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Ligue
des droits de la personne
dans
la région des Grands Lacs (LDGL)
E-mail :
ldgl@rwandatel1.rwanda1.com
Au
nombre des problèmes traités, le comité directeur a examiné l’état de la
sécurité et des droits de la personne dans les trois pays de
la région des Grands Lacs à savoir : le
Burundi, République démocratique du Congo et le Rwanda.
L’analyse
de la situation dans les trois pays s’est concentrée sur plusieurs aspects
mais quelques points saillants ont particulièrement retenu notre attention.
Au
Burundi, le processus de paix avance à pas forcés sous la houlette du médiateur,
Nelson Mandela, avec comme conséquences la fragmentation et les tensions au
sein de la classe politique. Par ailleurs, au regard du projet d’amnistie
provisoire, la question de l’impunité ne semble pas avoir la place qu’elle
mérite, étant donné son importance dans le déclenchement et la perpétuation
des crises dans le pays.
En
République démocratique du Congo, en dépit de la volonté des populations de
voir s’amorcer le dialogue inter-congolais, les protagonistes invoquent différents
prétextes pour le maintien du statu quo.
Au
Rwanda, les entraves posés par les autorités à l’exercice des libertés
d’association et d’opinion, laissent présager des conflits potentiels dans
la mise en place du processus démocratique en cours.
Au
vu de ce qui précède, la LDGL lance un appel pressant aux différents acteurs
impliqués dans divers processus de
paix, de réconciliation et de démocratisation en formulant les recommandations
suivantes :
Au
Burundi, de privilégier le dialogue et la voie consensuelle dans le traitement
de toutes les questions en rapport avec le conflit et le processus de paix et
d’éviter toute solution susceptible de consolider et de perpétuer
l’impunité.
Pour
la République démocratique du Congo, de faire des pressions sur les
protagonistes en vue de décourager toute initiative ou action visant à
constituer un obstacle à la tenue du dialogue inter-congolais.
Aux
autorités du Rwanda, de permettre l’ouverture des espaces démocratique à
travers la promotion d’un cadre légal, propice à l’exercice pacifique des
libertés fondamentales.
Fait
à Goma, le 3 août 2001
Pour
la LDGL
Dr
Christophe Sebudandi
Président
