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GHANA : 50 morts dans des heurts communautaires
(Le 5 décembre 2001)

Au moins 50 personnes ont été tuées et quelque 150 blessées dans des heurts depuis le week-end dernier entre communautés ethniques dans la région de Bawku, dans le nord-est du Ghana, a-t-on appris mardi de source policière à Accra. Les affrontements ont opposé les membres de deux ethnies locales, les Mamprusi, majoritaires, et les Kusasi, minoritaires dans la région. Des heurts opposent régulièrement les deux communautés depuis une dizaine d'années, notamment en raison d'une rivalité autour du poste de chef traditionnel. Selon certaines sources, un différend autour d'un kiosque vendant des tickets de loterie serait à l'origine des affrontements 

Le Soir (avec AFP).

Afrique du Sud : Une vague de viols d'enfants horrifie le pays 

P. D. G. (avec AFP)

La colère de l'opinion publique sud-africaine contre les actes de violence à caractère sexuel envers les enfants a atteint un nouveau sommet. Soixante-cinq mille enfants violés en 2000 et sans doute plus encore en 2001 : la violence à caractère sexuel envers les mineurs atteint des proportions hors normes en Afrique du Sud. Depuis plusieurs semaines maintenant, le pays est horrifié par une vague de viols à l'encontre de jeunes, voire très jeunes, enfants. 

Au début du mois de novembre, l'opinion publique était déjà choquée par l'annonce d'un cas particulièrement brutal de viol collectif par six hommes d'un bébé de neuf mois. Et la situation n'a fait que s'aggraver depuis. A la fin du mois de novembre, ce sont deux nouveaux cas de viol concernant un bébé de neuf mois et un enfant de deux ans qui étaient révélés, déclenchant notamment une réaction du plus grand journal  sud-africain, `The Sowetan´, qui a réclamé un combat énergique contre la criminalité.

Comme première réaction, le 28 novembre dernier, le ministre de la Justice, Penuell Maduna, et le ministre de la Sécurité, Steve Tshwete, ont tenu un point de presse pour indiquer que le gouvernement envisageait d'imposer des peines plus lourdes, des poursuites judiciaires facilitées et des mises en liberté provisoire plus difficiles pour certains types de crimes, dont les crimes contre les enfants. Un avertissement qui n'a pas vraiment eu d'effet puisque ce week-end, c'était au tour d'un bébé de cinq mois d'être violé, à Johannesburg, par un inconnu. L'enfant a été maltraité à un point tel qu'il a fallu lui greffer un morceau d'intestin artificiel. D'autres viols d'enfants âgés de un à quinze ans ont également été signalés ailleurs dans le pays. Ce qui a fait déclarer à Miranda Frieman, de l'Organisation des hommes et des femmes contre les mauvais traitements aux enfants, qu'il s'agissait d' `une véritable guerre déclarée aux enfants´. Des appels ont fusé de toutes parts pour demander au gouvernement d'agir efficacement contre de tels agissements.

© La Libre Belgique, 5 décembre 2001.

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