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FONDATION HIRONDELLE - AGENCE DE PRESSE HIRONDELLE A ARUSHA
POURPARLERS DE PAIX INTERBURUNDAIS
NEWS DU 4 JANVIER 2002
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BURUNDI
/ PROCESSUS DE PAIX
LES DEPUTES DE LA TRANSITION COMMUNIQUES AU PUBLIC
Bujumbura, 4 janvier 2OO2, (FH) - Le ministère burundais de l'intérieur a
rendu public mercredi les noms des parlementaires qui devront siéger dans la
nouvelle assemblée nationale de transition issues des négociations d'Arusha.
La nouvelle assemblée sera composée de 166 parlementaires dont 115 issus de l'ancienne assemblée nationale. A ceux-ci se sont ajoutés de
nouveaux membres dont ceux issus des "petits" partis signataires de l'accord de paix
d'Arusha du 28 août 2000.
Les principaux partis garderont la majorité au sein de la nouvelle
assemblée nationale de transition : L'Union pour le progrès national (UPRONA), l'ancien
parti unique qui a conduit le pays à l'indépendance garde 16 sièges et le Front
pour la démocratie au Burundi (FRODEBU), 65 sièges qu'ils avaient tous les
deux obtenus lors des premières élections multipartites organisées en 1993.
A ces derniers s'étaient ajoutés 34 autres nommés par le président Buyoya
dans le cadre du "partenariat". Il faut signaler également des remplacements
dont un au FRODEBU et deux autres au niveau des représentants de la société civile.
Le nombre des représentants des "petits" partis signataires de l'accord de paix d'Arusha varie de 3 à 4. Pour les partis pro-tutsis membres du G10,
le PIT obtient 3 députés, Vert Intwari 4, Inkinzo 4, ABASSA 4, ANADDE 4, PSD 4,
RADDES 3 et le PRP 3.
S'agissant des partis pro-hutus (G7) le PALIPEHUTU a 4 députés,le CNDD 4, le
FROLINA 4, le RPB 4, le PL 3 et le PP 4.
La nouvelle équipe parlementaire devait être "investie" vendredi au palais
de Kigobe, où se tiennent habituellement les sessions de l'assemblée nationale.
Le bureau devra être élu dans deux semaines.
Selon des commentaires recueillis à Bujumbura, une large opinion estime que
le choix des nouveaux membres de l'assemblée aurait été fait de manières
subjective et certains chefs des partis politiques sont accusés d'avoir "vendu
"des places à des hommes d'affaires tandis que d'autres sont taxés d'avoir
placé des membres de leurs propres familles.
Selon le président du parti PRP, Mathias Hitimana, actuellement ministre de
l'énergie et des mines dans le gouvernement de transition mis en place le 1er
novembre dernier, cette nomination "ne respecte pas l'esprit de l'accord d'Arusha". L'accord stipule que les partis pro-hutus devront avoir
60% de députés et les partis pro-tutsis 40% .
Mathias Hitimana estime que ces pourcentages ne sont pas respectés et que les Hutus sont "largement majoritaires".
Le directeur de cabinet du ministre de l'intérieur a pour sa part déclaré
que cette nomination a été régulière même si il y' a des personnalités
proposées alors qu'elles sont encore en exil. "Leurs dossiers seront soumis
à l'étude dès qu'ils seront rentrés" a-t-il indiqué dans une interview téléphonique avec la radio nationale burundaise.
Le président de l'assemblée nationale sortante, Léonce Ngendakumana, a pour
sa part refusé de commenter ces nominations.
