RUGAMBA-NET PRESS

http://www.netpress.bi

 


Membre de ClickFR, Reseau francophone Paie-Par-Click

BURUNDI/ NEGOCIATIONS
DEUX MOUVEMENTS REBELLES DEMANDENT LE REPORT DU DEBUT DE LA TRANSITION

Arusha, le 2 octobre, 2001 (FH) - Deux mouvements rebelles ont demandé le report de la mise en place des institutions de transition au Burundi, prévue le 1er novembre prochain, a-t-on appris mardi à Arusha.

Dans une lettre datée du 20 septembre, adressée au médiateur dans le conflit burundais, l'ancien président sud africain Nelson Mandela, les leaders du PALIPEHUTU Etienne Karatasi, et du FROLINA Joseph Karumba estiment que la constitution d'une unité spéciale de protection des personnalités qui rentreront d'exil devrait précéder l'inauguration de la transition.

"Nous constatons que la condition sine qua non de la formation d'une unité spéciale de protection des institutions de transition [?] est complètement ignorée", soulignent, dans leur lettre, les deux responsables politiques. 

Il est cependant peu probable que les doléances des deux mouvements rebelles puissent infléchir la position de la médiation, notent les observateurs.

Au terme du seizième sommet régional sur le Burundi tenu à Arusha lundi, Nelson Mandela s'est déclaré confiant en ce que les institutions de transition seront installées à la date prévue. Un accord n'a pu être dégagé lundi au sujet de la composition de l'unité chargée de la protection des personnalités. Un nouveau sommet a été néanmoins convoqué à Pretoria le 11 octobre pour poursuivre les discussions sur le sujet.

Le PALIPEHUTU, le FROLINA et le CNDD de l'ancien ministre de l'intérieur Léonard Nyangoma participent aux pourparlers de paix d'Arusha. Deux autres mouvements rebelles dissidents, le CNDD-FDD et le PALIPEHUTU-FNL, sont quant à eux restés en dehors du processus et sont toujours en guerre contre l'armée gouvernementale.

"Notre souci le plus important n'est pas d'avoir à tout prix un gouvernement de transition le 1er novembre [?], notre priorité première est la sécurité suffisante pour le gouvernement d'union nationale, en conformité avec l'accord de paix", ont conclu les responsables du PALIPEHUTU et du FROLINA.

Retour