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REPUBLIQUE DU BURUNDI
JEUNESSE REVOLUTIONNAIRE RWAGASORE
"JRR"
Cabinet du Secrétaire Général
DECLARATION DE LA J.R.R SUR LES TRACASSERIES CONTRE LE PRESIDENT DE LA PA-AMASEKANYA .
En date du 11.7.2000, l'Ambassadeur de la France au Burundi, M. Christian DAZIANO a transmis au Ministère Burundais des Relations extérieures et de la Coopération un rapport sur une étude réalisée secrètement par des consultants burundais et portant sur l'identification des possibilités de réinsertion professionnelle des démobilisés dans le cadre du conflit burundais. La lettre accompagnant ce rapport porte le numéro 121/Amb/AL.
Parvenu entre les mains des patriotes qui ont juré de tout faire pour empêcher les génocidaires du FRODEBU et leurs complices de faire disparaître la Nation burundaise, ce rapport a été immédiatement porté à la connaissance du peuple burundais et de la communauté internationale par Monsieur Diomède RUTAMUCERO, Président de la PA-Amasekanya dans sa déclaration du 10.10.2000.
Cette étude (commandée certainement par le pouvoir en place) vise la démobilisation de l'Armée Nationale et l'intégration des terroristes-génocidaires du FRODEBU-CNDD et PALIPEHUTU dans cette armée, et que les plus hautes autorités du Burundi n'ont jamais voulu que nos vaillants militaires sachent que le pouvoir en place est en train de préparer la fusion d'une partie d'entre eux avec les terroristes-génocidaires et la démobilisation de tout le reste. A la sortie de cette déclaration, le pouvoir s'est alors énervé comme cela a été le cas lors de la publication des accords secrets de San Egidio du 10.3.1997 et a immédiatement mis en branle toute sa machine policière pour arrêter Monsieur Diomède RUTAMUCERO pour avoir osé révéler au public le contenu de cette étude et avertir les officiers, sous-officiers, caporaux et soldats du danger qui les attend.
Ainsi, depuis lundi le 16.10.200, la Brigade Spéciale de Recherche (BSR), ne passe aucune journée sans passer au domicile de Monsieur Diomède RUTAMUCERO pour l'arrêter. Ce qui traumatise toute la famille. Pourtant l'étude dont il est question n'est plus qu'un secret de polichinelle. Pourquoi alors chercher à s'en prendre aux honnêtes citoyens qui n'ont fait que émettre leurs avis et informer le public sur le danger qui les attend? La réponse est qu'il a révélé ce que le gouvernement burundais tenait pour secret.
L'objectif d'une telle étude s'inscrit dans une démarche de parachever le génocide au Burundi et le rôle a été confié à la France dont la coopération en la matière a été un succès fort remarqué au Rwanda par son appui capital au régime de Habyalimana. Mais nous gardons espoir dans le peuple burundais qui ne se laissera pas faire et refusera le projet funèbre de démanteler l'armée nationale au profit des terroristes génocidaires prêts à parachever le génocide une fois que le projet français sera mis en exécution. Ce n'est donc pas les quelques sous qui feront vendre l'honneur de l'armée nationale au profit d'une prétendue "vie civile valorisante" telle que proposée dans le projet français.
Mais à combien d'argent le militaire burundais accepterait de renoncer à la défense et à la protection de sa Nation, du peuple burundais, de sa famille, de ses enfants et de sa personne? Tout cela n'a pas de prix. Seuls les auteurs de ce projet funeste peuvent accepter de monnayer leur honneur et ceux-là sont sur le point de fuir s'ils ne l'ont pas déjà fait. C'est dommage que la société a toujours ce genre de gens marginaux!
Voici les montants proposés par cette étude pour amener les militaires burundais à trahir et à vendre leurs parents, leurs enfants et leur pays aux bourreaux génocidaires :
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Colonel |
3 600 000 |
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Lieutenant-Colonel |
3 120 000 |
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Major |
2 880 000 |
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Commandant |
2 640 000 |
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Capitaine |
2 400 000 |
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Lieutenant |
2 160 000 |
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Sous-Lieutenant |
1 920 000 |
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Adjudant-Major |
1 920 000 |
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Adjudant-Chef |
1 800 000 |
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Adjudant |
1 632 000 |
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Premier Sergent Major |
1 488 000 |
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Premier Sergent |
1 344 000 |
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Sergent |
1 200 000 |
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Total |
Ces montants sont proposés pour couvrir les 2 premières années de démobilisation comme si après ces 2 ans ils n'auront plus besoin de vivre. Ce sont de telles propositions de la honte que le président de PA-Amasekanya a fustigé et que la JRR fustige à son tour.
Face à cette situation, la JRR :
1° Condamne sans réserve le pouvoir en place qui veut ériger la dictature et l'emprisonnement des opposants et de toutes les personnes qui luttent contre le génocide des Tutsi en mode de gouvernement.
2° Condamne les tracasseries et les persécutions dirigées contre le président de la PA-Amasekanya, Monsieur Diomède RUTAMUCERO qui n'a fait qu'accomplir son devoir de citoyen en révélant au peuple burundais et à la communauté internationale les dangers qui menacent le peuple burundais.
3° Exige l'arrêt immédiat des poursuites arbitraires dirigées contre M. Diomède RUTAMUCERO.
4° Condamne sans réserve le soutien et l'activisme de la France dans la préparation du parachèvement du génocide des Tutsi du Burundi et de la région des grand-lacs.
5° Met la République Française devant ses responsabilités en ce qui concerne le génocide des Tutsi du Burundi en cours d'exécution.
6° En appelle à la conscience du peuple burundais pour qu'il se lève comme un seul homme afin de résister à la mort collective préparée à travers les faux accords d'Arusha signés le 28.8.2000 en les rejetant, en les combattant et en refusant l'installation des génocidaires et leurs complices à la tête des institutions de l'État, en rejetant l'amnistie des génocidairs ainsi qu'en dotant le Burundi des institutions capables de combattre le génocide et de restaurer l'Etat de droit au Burundi.
Le Secrétaire Général-adjoint de la JRR
Raphaël HORUMPENDE.