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FONDATION HIRONDELLE - AGENCE DE PRESSE HIRONDELLE A ARUSHA
POURPARLERS DE PAIX INTERBURUNDAIS
NEWS DU 3 DECEMBRE 2001
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BURUNDI / PROCESSUS DE PAIX
LA CSA EXIGE DES CONDITIONS FAVORABLES A L'APPLICATION DE L'ACCORD
Bujumbura, le 3 décembre 2001 (FH) - La Commission de suivi de l'application de l'accord de paix inter-burundais (CSA) a demandé au
gouvernement de créér des conditions favorables à la mise en oeuvre de cet accord, à l'issue d'une session de cinq jours le week-end dernier à
Bujumbura.
Le président de la CSA, l'Ethiopien Berhanu Dinka, a déclaré au cours d'une conférence de presse, qu'il était urgent que le gouvernement burundais
abroge les lois limitant l'exercice des libertés politiques, en vigueur depuis le
coup d'Etat du 25 juillet 1996 qui a permis le retour au pouvoir du major Pierre Buyoya.
La CSA recommande en outre que des projets de lois sur l'amnistie provisoire des exilés, le génocide, les crimes de guerre et autres crimes
contre l'humanité ainsi qu'un texte portant création de la commission nationale pour la réhabilitation des sinistrés, lui soient transmis "sans
tarder".
La CSA recommande par ailleurs la mise en place "rapide" d'autres institutions de transition prévues dans l'accord de paix, dont l'assemblée
nationale et le sénat. De toutes les institutions intérimaires prévues, seul le
gouvernement a été mis en place il y un mois.
La formation d'une unité spéciale de protection "pan-burundaise" est un autre manquement dans la mise en application de l'accord, a relevé la CSA,
qui a recommandé qu'elle soit créée "dès que possible".
L'accord de paix prévoit une unité spéciale de protection des institutions formée à concurrence de 50% de Hutus et de 50% de Tutsis.
Cette session de la CSA est la première qui se tient à Bujumbura depuis la création de cet organe le 27 novembre 2000. Auparavant, elle se réunissait
à Arusha (nord de la Tanzanie).
La CSA est composée de vingt neuf membres représentant les parties signataires de l'accord, la société civile, les pays de la région, les
bailleurs de fonds du Burundi ainsi que l'ONU et l'Union africaine.
Berhanu Dinka a déclaré que la CSA a "transcendé les notions de parti et de groupe pour devenir un instrument pour la reconstruction de la paix au
Burundi".
S'agissant de la recrudescence des violences et le risque de torpiller l'application de l'accord, Berhanu Dinka a répondu qu'il n'y pas de date
butoir à laquelle on aboutit à la paix "Le processus de paix, c'est un processus long et ardu, nous continuons à faire les efforts et je n'ai pas
de doute que les groupes armés rejoindront le processus", a-t-il dit. Berhanu Dinka a émis l'espoir que le gouvernement va commencer "dans les
meilleurs délais des négociations sérieuses pour le cessez-le-feu".
Les premiers pourparlers entre le nouveau gouvernement et les groupes rebelles avient été annoncés pour fin novembre mais ont été repoussés à
une date ultérieure, "probablement début décembre", selon certaines sources.
