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COMMUNIQUE DE PRESSE 04/2001
LE CESSEZ-LE-FEU EST UN FAUX PRETEXTE
Alors que tout le peuple burundais réclame le départ de Pierre BUYOYA du sommet de l'Etat burundais, la faction gouvernementale orchestre, depuis quelques temps, des manSuvres de diversion destinées à faire prolonger la durée du pouvoir en place dominé par les organisations racistes et génocidaires comme le Frodebu.
Cette campagne chercherait à faire croire que Pierre BUYOYA est irremplaçable à la tête de l'Etat avant un hypothétique cessez-le-feu avec les milices génocidaires qu'il tente de transformer en rébellion, alors que le parti qui les a créées et qui les entretient, le Frodebu, domine les institutions du pouvoir en place.
Le Parti UPRONA communique à l'opinion nationale et internationale que
l'argument du cessez-le-feu est un faux prétexte.Premièrement, parce que le conflit burundais est par sa nature UN CONFLIT DE GENOCIDE. Les propagandistes du pouvoir ont eux-mêmes fini par reconnaître ce que le peuple burundais avait décrié depuis longtemps, à savoir que le gouvernement en place est dominé par le Frodebu, coupable du crime de génocide et qui partage la même idéologie avec les milices génocidaires abusivement appelées rébellion.
Or, dans un conflit de génocide, il n'y a jamais de cessez-le-feu. Un programme génocidaire n'est jamais arrêté par un cessez-le feu. Au Burundi, comme partout ailleurs, les organisations racistes et génocidaires doivent être plutôt identifiées, condamnées et démantelées. Outre que, dans un conflit de génocide, le recours à la négociation ne peut jamais ramener la paix, il s'agit d'un acte de complicité avec les organisations génocidaires condamné par le droit international.
Deuxièmement, parce que Pierre BUYOYA, avait juré sur son honneur qu'il ne négocierait jamais, sans cessez-le-feu préalable, avec ces organisations racistes et génocidaires qu'il a lui-même transformées, pour les besoins de la cause, en une simple rébellion. En moins de quatre ans, il a formellement négocié et signé, à plusieurs reprises, des accords (San Egidio, Partenariat I et II, Arusha&) où non seulement le cessez-le-feu n'est pas un préalable, mais où les pages réservées au cessez-le-feu sont dramatiquement absentes, lorsqu'elles ne sont pas scandaleusement muettes.
Troisièmement, parce que le gouvernement a toujours manipulé cette question du cessez-le-feu. Le médiateur tanzanien a accusé, il y a deux ans déjà, le gouvernement du Burundi d'avoir hypothéqué la suspension des hostilités, en bloquant notamment l'invitation d'un des chefs de ces milices génocidaires. [Dépêche de la Fondation Hirondelle du 17 juillet 1999: AT/PHD/FH(BU§O717A)] Cela prouve, s'il en était besoin, que le gouvernement en place n'est même pas à la recherche d'un arrêt des hostilités.
Quatrièmement, parce que le gouvernement BUYOYA-FRODEBU, par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Monsieur Sévérin NTAHOMVUKIYE, a déclaré solennellement devant le corps diplomatique accrédité à Bujumbura, que le gouvernement en place a définitivement renoncé à la victoire militaire pour favoriser les négociations avec ces milices racistes et génocidaires.
Cinquièmement, parce que si le pouvoir BUYOYA-FRODEBU voulait réellement un accord de cessez-le-feu par des négociations globales, le cadre indiqué pour notre région était les accords de LUSAKA. Pierre BUYOYA a refusé de les signer et ne leur a jamais accordé la moindre attention.
Sixièmement, parce qu'un régime dominé par les organisations génocidaires ne peut pas arrêter le génocide commis par ces mêmes organisations. Il est donc fallacieux de chercher une quelconque solution au conflit burundais en provenance du pouvoir en place, ou d'un quelconque forum, comme ARUSHA, truffé de ces organisations racistes et génocidaires.
C'est pourquoi, le Parti UPRONA invite le Peuple burundais à se détourner de ces manSuvres d'endormissement et se doter rapidement d'un pouvoir anti-génocide, résolument engagé derrière les valeurs du droit et de la morale, ainsi que dans la promotion du PLUS JAMAIS CA. Seul l'ACCORD CADRE POUR LA RESTAURATION D'UN ETAT DE DROIT AU BURUNDI présente au peuple burundais l'alternative qui sauve.
FAIT A BUJUMBURA LE 20 MARS 2001
LE PRESIDENT DU PARTI UPRONA
Charles MUKASI
