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| Herman NDEKATUBANE
Kinanira II Bujumbura – Burundi. |
Bujumbura, le 20/06/2002.
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Concerne : Ma candidature au poste de
Gouverneur de la Province Bubanza.
A Monsieur le Président du collectif des associations de développement communal de la province de Bubanza.
A
Bujumbura.
Monsieur le Président,
Avant d’entrer dans le vif su sujet, j’aimerais apporter à votre sagacité ces quelques points liminaires :
· Le propos qui va être développé dans les lignes qui suivent tente d’expliquer pourquoi et comment il ne suffit pas d’être « irréprochable » comme candidat à un poste donné pour l’occuper. Tâche délicate, à priori ; et qui exige d’être précis. D’où le recours à une certaine façon d’écrire.
· Le style qui va vous sembler traduire une certaine volonté de se prendre pour « le nombril du monde ». loin de moi l’intention de verser dans un narcissisme béat. La délicatesse du sujet m’obligeant d’être précis, je ne dois parler qu’en évoquant des situations vécues ; un témoignage, en somme. D’où l’impossibilité d’éviter la redondance des « je ». vous êtes sans ignorer, Monsieur le Président, que malgré ses défauts, le « je » a le mérite d’être précis, sans équivoque, contrairement aux « on » susceptibles d’anonymat, défaut impardonnable, en pareilles circonstances.
· Je vous prie donc d’être peu regardant pour cette forme que mes faiblesses n’ont pas pu améliorer, et vous engage plutôt à ne voir que le fond de mon propos.
Cela étant dit, Monsieur le Président, qu’il me soit permis, d’entrée de jeu, de préciser que je m’adresse à vous en qualité de candidat au poste de gouverneur de la province de Bubanza.
Nous sommes le 20 juin, au lendemain des nominations. D’aucuns se seraient attendus à ce que je fasse état de ma qualité de « candidat malheureux ». je ne me sens pas du tout malheureux, au contraire ; je me félicite spécialement de la décision unanime de tout le collectif des Associations de Développement Communal en province de Bubzanza, de faire de moi, après avoir passé au peigne fin toutes les candidatures, le primus inter pares, le premier des candidats présentés.
Si malgré cette belle unanimité, cette bénédiction des diverses représentations de toutes les communes, sans exception, si malgré mon expérience militaire (ex-officier supérieur) et académique (diplômé de l’ISCAM et diplômé de troisième cycle de l’Université de Bruxelles, spécialistes des questions du développement), si malgré la virginité de mes dossiers administratif et judiciaire, si malgré la conformité de ma candidature avec l’esprit de l’Accord d’Arusha, si donc tous ces atouts ne suffisent pas pour faire aboutir la volonté de toutes ces petites forces positives, quelle autre condition doit-on remplir ? Doit-on y lire l’illustration de l’adage « l’homme propose Dieu dispose » ? Laissons le pauvre Dieu tranquille : il ne s’adonne pas aux actions de sape ; cherche plutôt du côté des lois non écrites, dans l’institution où j’ai passé le plus clair de ma vie professionnelle : l’Armée. Je ne l’ai pas fui pour rien.
Cette armée au sein de laquelle se trouve ce que j’ai appelé, dans mes correspondances antérieures, la « main invisible », main qui fait la pluie et le beau temps pour satisfaire des intérêts purement sectaires mais toujours poursuivis « dans l’intérêt général ». de par les explications qui essayaient vainement d’infléchir l’unanimité du collectif autour de ma candidature, l’action de la « main invisible » n’était plus qu’un secret de polichinelle.
Pourquoi, du temps où j’étais encore sous les drapeaux, la « main invisible » s’acharnait-elle sur moi ? c’est parce qu’à un certain moment, j’avais pris la « fâcheuse » décision de ne pas taire les dysfonctionnements que je voyais autour de moi. Je dénonçais, au sein de l’Armée, les pratiques courantes inspirées autour d’une poignée de ténors qui se font sciemment et injustement appeler les « Banyabururi ». Cette stratégie est doublement payante : les ténors se laissent noyer dans cet anonymat et ainsi ils profitent des solidarités négatives induites par les réflexes grégaires préparés, développés et entretenus par le biais des différentes formes de favoritisme (clientélisme, népotisme…).
La « main invisible » adore se faire appeler par ce nom collectif de « Banyabururi » car l’amalgame lui profite beaucoup. Est-il cependant, impossible ou même difficile de savoir réellement qui fait quoi, quels sont les membres de ce club fermé qui constituent la fameuse « main invisible » Elle est loin d’être faite de Banyabururi : Elle est faite d’un nombre bien précis de personnes, facilement identifiables car, avec un petit effort de volonté, il ne doit tout de même pas être impossible de savoir qui fait quoi.
Pour commencer, il faudrait, d’emblée, que les Banyabururi eux-mêmes se mettent en tête cette vérité : « la main invisible » n’est pas invisible pour rien ; elle ne roule pas et ne peut, en principe, pas rouler pour les intérêts des Banyabururi car ceux-ci étant éminemment respectables comme tous les intérêts de toutes les communautés du monde, il n’est nul besoin de les poursuivre en recourant systématiquement à des lois non écrites. Si des lois non écrites prévalent, c’est qu’il est question d’autres intérêts que ceux de la communauté. Ceux-ci sont toujours nobles, donc avouables, publiquement défendables.
De plus, il faudrait tirer les leçons de l’expérience du Rwanda : les rwandais ne seront pas morts pour rien si nous gardons en mémoire que l’ »Akazu » de Habyarimana n’a pu protéger personne. Comme les cellules cancéreuses qui, après la métastase, meurent avec le corps au sein duquel elles s’étaient cachées, l’implosion à laquelle les pratiques sectaires de toute « main invisible » finissent toujours par conduire n’épargne personne ; tout le monde y passe, y compris les ténors et leur clientèle. Si nous nous rappelons cette histoire récente du Rwanda qui, naguère, n’était qu’actualité, alors, les rwandais ne seront pas morts pour rien.
Cela étant dit, il n’est plus aussi « fou » de risquer son doigt dans l’engrenage en espérant arriver à arrêter la machine infernale que tout sectarisme finit toujours par mettre en branle.
En dénonçant ce type de clivage, je savais que je dépassais le stade de simple trublion inoffensif. Cela faisait, bien entendu, peur. Mais elle faisait encore plus peur cette perspective de finir le jeu hypocrite comme l’ont fini les rwandais sous Habyarimana. Je ressassais les mots de ce chanteur. « …le premier qui dit la vérité, il va être exécuté ».
Cette attitude était la réponse à la fameuse question philosophique : « Lorsque la vérité dérange, faut-il lui préférer l’illusion qui réconforte » ?
En renonçant à plaire à la « main invisible », je savais, ipso facto, que mon entreprise n’allait pas être pas être de tout repos. Je n’aurais donc qu’à m’en prendre à moi-même. Mais « ukuri kurazigwa) (il est naturel de souffrir pour la vérité) et puis du reste « n’ubusa burazigwa (même injustement, on meurt – surtout maintenant), disent les Bashingantahe, nos illustres lumières que nous aimons tant citer sans faire le moindre effort de leur ressembler.
Comme il fallait s’y attendre, mon propos n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Dès que j’ai constaté que la « main invisible »commençait à faire feu de tout bois, j’ai décidé de tout plaquer, et le 25/07/2001, Son Excellence Monsieur le Président de la République a bien voulu accepter ma démission de l’Armée, démission que, bien entendu, j’ai donnée à mon corps défendant, l’histoire de sauver le pot de terre menacé par le pot de fer.
De quoi avais-je peur pour ainsi jeter le manche après la cognée, pour abandonner en si bon chemin ma carrière ?
J’avais peur, qu’en me complaisant dans le statu quo, je ne me mette au service d’un idéal placé au-dessus de la vérité. J’avais peur aussi de subir les retombées liées à la perte de mon statut de « trublion inoffensif ».
Cette question de pratiques sectaires me semblait et me semble toujours trop importante pour que personne, sous prétexte est infiniment sensible, ne prenne le risque d’en parler. Ici, la réflexion d’un homme d’Etat américain m’est venue à l’idée : il dit, en substance, que l’Américain ne devrait pas penser : « qu’a fait mon pays pour moi ? » mais « qu’ai-je fait pour mon pays » ? Je me suis laissé inspirer et j’au eu ma réponse : - qu’est-ce qu’on a qu’on ait reçu ? – rien ; Qui m’a donc donné tout ce que j’ai ? – L’autre, la société, le pays ? Je dois donc à l’autre, à la société, au pays reconnaissance et loyauté. Pas à la « main invisible ». le sectarisme, à l’Armée ou ailleurs, étant un mal social absolu, mal qui ne peut que culminer au Pandémonium, Pandémonium dont la seule activité imaginable ne peut être que la curée. Un cancer social, en somme.
N’est-il pas, dès lors, du devoir moral de tout homme d’accourir au chevet d’un malade à qui il doit tout ? A part cette considération morale, n’est-il pas simplement plus réaliste, de conjurer, par tous les moyens, les désordres survenant dans son environnement social. Comment ? Par la parole, le dialogue, parbleu ! N’est-ce pas ce que nos hommes politiques s’égosillent tous les jours à nous enseigner ?
Comment soigne-t-on une société sinon qu’en commençant par parler de ce qui ne vas pas ? Qui doit commencer à en parler si tout le monde se met à avoir peur d’être un « héros mort » ? Comment peut-on interpréter le silence sur les pratiques sectaires observées à l’Armée ? Consécration ou peur ? Peur jusque quand ? Nos pères ont montré jusqu’où on ne doit pas aller quant à la peur : « Umugabo atinya ingwe ntatinya iyamwinjiranye. (un homme a peur de la panthère sauf celle déjà entrée dans sa maison). N’est-elle pas entrée, cette panthère ? Devrait-on vraiment respecter, consacrer le sectarisme, par le simple fait qu’il s’est solidement ancré, qu’il est difficile de combattre ? Non, évidemment. Solide ou pas, il doit rester horrible, même aux yeux de ceux à qui il semble profiter pour le moment. Il n’a pas d’amis « ni isato imira umwuzukuru (un python engloutissant son petit-fils) ».
Je commence par suggérer, à ceux qui peuvent la déposer, une question à poser aux détenteurs d’une parcelle de pouvoir. Le pouvoir est ici pris dans son acception la plus large possible. Je me retrouve moi-même dedans avec mon relatif pouvoir de comprendre certaines choses, mon choix de taire ou de dire la vérité pour plaire ou ne pas plaire, ma relative possibilité d’user de mon pouvoir de dissuasion ou persuasion pour favoriser ou pas, dans mon environnement social ou professionnel immédiat, l’émergence de passerelles entre les différentes communautés de notre société, la question est donc : Qu’as-tu fait, qu’es-tu en train de faire pour qu’on ne meure pas collectivement au Rwanda ? A cette question, la réponse « je suis impuissant » risque de fuser spontanément. Est-on vraiment impuissant ? Peut-on s’avouer vaincu avant même essayé ? Uwukuravye cane agutera kwambara (qui te regarde avec insistance t’oblige à t’habiller). Un simple regard suffirait peut-être faire changer les choses.
Pour revenir à la « main invisible », l’on peut être tenté d’emprunter à cette chanson populaire, pour la comparer, à l’ »igisigo kizira urumuri (l’ogre ayant horreur de la lumière) » qu’il suffirait peut-être d’éclairer du soleil de la raison pour que « kiva ibuzimu kikaja ibuntu (il revienne à de meilleures intentions) ». Ca, on peut le faire.
N’avons-nous pas assez de ressorts pour infléchir le cours de l’histoire ? Car, ne nous y trompons pas : tout est histoire, il n’y a pas d’actualité, comme disait un sage américain : « l’actualité n’existe pas ; seule existe le lien entre l’histoire du passé et celle de l’avenir. Autrement, seule l’histoire actuelle existe et non l’actualité ». Les pratiques de la « main invisible » gâchent donc l’histoire, et non l’actualité. N’est-ce pas grave, Monsieur le Président ?
Nous sommes donc, par notre action ou notre inaction, des artisans de notre histoire. Soyons donc fiers de l’être puisque nous ne pouvons pas ne pas l’être.
La « main invisible » crée l’histoire du pays et non l’actualité. Il faut donc l’aider à produire une bonne histoire en touchant précisément ‘là que le bât blesse’. Le point sensible : le clivage ‘régionaliste’. Ne pas oser en parler c’est oublier qu’ « on peut s’arranger avec la réalité, pas avec la vérité ». c’est un peu vouloir soigner une vilaine plaie, sans y appliquer les médicaments et les pansements nécessaires en prétextant la douleur du patient. Et s’il venait à en mourir, lui aurait-on rendu service ? Est-ce d’abord à la plaie de dire qu’on doit ou pas la soigner ? L’Armée, tout comme les autres institutions du pays, ne parle que par l’entremise de ses membres et, en principe, c’est le premier qui voit le danger qui crie « au feu » ou, du moins, celui qui estime ne pas avoir de raisons de laisser le corps à la merci du feu.
En ce qui me concerne, j’ai estimé et j’estime toujours qu’on n’a pas le droit de continuer à faire comme si tout marchait comme sur des roulettes. C’est pour toutes ces raisons qu’il faut oser parler. C’est pour toutes ces raisons que j’ai osé parler.
J’ai parlé parce que le pays m’a éduqué, m’a tout donné et m’a appris certains pans de l’histoire de l’Humanité qui, à mon avis, méritent qu’on s’y appesantisse un peu. N’était-il pas dur de dire « non » au système de Staline ? N’a-t-il pas fallu un sacré réalisme aux français, un de ces réalismes qui sont « impudence » et « folie » pour dire que Pétain, au vu de sa position par rapport à Hitler, était, loin d’être réaliste, tout le contraire d’un sage, et qu’il n’y avait aucun compromis possible avec le nazisme ?
Ce n’est pas parce que tout le monde s’est tu qu’il ne faut pas parler. Ce n’est pas parce qu’en pleines ténèbres, personne n’allume de bougie, qu’on doit s’interdire d’allumer la sienne, sous prétexte qu’une seule bougie ne sert pratiquement à rien face à l’immensité des ténèbres ou qu’un vent violent risque de l’éteindre ou de la jeter à la figure de celui qui la tient. Ce n’est pas parce qu’on risque de déplaire, qu’il faut s’imposer le motus, bouche cousue, face à des pratiques qui risquent de prendre ce que l’on a de plus cher : sa vie et celle des siens. Le silence complice que nous semblons adorer sera rompu par un vacarme assourdissant quand il sera trop tard de parler, comme au Rwanda.
« Tant qu’il est encore temps », c’est le moment de parler, au lieu de se taire en évoquant la « dureté des temps ». c’est pour cela que j’ai parlé. Pour que, le moment venu, j’aie au moins une maigre consolation : « J’aurais parlé ». mais aussi pour répondre à la question que j’ai suggérée plus haut. C’est pour cela que j’ai pris la résolution d’aider en disant « non » à ce mal qu’est le sectarisme, au risque de déplaire. Parce que je crois aider les dirigeants et surtout mon pays en attirant l’attention sur ce qui a l’air de ne pas tourner rond.
Téméraire, fou ou réaliste, j’ai donc parlé parce qu’il faut bien qu’il y ait des gens qui, avec des gestes au début « dérisoires », « irréalistes », ou même « fous », cognent le Mur de Berlin. Et le sectarisme dans l’armée, c’est vraiment le Mur de Berlin. Serait-ce, de ma part, la prétention , l’impudence ? Peut-être. Mais comment le dire autrement ? Ici, je ne fais que me référer à l’histoire : ceux qui se taisent n’ont pas toujours raison et ceux qui croient à la sagesse « iyubwoba irahweza » devraient savoir qu’elle n’est pas ici de saison. « Yahweza kuko yatinya imanga igaca ica aho itari. Aho itari ni he ? J’ai donc dit ce que je pensais de ces pratiques, avec des gangs de velours naturellement, en essayant d’édulcorer sans dénaturer la vérité. Même édulcorée, elle est restée la vérité : elle a blessé. D’où le calvaire qui a culminé à mon acte de désengagement.
Pourquoi, maintenant que j’ai jeté l’éponge, « la main invisible » s’acharne-t-elle toujours sur moi ? Je hasarde deux explications. L’une relève de la psychanalyse : l’on ne veut pas avoir affaire à celui à qui on a fait du mal. L’autre, plus prosaïque, s’inspire de l’art de la guerre : un « ennemi », on le tient en respect et il ne doit occuper une bonne position.
La seule explication qui a vainement été avancée pour casser l’unanimité du collectif autour de ma candidature était celle faisant état de mon « dossier litigieux avec l’Armée ». de là à faire la connexion avec mon histoire de la « main invisible », il n’y a qu’un tout petit pas que je me permets allégrement de franchir. Face à ces propos tendancieux, j’ai expliqué que mon départ de l’Armée a été le plus régulier possible, ma démission ayant été acceptée et signée par la plus haute autorité du pays le 25/07/2001 ; que le grade de major auquel j’avais démissionné était le grade le plus élevé jusqu’alors revêtu par les officiers de ma promotion. C’est important.
Si donc ma candidature n’a pas pu passer, ce n’est pas faute d’être professionnellement, socialement ni politiquement propre : en plus de la sélection du collectif, deux partis politiques, à l’issu de leurs enquêtes, ont présenté mon nom comme candidat gouverneur de Bubanza. Il a fallu cette immixtion de la « main invisible » de l’Armée pour que le jeu soit faussé. Le moins qu’on puisse dire est que cela ne traduit pas l’esprit de l’Accord d’Arusha auquel nous semblons, dans le discours, particulièrement attaché. A qui profite le brouillage ?
Après les différentes péripéties ayant émaillé ma carrière militaire, après surtout l’image d’un « fou » que les prismes déformants des eaux troubles de l’Armée n’arrêtaient pas, malgré mes vaines dénégations, de me renvoyer, j’avais bien besoin de savoir à quoi je ressemble réellement. L’Armée m’avait littéralement « enterré », elle m’avait « fait honneur en me croquant ». le collectif m’a non seulement rendu justice en me « déterrant », mais aussi – comble d’honneur – en me reconnaissant comme un de ses Bashingantahe potentiels.
En nourrissant l’espoir que la reconnaissance sociale qui vient de m’être décernée par le collectif soit la conséquence et la récompense de mon comportement depuis que les différents présidents des associations de développement communal de notre province me connaissent, je crois avoir, sans pudibonderie ni fausse modestie, au moins autant de raisons d’être fier que ceux des officiers de ma promotion qui ont eu l’honneur de passer au grade supérieur ce 1er juillet.
Je termine en vous promettant de ne jamais décevoir la confiance que le collectif m’a témoignée et d’éclairer la fleur d’UBUSHINGANTAHE, par le soleil de l’UBUNTU, et en vous réitérant, Monsieur le Président, mon sentiment de gratitude et de respect.
Herman NDEKATUBANE
Copie Pour information à
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Honorable Membre du parlement Circonscription : Bubanza) |
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Monsieur le Président de l’Association De développement communal |
