RUGAMBA-NET PRESS
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FONDATION HIRONDELLE - AGENCE DE PRESSE HIRONDELLE A ARUSHA


POURPARLERS DE PAIX INTERBURUNDAIS
NEWS DU 6 AOUT 2000
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BURUNDI/NEGOCIATIONS

REPRISE  DES  NEGOCIATIONS   A   ARUSHA  ET  EN  AFRIQUE  DU  SUD


Arusha, 6 août 2000 (FH) - Les chefs des 19 délégations aux négociations de paix inter-burundaises sont arrivés le week-end dans la ville nord tanzanienne d'Arusha, pour une session d'une semaine au cours de laquelle ils se pencheront sur les questions en suspens. Il s'agit notamment de qui va diriger la transition, les arrangements pour le cessez-le feu, et de l'amnistie pour les crimes commis par le passé.
 

Parallèlement aux négociations d'Arusha, les représentants des groupes
armés et du gouvernement burundais ont pour leur part pris la destination de l'Afrique du Sud , pour rencontrer le facilitateur dans le processus de paix pour le Burundi, l'ancien président sud-africain, Nelson Mandela.

Des sources bien informées ont indiqué que l'aile rebelle hutue dissidente du CNDD-FDD, était attendue dimanche en Afrique du Sud, mais que l'autre groupe rebelle hutu dissident du FNL, ne s'y rendrait pas parce qu'il considère ne pas avoir reçu assez d'informations.

"Je ne pense pas qu'il s'agisse de mauvaise foi", a indiqué une source à
l'agence de presse Hirondelle, en ajoutant que le FNL avait des problèmes logistiques pour voyager en dehors du Burundi. "Ils veulent parler à Mandela et au gouvernement, mais ils ne veulent pas être entraînés dans le calendrier d'Arusha".

"Les négociations prévues en Afrique du Sud porteront notamment sur
l'intégration de l'armée, la cessation des hostilités, et la
démobilisation", a indiqué à l'agence de presse Hirondelle, le proche
collaborateur de Mandela, le juge tanzanien Mark Bomani.

A la question de savoir si, compte-tenu des récents développements de la situation, il était toujours possible que l'accord de paix soit signé le 28 août comme annoncé par le facilitateur, Mark Bomani a déclaré que "nous espérons encore pour cette date, c'est notre objectif".

Cependant, des sources bien informées ont indiqué à l'agence de presse
Hirondelle que lors de la rencontre jeudi et vendredi dernier en Afrique du Sud entre le président burundais, Pierre Buyoya,et Mandela, ce dernier aurait accepté que la date-butoir du 28 août pour la signature de l'accord de paix pourrait être repoussée.

Par ailleurs, selon la presse sud-africaine, "les deux leaders se sont mis
d'accord pour un cessez-le-feu entre l'armée gouvernementale à dominante tutsie et les groupes armés hutus qui la combattent, avant la signature d'un accord global". Dans l'ensemble, les parties en négociations, et en particulier les partis pro-tutsis, ne sont pas contents du projet de compromis soumis par la facilitation, estimant qu'il faudrait plus de temps pour mieux négocier un partage du pouvoir bien équilibré.

Les négociations de paix visant à mettre fin à la guerre civile qui ravage
le Burundi depuis six ans ont traîné en longueur depuis deux ans, alors que la violence fait rage sur le terrain à l'intérieur du pays. Malgré les
tous les efforts fournis, la facilitation n'a pas encore réussi à faire
venir tous les belligérants autour de la table des négociations.

Pour la première fois, le chef du plus grand mouvement rebelle hutu
dissident du CNDD-FDD, Jean-Bosco Ndayikengurukiye, s'est rendu le mois dernier dans la ville nord-tanzanienne d' Arusha , où se déroulent les négociations de paix inter-burundaises. Il avait alors indiqué qu'il
n'était venu ni pour négocier ni pour signer l'accord de paix, mais pour
marquer son soutien au processus de paix. Il avait exprimé le souhait que les négociateurs burundais parviennent vite à un compromis, afin que son mouvement puisse alors engager des négociations directes avec l'armée et le gouvernement burundais.