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DISCOURS DE CIRCONSTANCE DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT LORS DE L’OUVERTURE DU FORUM SUR LES ETATS GENERAUX DE LA COMMUNICATION AU BURUNDI
BUJUMBURA, LE 13 DECEMBRE 2001
Madame, Messieurs les Ministres,
Excellence Monsieur l’Ambassadeur,
Monsieur le Coordinateur des activités des Nations-unies,
Messieurs les Représentants des organisations internationales,
Messieurs les Gouverneurs,
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs les participants,
Mesdames, Messieurs,
Qu’il me soit permis de vous souhaiter la bienvenue et de vous exprimer, en même temps, mes sincères remerciements pour avoir répondu positivement à notre invitation de rehausser de votre présence les présentes cérémonies d’ouverture de ce forum sur « les Etats généraux de la Communication au Burundi », qui constitue un événement dans les annales de la presse au Burundi.
Excellences
Distingués Invités,
Mesdames, Messieurs,
Les développements politiques dans notre pays, l’évolution des mentalités et l’entrée dans la transition avec l’application de l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi exigent la création d’un environnement favorable à la communication dans ses formes les plus variées. Bien que les textes qui régissent les métiers de presse existent, ces derniers n’ont pas été accueillis par les milieux des média avec toute la faveur que le législateur attendait.
C’est pourquoi un cadre juridique global et adéquat renforcerait le rôle de la communication et la participation des citoyens et de la société civile à la bonne gouvernance.
Excellences,
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Dans le contexte de cette approche, le gouvernement du Burundi a adressé une requête au PNUD pour l’aider à revoir la loi sur la presse et définir un programme de renforcement des capacités des media. Poursuivant cette logique, le Ministère de la Communication, en sa qualité de relais du gouvernement , de concert avec le PNUD, le Bureau des Nations-Unies au Burundi (UNOB) et l’UNESCO, a souhaité inscrire la communication dans le cadre global du processus de paix, en commençant par l’organisation d’un forum des Etats Généraux de la Communication.
Le thème faisant objet des présentes assises revêt une importance particulière en cette période que traverse notre pays, en ce moment précis de son histoire. Le Gouvernement de transition qui est entré en fonction le 1er novembre 2001 en application de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale signé le 28 août 2000 à Arusha s’est donné comme objectifs prioritaires : la sécurité pour tous, l’augmentation de la production et la lutte contre la pauvreté.
Le présent forum constitue donc un cadre de réflexion, duquel sortiront les grandes orientations de la politique nationale de communication de masse au Burundi. Le programme qui a été proposé à votre réflexion s’articule autour des thèmes suivants :
. Modes d’accès aux media et communications des différents acteurs de la société;
. Ethique, déontologie et liberté de la presse ;
. Aspects économiques de la communication ;
. Formation et aspects socio-culturels de la communication ;
. Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication ;
. Radios privées comme instrument de la démocratisation de l’information ;
. Radios rurales ou communautaires.
Le gouvernement attend beaucoup de vos échanges qui feront ressortir toutes les facettes de chacun de ces thèmes. Vous ne manquerez, nous en sommes sûr, de placer vos différentes réflexions dans l’environnement communicationnel actuel des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, dont la convergence et l’interaction sont au centre des transformations économiques et sociales à l’échelle mondiale et qui aboutissent à la suppression de barrières et à la mondialisation.
Nous vous invitons, par conséquent, de travailler d’arrache-pied et en profondeur, durant ces trois jours, afin de fournir au gouvernement tous les éléments nécessaires à l’élaboration d’une politique globale de la communication et des plans d’actions à entreprendre dans un avenir très proche.
Nous pouvons vous assurer que le gouvernement n’épargnera aucun effort pour assurer, dans les limites de ses possibilités, le suivi des recommandations de ce forum, afin d’améliorer tous les circuits de la communication au service du peuple burundais.
Les media, permettez-moi d’insister sur ce point, doivent demeurer de véritables instruments de la paix, surtout quand ils appliquent de manière constante la règle de traiter chaque acteur, producteur et consommateur de l’information, d’une manière qui sauvegarde les bases sociales et publiques de l’estime de soi. C’est une exigence de la profession des media, de la justice et de l’équité, de la transition vers la paix et la démocratie. C’est aussi une exigence de la responsabilité professionnelle qui découle du principe de la liberté égale pour tous, et enfin, une exigence de la liberté de presse que nous voudrions voir promue dans notre pays, car elle est un stimulant pour la créativité dont nous avons besoin pour œuvrer au retour de la paix et lutter efficacement contre les maux de la pauvreté, de la pandémie du Sida, de l’analphabétisme et de la malnutrition, etc…
Excellences,
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Nous saisissons cette opportunité d’exprimer nos remerciements au programme des Nations-Unies pour le développement PNUD représenté ici par G. CHARPENTIER, Coordinateur des activités du système des Nations-Unies au Burundi, sans la contribution duquel ce forum n’aurait pas pu avoir lieu.
Nos remerciements s’adressent également au Bureau des Nations-Unies UNOB et à l’UNESCO pour leur contribution à la préparation et organisation de ce forum. Nous vous demandons d’être toujours disponibles à soutenir le Gouvernement dans la mise en œuvre du plan d’action qui sortira de ce forum des Etats Généraux de la Communication.
En terminant, permettez-moi de partager avec vous une des conclusions de la Commission MacBride de l’UNESCO en 1980 qui portait sur les sujets de développement et de journalisme : « La communication peut être un instrument de pouvoir, une arme révolutionnaire, un produit commercial, ou un moyen d’éducation ; (…), elle peut favoriser l’essor de la personnalité individuelle ou couler les êtres humains dans un moule uniforme. Chaque société doit choisir le meilleur moyen d’aborder la tâche qui nous attend tous, et trouver des méthodes pour surmonter les contraintes matérielles, sociales et politiques qui font obstacle au progrès ». Et c’est le but même de ces états généraux : une communication au service de la paix, la réconciliation nationale et le développement.
Par ces mots, nous déclarons solennellement ouverts les travaux du Forum sur « les Etats Généraux de la Communication ».
Je vous remercie.-
