient la culture du respect mutuel, car si l'on échappe souvent à la colère divine, c'est souvent grâce à l'intervention du voisin même, au delà du cercle familial... Voilà pourquoi le scélérat qui contrevenait à cette règle était sanctionné très sévèrement: il était fouété jusqu'à l'usure du bâtonnet... Il fallait lui apprendre à ses dépens, car cela ne s'oublie pas, qu'il est interdit de mobiliser les instruments de torture contre les membres d'une famille partageant le même destin: BASANGIYE UGUPFA N'UGUKIRA!
Où furent élevés les agents qu'utilise le PGCD? Sont-ils encore des burundais? Nous parlons de ces soldats qui détruisent leur propre armée, ces membres de partis et autres associations qui développent un activisme sans nom pour détruire leurs organisations respectives...Voilà ce qui s'appelle être traître pour l'âme du Murundi! Ceux-là devaient dans le temps subir le châtiment réservé à tous les traîtres: GUCIBWA...
Jamais ceux-là ne seraient déclarés Key-players, jamais ils n'approcheraient le cercle des BASHINGANTAHE ni des aspirants à cette noblesse!... Jamais ceux-là n'iraient parler au nom de la famille ni du village, jamais ceux-là ne prennent la parole dans une quelconue assemblée... Il n'ont rien de digne à transmettre aux générations futures en observation des modèles au nom desquels aiguiser l'ambition...
En attendant, l'on est horrifié de voir les plus activistes des Hutu s'entredéchirer pour imposer à l'opinion mondiale l'idée que le vrai Hutu ne peut qu'être un génocidaire... Dans le camp Tutsi, la bataille fait rage parmi les plus activistes pour imposer que les institutions burundaises ne sauraient être performantes sans être sous le contrôle exclusif des organisations génocidaires qui déciment sans interruption les Tutsi...
Au sein des partis politiques, c'est la même stratégie qui a prévalu! Les militants qui comptent décident contre les autres, de préférence en les condamnant à la mort ou à la galère, contre le droit et la morale... Car l'autre constante du PGCD est d'agir en dehors des lois, du droit et de la morale!
Curieusement, jamais ces corps déchirés en lambeaux n'ont tant été sollicités pour couvrir de leur honte la gestion du pays... au nom de ces divisions. Celles-ci justifient la politique en cours: diviser pour régner, diviser pour déclarer l'urgence de rester au pouvoir en pacificateur, réunificateur et en réconciliateur!
Car il y a un lien entre ces divisions et la survie du régime en place! Celui-ci a perdu toute légitimité; son mandat est terminé depuis longtemps et sa politique est des plus catastrophiques. Il a choisi de trouver sa dernière raison d'être dans une situation d'absence de paix. Mais est-il capable de ramener le Burundi sur les sentiers de la paix? Peu importe, l'absence de paix suffit pour déclarer le changement et l'alternance malvenus, d'autant plus que, jubile-t-il, tout le monde affiche le visage de la division; cela suffit pour exclure toute alternance... On gouvernera donc par défaut...
On joue alors au ping pong, aujourd'hui le Frodebu Minani s'il n'est pas sage on met en avant le Frodebu Nzojibwami pour présenter un candidat à la Vice-Présidence; du coup, Minani calme son jeu et NDAYIZEYE redevient Vice-Président avec fanfare... Mais il lui est désormais interdit d'avoir trop de prétentions... Car l'on peut toujours relancer Denis NHIMIRIMANA... Si le G6 a des vélléités de remplacer les institutions en place, on menace de mettre au gouvernement les "rivaux", et tout le monde court à Arusha applaudir le statu quo...
Peu importe si les Burundais meurent de faim, que les prix montent sans arrêt, que le génocide continue, que le mensonge, la corruption, l'immoralité et l'impunité déshonorent le pays et ses dirigeants: au Burundi on ne gouverne pas pour être le plus rentable au service du pays, on gouverne par défaut...
Tellement que les plus haut dignitaires se glorifient de ne pas avoir de potentiels successeurs... Traduction: nous avons tellement crétinisé la société qu'il est impossible de faire émerger au Burundi des leaders pour mobiliser la nation contre le génocide, les crimes contre l'humanité, le mensonge, la corruption, l'incurie... Comment pourrait-on se glorifier plus longtemps dans une famille de n'avoir engendré que des incapables de garantir la succession!
Une seule explication: le Burundi est gouverné par l'organisation terroriste et génocidaire Frodebu. Cette organisation qui contrôle toutes les institutions du pays commet le génocide depuis octobre 1993 à nos jours.
