RUGAMBA-NET PRESS

http://www.netpress.bi

 


Membre de ClickFR, Reseau francophone Paie-Par-Click

 

 

 

BURUNDINET

LA SEMAINE QUI S'ACHEVE ...

Bujumbura le 15 octobre 2001 (burundinet). L'évènement de la semaine aura été la fête nationale consacrée à la commémoration du 40ème anniversaire de l'assassinat du héros national : le Prince Louis RWAGASORE.

Dans la capitale, Pierre BUYOYA a célébré la fête en solitaire; il avait interdit, à ce qu'on appelle son aile uprona ainsi qu'à ses partenaires au sein d'Arusha et dont il est désormais le représentant attitré au sommet du pouvoir, au nom de l'ethnie Tutsi, de déposer une gerbe de fleurs sur le mausolée du Prince... Seul Buyoya, le doyen du Corps diplomatique, et la famille Kamatari ont eu droit à rendre cet hommage... en oubliant malheureusement de déposer une gerbe de fleurs sur la tombe des enfants du Prince reposant au même mausolée...!

Ainsi la délégation du PRP a préféré se joindre, avec celle du parti Inkinzo, aux nombreux militants de l'UPRONA et de l'ACCORD CADRE POUR LA RESTAURATION D'UN ETAT DE DROIT AU BURUNDI.

Parions que dans une semaine, le 21 octobre 2001, le groupe des organisations génocidaires sera autorisé, d'autres seront contraints à se joindre à ce groupe..., pour rendre hommage au fondateur de l'organisation terroriste et génocidaire Frodebu...

Quant aux militants du parti UPRONA, après une messe concélébrée à l'Eglise St Michel, ils se sont rendus massivement au mausolée, avant de se retrouver au Carrefour de la JRR à Ngagara, et après avoir déposé une autre gerbe de fleur devant la clinique Prince Louis où Rwagasore a été assassiné il y a 40 ans. Leur message reste très simple: continuer à faire la différence... et mobiliser l'opinion nationale et internationale pour faire triompher l'héritage du Prince. Et cela n'est possible que si au sommet de l'Etat il y a un pouvoir digne, selon les propres termes du Prince qui a déclaré dans son discours célèbre: "Ahatari ubukuru nyabwo, nta teka n'itekane riharangwa"...

La situation que connaît le Burundi est le témoignage éclatant qu'au Burundi il n'y a pas de pouvoir digne de ce nom. Il faut donc obligatoirement restaurer la dignité des institutions, au nom du droit et de la morale. En effet, il est désormais établi pour tout le monde qu'il est impossible de lutter contre le génocide, de lutter contre l'immoralité, contre le Frodebu, le corruption, les divers crimes contre l'humanité tant que le pouvoir en place reste en place... Ainsi le débat a été recentré...

La semaine qui s'achève a également été marquée par le XVII ème sommet des Chefs d'Etat, dits de la région, sur le Burundi. Ces réunions présidentielles ont pour objectif l'institutionnalisation du racisme et du génocide au Burundi. Buyoya est satisfait de son sommet: il a effectué son voyage hebdomadaire en dehors du territoire national; le processus continue, avec lui comme Président; il a enfin obtenu le mandat de parler au nom des Tutsi d'Arusha; et les troupes sud-africaines débarqueront bientôt pour assurer la sécurité des politiciens qui n'ont pas confiance dans l'armée nationale... Les observateurs signalent que tout indique que l'actuel Président serait en tête de ces politiciens; en effet les rapports avec son armée seraient au plus mal...

A Bujumbura, un groupe dit de Bashingantahe et de la société civile, composé essentiellement des derniers propagandistes de Pierre Buyoya, lui ont adressé un mémorandum pour lui rappeler "avec insistance", à lui et "au G10", qu'il est exclu d'intégrer les milices génocidaires au sein des structures militaires avant le cessez-le-feu... "Résister est désormais une obligation" lui ont-ils rappelé.

Certains observateurs pensent que ce mémorandum a été écrit sur commande de Pierre BUYOYA lui-même. Parce que la plupart parmi les signataires du mémorandum sont ses inconditionnels incapables de prendre la moindre initiative sans un ordre explicite venu du Président; mais également, parce que des Bashingantahe attitrés interpelleraient tous les Barundi, et non Buyoya et le groupe Tutsi (G10) uniquement, pour que tout le monde évite des erreurs fatales... Mandela et les autres Chefs d'Etat y compris... Ce manquement grave à l'éthique première de l'institution des Bashingantahe renvoie à des pratiques et procédures connues dans l'entourage du Président...

La manipulation semble d'ailleurs parfaite : Buyoya a eu ainsi un argument de poids pour renvoyer à plus tard l'intégration des milices génocidaires au sein de l'armée, pour satisfaire ses proches. Mais ces derniers se sont piégés eux-mêmes; car ce sont les doléances des génocidaires qui sont imposées comme toujours... Les organisations génocidaires pavoisent: tout le monde les a rejointes; tout le monde préfère désormais être gouverné par des étrangers plutôt que...; et l'on met ainsi un point d'orgue à la disqualification formelle de l'obstacle militaire au génocide qu'est l'armée...

Car au nom des Batutsi, ce sont les négociateurs Tutsi et leurs Bashingantahe qui auront facilité la tâche augénocidaires, sur toute la ligne, en attendant une amnistie qui ne saurait tarder, puisque Buyoya confirme que la loi sur l'impunité, même provisoire, sera votée avant novembre... Ainsi chacun sort gagnant de la négociation, puisque l'Afrique du Sud, au nom de la région, consolide la mainmise des dirigeants de la région sur le Burundi, un pays qui a perdu ses représentants, ses défenseurs et sa souveraineté, et qui attend d'être annexé...

Au cours de la semaine qui s'achève, le bateau TORA qui assure le trafic des marchandises sur le lac Tanganyika a été détourné par les terroristes génocidaires du Frodebu, avec des marchandises (café) d'une valeur d'un milliard de francs burundais... Ils auraient réclamé une rançon de 20.000 dollars... Parions qu'il n'y aura pas d'autre suite...

Il y a deux ans, le 12 octobre 1999, le Directeur Général de la Société Sucrière du Moso a été assassiné en compagnie du Représentant de l'Unicef et d'autres personnalités dans l'est du pays. Une enquête a été menée, inutilement puisqu'il n'y a pas de procès... Les parents, la famille et les amis se sont simplement souvenus, en attendant qu'on leur exige d'oublier...Telles sont les normes du "processus de paix"!

Malgré cela, l'ONU et son Secrétaire Général, compromis dans l'institutionnalisation du racisme, du génocide et de toute cette immoralité, viennent d'être déclarés Prix Nobel de la Paix... Pour moins que cela, en France, le diplôme de Doctorat a été retiré, l'année dernière, à un Professeur d'Histoire pour avoir tenu, devant ses étudiants, des propos niant le génocide des juifs... Il devient difficile de croire dans les vertus de ce genre de Prix Nobel, lorsqu'on voit combien Nelson Mandela est le plus grand sponsor des racistes et des génocidaires au Burundi...

Ce pays est gouverné par l'organisation raciste, terroriste et génocidaire Frodebu. Cette organisation qui contrôle toutes les institutions du pays commet le génocide depuis octobre 1993 à nos jours.

Retour