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REPUBLIQUE DU BURUNDI 
JEUNESSE REVOLUTIONNAIRE 
RWAGASORE "J.R.R."
Cabinet du Secrétaire Général



Déclaration sur l'emprisonnement du Président 
de PA-Amasekanya, Monsieur Diomède Rutamucero


Il y a exactement 15 jours, la J.R.R. dénonçait et condamnait dans sa déclaration, l'emprisonnement arbitraire du président du mouvement d'Autodéfense PA-Amasekanya, M. Diomède Rutamucero et les persécutions intempestives dirigées contre lui, sa famille et les membres de son association pour avoir accusé le Frodebu et ses alliés de génocidaires. En effet, le 23/8/2001, le président de la PA - Amasekanya a été arrêté et conduit à la BSR par les gendarmes de cette brigade sur injonction du procureur de la République en mairie de Bujumbura, Monsieur Ndayiragije François avec le prétexte qu'il se serait attaqué à certains officiers gendarmes trop zélés et thuriféraires du pouvoir en place. 

De nouveau, il a été arrêté le 12/09/2001 par les mêmes gendarmes sur injonction du même procureur de la République avec comme prétexte l'organisation d'une manifestation non autorisée. Mais quel crime aurait commis cette fois-ci ce grand ennemi du pouvoir Frodebu? Comme, on devait célébrer ce dimanche 9/9/2001 une messe au grand séminaire de BUJUMBURA, en mémoire du martyre Monseigneur Joachim RUHUNA, nième victime du génocide commis par le Frodebu, les membres de la PA-Amasekanya se sont joints aux chrétiens encore sensibles à la mort en général et au génocide en particulier pour prier en faveur de ce prélat exemplaire. Après la messe et devant l'église, ils ont chanté des chansons louant les actes de cet évêque et condamnant les génocidaires rassemblés au sein du Frodebu, ses alliés et ses milices. Ils ont brandi à la même occasion des pancartes fustigiant le parti Frodebu. C'est uniquement cet acte qui a provoqué son emprisonnement!

Face à cette attitude du pouvoir en place, plusieurs questions se posent :

- Qui d'entre le procureur de la République en mairie de Bujumbura et la gendarmerie de Bujumbura ignore que ce sont le Frodebu et ses alliés qui ont commis et continuent de commettre le génocide des Tutsi dont a été victime Monseigneur Joachim RUHUNA? Ignorent-ils le Rapport des Nations Unies n° S/1996/682 ?

- Ces chansons et ces pancartes auraient - elles troublé l'ordre public?

- Le droit à la liberté, à l'expression et à l'opinion serait-il interdit au Burundi?

- Est-ce un crime de décrier et de condamner publiquement les génocidaires? 
- Comment alors peut-on qualifier quelqu'un ou un pouvoir qui protège les auteurs du crime des crimes (le génocide)?

Décidement le Président de la PA-Amasekanya ne sera jamais en liberté.Aussi longtemps que le pouvoir sera entre les mains du club des putchistes et des génocidaires coalisés pour s'autoprotéger, le peuple burundais sera toujours sous la menace permanente du génocide.

Mais quand viendra le jour tant attendu du salut? Voilà l'interrogation du peuple burundais qui ne peut que s'en remettre aujourd'hui au Tout-Puissant dans ces moments de désespoir provoqués par sa classe politique. Il n'attend que la délivrance de Dieu qui, lui seul sait faire face à l'arrogance de certains ici bas.
La J.R.R exige la libération immédiate et sans condition de Monsieur Diomède Rutamucero et que cessent ses persécutions et arrestations intempestives. En attendant,nous encourageons le président de la PA-AMASEKANYA à supporter héroïquement les supplices lui infligés, car c'est pour l'honneur et le salut du peuple burundais.


Fait à Bujumbura, le 14/9/2001.

Le Secrétaire Général-Adjoint de la J.R.R.,

Raphaël HORUMPENDE.

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