
|
|
|
|


REPUBLIQUE DU BURUNDI
PARTIS POLITIQUES DU G10 : ABASA, ANADDE,
MSP-INKINZO, PIT, PRP, PSP-DUSABIKANYE,
RADDES et UPRONA
---------------------------------
Bujumbura, le 25 septembre 2001
Objet : Transmission de la
synthèse des travaux
du G10 sur la mise en place des Institutions
de transition
A Son Excellence Monsieur le Président
de la République du Burundi, avec les
plus hautes considérations
à
BUJUMBURA
Excellence
Monsieur le Président de la République,
Au
nom de tous les Chefs des Partis politiques du G10 et au nom de moi-même, j'ai
l'honneur de Vous transmettre en annexe à la présente, la synthèse des
travaux du G10 sur la mise en place des Institutions de transition.
Vous
en souhaitant bonne réception, je Vous prie d'agréer, Excellence Monsieur le
Président de la République, les assurances de ma plus haute considération.
POUR LES PARTIS DU G10
LE PRESIDENT DU RADDES
M. Joseph NZEYIMANA.-
III. ....
Les
objectifs retenus sont :
-
permettre la levée des réserves du G10 pouvant conduire à la mise en place
des Institutions de transition à la date du 1er Novembre 2001,
-
analyser les textes législatifs et autres lois devant la période de
transition.
Les
Institutions dont il est question sont :
- Le
Gouvernement de transition,
-
L'Assemblée Nationale de transition,
- Le
Sénat de transition.
Chaque
institution a été analysée sous les 4 volets suivants :
-
Composition,
-
Niveau de représentation des communautés ethniques au sein de chaque
institution,
- Mécanismes
de mise en place,
-
Majorités de décision.
Cette
synthèse reprend les principales conclusions retenues sur ces points.
Les
textes législatifs qu'il fallait examiner sont les suivants :
- la
Constitution de transition,
- la
Loi sur le Parlement,
- la
Loi sur les Partis politiques,
- la
Loi contre le génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre,
- la
Loi sur l'immunité provisoire.
Leur
analyse fera l'objet d'une synthèse séparée.
SYNTHESE
DES TRAVAUX DU G10 SUR LA MISE EN PLACE DES INSTITUTIONS DE TRANSITION.
I.
.......
Du
06 au 21 septembre 2001, le G10 s'est réuni pour étudier la levée des réserves
émises sur les Institutions de transition, quant à leur composition, leur
niveau de représentation des communautés ethniques, les mécanismes de leur
mise en place et les majorités de décision.
II.
PARTICIPANTS A CES TRAVAUX
1.
ABASA
: M. Jean-Baptiste MUKURI
Mme Godeliève NDAYIKENGURUKIYE
1.
ANADDE
: M. Patrice NSABABAGANWA
M. Alphonse BARANCIRA
2.
MSP-INKINSO : M. Pascal KAMO
3.
PIT
: M. Nicéphore NDIMURUKUNDO
M. Jean-Bosco NDAYIZAMBA
M. Lazare NANIWE
4.
PRP
: M. Mathias HITIMANA
M. Jean NIBAYUBAHE
5.
PSD
: M. Godefroy HAKIZIMANA
6.
RADDES
: M. Joseph NZEYIMANA
7.
UPRONA
: M. Libère BARARUNYERETSE
8.
VERT-INTWARI : M. André NKUNDIKIJE
M. René KARORERO
M. Pierre RUFYIRI
Mme Yvette KARIYO
c) Ministères
sociaux
1.
Ministère chargé du Rapatriement des Réfugiés et de la Réinsertion et de la
Réinstallation des Déplacés et des Rapatriés,
2.
Ministère de la Fonction Publique,
3.
Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle,
4.
Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture,
5.
Ministère de la Santé Publique,
6.
Ministère du Genre et de l'Action Sociale,
7.
Ministère à la Présidence chargé de la Lutte contre la Pauvreté et le Sida.
IV.2
DE LA CLE DE REPARTITION ENTRE LE G10 ET LE G7
La
clé de répartition part du principe énoncé par l'Accord d'Arusha qui stipule
quel e G7 a plus de la moitié et moins de 3/5 des portefeuilles ministériels
dans le gouvernement de transition.
Comme
les signataires se sont déjà convenus que le nombre de Ministères sera de 26,
à moins qu'ily ait un amendement, la répartition devient donc la suivante :
- G10
:
12 Ministères,
- G7
:
14 Ministères.
a) Ministères politiques et administratifs
Avant
d'analyser cette clé de répartition, les participants ont reconnu que les
observations à y apporter doivent tenir compte de la répartition des Ministères
de souveraineté, que sont :
1.
Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale,
2.
Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité Publique,
3.
Ministère de la Défense Nationale,
4.
Ministère de la Justice et Garde des Sceaux,
5.
Ministère des Finances,
Tenant
compte du contexte actuel de guerre, qui ne peut pas nous permettre de céder
les Ministères n°2, 3 et 5, les participants se sont convenus la répartition
suivante :
Pour
le G10
1.
Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité Publique,
2.
Ministère de la Défense Nationale,
3.
Ministère de l'Enseignement de Base et de l'Alphabétisation des Adultes,
4.
Ministère du Processus de Paix et des Réformes Institutionnelles,
Pour
le G7
1.
Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale,
2.
Ministère de la Justice et Garde des Sceaux,
3.
Ministère de l'Enseignement Secondaire, Supérieur et de la Recherche
Scientifique,
4.
Ministère des Droits de la Personne Humaine et des Relations avec le Parlement,
5.
Ministère de la Communication et Porte-Parole du Gouvernement.
b) Ministères économiques
Les
participants ont reconnu que les observations à y apporter doivent tenir compte
de la répartition des différents domaines techniques et sociaux
d'intervention.
En
effet, au niveau des Ministères dits économiques les domaines suivants doivent
être paritairement gérés entre le G10 et le G7 :
-
Agriculture contre Développement Communal,
-
Travaux Publics contre Aménagement du Territoire,
-
Eau, Energie et Mines contre Transports, Postes et Télécommunications,
-
Finances contre Commerce et Industrie,
-
Fonction Publique contre Travail et Emploi.
Le
domaine de l'Elevage ayant été séparé de l'Agriculture, il n'est que normal
qu'il soit équilibré avec le domaine de la Planification et de la
Reconstruction.
La
clé de répartition serait alors la suivante :
Pour
le G10
1.
Ministère de l'Elevage et de la Pêche,
2.
Ministère des Finances,
3.
Ministère du Développement Communal et de l'Artisanat,
4.
Ministère de l'Eau, de l'Energie et des Mines,
5.
Ministère des Travaux Publics, de l'Equipement et de la Promotion de l'Habitat,
Pour
le G7
1.
Ministère de l'Agriculture
2.
Ministère de la Planification du Développement et de la Reconstruction
3.
Ministère du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme,
4.
Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement,
5.
Ministère des Transports, Postes et Télécommunications,
b)
Ministères sociaux
Pour
le G10
1.
Ministère de la Fonction Publique
2.
Ministère chargé du Rapatriement des Réfugiés et de la Réinsertion et de la
Réinstallation des Déplacés et les Rapatriés,
3.
Ministère à la Présidence chargé de la Lutte contre la Pauvreté et le Sida.
Pour
le G7
1.
Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle,
2.
Ministère de la Santé Publique,
3.
Ministère du Genre et de l'Action Sociale,
4.
Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.
IV.......
Un
débat sur cette question a eu lieu spécialement sur :
- la
différenciation entre la politique de l'unité nationale et l'union des
communautés,
- la
recherche de l'équilibre (politique, ethnique, régionale, genre, etc.) dans la
formation du Gouvernement,
-
l'analyse des réalités extra-groupes : la possibilité de présentation des
candidats Ministres de toutes les ethnies de part et d'autre des 2 groupes G10
et G7,
Les
participants se sont convenus de poursuivre les consultations à ce sujet, spécialement
sur le mode de désignation des membres du gouvernement.
A ce
sujet, les partis ABASA, ANADDE, PIT, PRP, PSD, RADDES, tout en n'étant pas des
partis macro-ethniques, sont d'avis que, conformément à l'Accord d'Arusha, les
Ministères revenant au G10 doivent être confiés aux membres de l'ethnie
Tutsi.
Pour
ce qui concerne la désignation des membres du gouvernement, le parti
VERT-INTWARI propose que chaque parti décide souverainement selon son appréciation
de l'équilibre recherché.
Le
parti UPRONA et MSP-INKINZO se sont catégoriquement opposés à cette
conception. Celle-ci consacrerait l'existence de partis mono-ethniques, ce qui
est contraire à l'esprit de l'Accord d'Arusha. L'impératif de paix et de réconciliation
commande que la classe politique soit un lieu de rassemblement et reflète tous
les équilibres (ethniques, régionaux, de genre et autres).
IV.4 MECANISMES DE MISE EN PLACE DU
GOUVERNEMENT DE TRANSITION
Les
mécanismes de mise en place du Gouvernement de transition présentés dans le
contenu de la réunion du 06 septembre 2001 comportaient les points suivants :
-
Consensus sur la composition, le niveau de représentation des familles
politiques au niveau de chaque groupe,
-
Consensus ensuite entre le G10 et le G7 sur les points qui précèdent,
-
Consultation entre le Président de la République, le Vice-Président et chaque
Chef de Parti sur la désignation des membres du Gouvernement,
-
Formation du Gouvernement par le Président de la République,
-
Prestation de serment devant l'Assemblée Nationale.
Au
cours des échanges de vues, différentes questions ont été soulevées,
notamment :
-
les marges de manoeuvres entre la partie désignante et la partie nominatrice,
pour éviter de longues procédures au niveau des équilibres et permettre à la
partie nominatrice de ne pas être bloqué dans le management de la formation du
gouvernement,
- la
souveraineté des partis politiques,
-
l'inopportunité que le formateur du gouvernement présente d'abord la liste des
candidats à la CSA,
- la
nécessité de la confection d'une liste des questions vitales intéressant le
G10, sur lesquelles le Président de la République s'engage à mener des
consultations avec le G10 avant toute décision.
Pour
l'UPRONA, le Président de la République doit jouir des prérogatives nécessaires
pour assumer ses hautes fonctions.
- la
fixation des mécanismes de consultation.
Au
sujet des dissidences au sein des partis politiques, il a été convenu que
seules les personnalités signataires seront consultées.
IV.5 MODE DE DECISION AU SEIN DU
GOUVERNEMENT DE TRANSITION
Il a
été constaté que le problème de majorité de décision ne se pose pas dans
la mesure où les décisions se prennent toujours par consensus.
V. DE L'ASSEMBLEE NATIONALE DE TRANSITION
V.I. COMPOSITION ET NIVEAU DE REPRESENTATION
DES COMMUNAUTES ETHNIQUES
Dans
la définition de la composition et du niveau de représentation des communautés
ethniques au sein de l'Assemblée Nationale, il a été convenu de partir sur
les principes suivants afin de ne pas avoir de blocages au niveau de la
recherche du consensus entre le G7 et le G10 :
1.
Avoir comme base de départ la composition stipulée dans l'Accord à l'article
15, point 3 du Protocole II, alinéas a, b, c, et d.
2. Réaménager
l'article 15, point 3, alinéa b, de façon à avoir 60% pour le G7 et 40% pour
le G10,
L'article
15, point 3 du Protocole II stipule que la composition de l'Assemblée Nationale
est la suivante :
a)
Les membres élus en 1993, soit 65 députés pour le Frodebu et 16 débuts pour
l'Uprona,
b)
Au moins 3 députés pour chacun des partis participants non représentés en
vertu du point précédent,
c)
Les 28 membres de la société civile siégeant actuellement à l'Assemblée
Nationale,
d)
Les 25 membres du Frodebu nommés dans le cadre du partenariat pour remplacer
les absents des 65 députés.
En
partant de ce principe et en tenant compte du retour d'une vingtaine de députés
élus en 1993 devant être rapatriés, pour avoir les équilibres recherchés de
60% pour le G7 et 40% pour le G10, les autres partis politiques autres que le
Frodebu et l'Uprona ne peuvent qu'avoir 6 députés.
Cette
composition, sur base de 6 députés, est la suivante :
Nombre de députés du G7 :
. 65
députés Frodebu, élus en 1993, dont 25 députés Frodebu nommés en 1998 pour
remplacer les exilés ou les listes électorales vides dans certaines
circonscriptions,
. 36
députés des autres partis,
. 5
députés de la Société Civile,
. 20
députés à rapatrier, élus en 1993.
Sur
un total de 219 députés, le G7 a 126 députés, soit 58%.
Nombre de députés du G10 :
. 16
députés de l'Uprona,
. 54
députés des autres partis,
. 23
députés de la Société Civile.
Sur
un total de 219 députés, le G10 a 93 députés, soit 42%.
Les
participants notent que tout en répondant au souci d'équilibre (60% et 40%),
cette composition aboutit à une taille extrêmement élevée de l'Assemblée
Nationale.
V.2
MECANISMES DE MISE EN PLACE DE L'ASSEMBLEE NATIONALE
Les
mécanismes proposés par le nouveau projet de Loi sur le Parlement mentionnent notamment que :
- la
désignation des députés est faite par les organes dirigeants des partis et en
respect de leurs règles statutaires,
- en
cas de contentieux, le Ministre de l'Intérieur, à qui les dossiers ont été
transmis par les partis, suspend la transmission des dossiers à la Cour
Constitutionnelle.
Après
analyse de cette question, il a été retenu les points suivants :
- le
principe d'une Loi qui permet la vérification de la régularité de la désignation
des candidats députés,
-
cette Loi doit permettre aux partis participants d'entrer à l'Assemblée
Nationale avec moins de contentieux possibles : les dissidents connues au sein
des partis ne doivent pas bloquer la mise en place de cette Assemblée
Nationale,
-
toutes ces procédures doivent inspirer et serrer la cohésion du G10.
Les
mécanismes retenus et qui devraient être insérés dans le nouveau projet de
Loi sont donc les suivants :
-
l'article 9 de ce nouveau projet est rédigé comme suit :
Le
Bureau de l'Assemblée Nationale établit la liste des députés titulaires et
suppléants élus en 1993. Les intéressés disposent d'un délai de 15 jours à
compter de la mise en place du gouvernement de transition pour confirmer par écrit
au bureau de l'Assemblée Nationale leur intention de faire partie de l'Assemblée
Nationale de transition.
-
l'article 11 est rédigé comme suit :
Chaque
parti participant non représenté à l'Assemblée Nationale en vertu des élections
de 1993 dispose d'un délai de 15 jours à compter de la mise en place du
gouvernement de transition, pour transmettre la liste et les dossiers des députés
désignés par leurs organes dirigeants au Ministre de l'Intérieur du
gouvernement de transition, qui ensuite les achemine à la Commission de Suivi
et de l'Application de l'Accord pour vérification de la conformité à
l'Accord.
Le
Ministre de l'Intérieur, après vérification par la CSA, les transmet alors à
la Cour Constitutionnelle pour arrêt.
V.3 MAJORITES DE DECISION
Les
majorités de décision à l'Assemblée Nationale de transition est de 3/4 des
votants pour les lois ordinaires et de 4/5 pour les lois organiques et en cas
d'amendement de l'Accord d'Arusha ou de révision de la Constitution de
transition.
VI
DU SENAT DE TRANSITION
VI.1
COMPOSITION
L'Accord
d'Arusha, en son article 15, point 3, sur le Sénat stipule que le Sénat
comprend notamment :
a)
Les anciens Chefs d'Etat,
b)
Trois personnes de l'ethnie Batwa,
c)
34 membres issus de l'Assemblée Nationale de transition, équilibrée
ethniquement et cooptés par le Président de la République et le Bureau de
l'Assemblée Nationale de transition.
VI.2
NIVEAU DE REPRESENTATION
Les
34 membres sont cooptés de manière à mettre en exergue les représentations
politiques et ethniques et avoir 1 Hutu et 1 Tutsi par province.
VI.3
MECANISMES DE MISE EN PLACE
Sur
base du contenu de l'Accord d'Arusha, les participants ont relevé que la
limitation de cooptation à la seule Assemblée Nationale risque de rompre les
équilibres souhaitées dans cette institution.
Les
recommandations suivantes ont été formulées :
-
les parties signataires doivent exploiter le mot <<notamment>>
de l'article 15, alinéa b) sur le Sénat pour déterminer le nombre de sénateurs
devant provenir de l'Assemblée Nationale et d'ailleurs,
-
une concertation préalable, avec le Président de la République, est nécessaire
et permettrait à lever certaines équivoques au niveau de la formation du Sénat.
Au
cours de la réunion du 17 septembre 2001, il a été convenu que chaque parti
du G10 ait au moins 1 Sénateur.
L'UPRONA
a demandé de lui concéder 6 sièges de sénateurs en plus, en compensation du
nombre de 6 députés obtenus par les partis non représentés à l'Assemblée
Nationale élue en 1993.
Faute
de consensus sur cette question, d'autres propositions ont été faites :
. se
partager les 17 sièges de sénateurs qui reviennent au G10 de sorte que chaque
parti puisse avoir droit à 2 sénateurs, le PRP acceptant de céder 1 siège du
fait qu'il siège déjà au Conseil Exécutif de la CSA,
.
considérant l'existence du G5 au sein du G10, le PRP a proposé quel a Présidence
du Sénat revienne au G5 moyennant compensation pour les autres partis du G10,
.
pour le parti ABASA, qui ne se sent d'aucune obédience dans un quelconque
groupe du G10, il est disposé à analyser favorablement la proposition de céder
les 6 sénateurs à l'UPRONA ainsi que la Présidence du Sénat au groupe des 5
à condition qu'il y ait un redéploiement des responsabilités à tous les échelons
des institutions.
Ainsi
l'UPRONA et sa mouvance détiendraient la Présidence de la République et 7 sénateurs
tandis que le G5 occuperait la Présidence du Sénat.
Il
deviendrait alors légitime pour le parti ABASA d'occuper la Première Vice-Présidence
de l'Assemblée Nationale.
Si
cette condition est satisfaite, l'ABASA se rallierait à ce partage de
responsabilités.
A ce
stade, l'UPRONA et le PSD-DUSABIKANYE estiment qu'il est prématuré d'entrer
dans la composition des bureaux de l'Assemblée Nationale et du Sénat.
. le
parti VERT-INTWARI a proposé que l'excédent des 7 sénateurs soient confiés
au Président de la République pour les partager équitablement au sein de la
société civile.
VI.4
MAJORITES DE DECISION
Les
majorités de décision au Sénat de transition est de 2/3 des votants pour
toutes les lois et de 4/5 en cas d'amendement de l'Accord d'Arusha ou de révision
de la Constitution de transition.
Fait à Bujumbura, le 24 Septembre 2001.-
POUR LES PARTIS POLITIQUES
1.
ABASA, Jean-Baptiste MUKURI
2.
ANADDE, Patrice NSABABAGANWA
3.
MSP-INKINZO, Pascal KAMO
4.
PIT, Pr. Nicéphore NDIMURUKUNDO
5.
PRP, Jean NIBAYUBAHE
6.
PSD, Godefroy HAKIZIMANA
7.
RADDES, Joseph NZEYIMANA
8.
UPRONA, Libère BARARUNYERETSE
9.
VERT-INTWARI, Dr Prof. André
NKUNDIKIJE.
ANNEXE
Cette
composition est répartie de la manière suivante, en termes de groupes
politiques et de communautés ethniques :
----------------------------------------------------------------------
G7
G10
Partie
Hutu
Tutsi
Hutu
Tutsi
----------------------------------------------------------------------
1.
65 Députés + 8 députés
55 10
FRODEBU
2.
16 Députés UPRONA
12
4
3.
G7 36 (6X6)
0
4.
G10
0
54 (6X9)
5.
Société Civile
3
2
0
23
6.
20 Députés exilés
20
0
0
0
----------------------------------------------------------------------
S/total
114 12
12
81
----------------------------------------------------------------------
Total
126 (58%)
93 (42%)
----------------------------------------------------------------------
TOTAL GENERAL
219
----------------------------------------------------------------------
