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Unhappy Tutsi
By "The New African" (December 2001)
So far the loudest objection to the South deployment
has come from the leader of the Tutsi Amasekanya militia, Diomede Rutamucero. He has
threatened to fight the South African "invasion force".
Rutamucero is no doubt a tough guy. Since he created the Amasekanya (which means "those who stand as rocks")
in 1994, this 45-year-old hydrogeology engineer has been jailed at least 14 times and claims to have
been tortured by President Pierre Buyoya.
In a recent interview with New African in Brussels, Rutamucero said : "We are against this South African
occupation of our country. Therefore we ask peace-loving Burundian people to resist this
occupation which violates our national sovereignty. In the event of violence, Mandela will be held
responsible because he dared send his military to allow these genocide terrorists to get the political
power in our country. In such conditions, the survivors of the genocide have no choice but to
fight".
He continued: "We are not frightened by the South African weaponry. Unlike us, they won't stay forever
in Burundi. And those who committed the genocide will not be able to get protection indefinitely. It may
last 1,000 years, we may die, but we will pass on the list to our children. Their best
protection would be to go before the courts for their crimes".
Other groups, including the UPRONA faction led by Charles Mukasi and Prof Venant Bamboneyeho's
AC-Genocide Association accuse most of the 150 exiled Hutu leaders who started returning home in late
October, of involvement in the 1993 killing of over 50,000 Tutsis.

REPUBLIQUE DU BURUNDI
PA-PUISSANCE-D’AUTODEFENSE-AMASEKANYA
Pour la sixième fois cette année, le régime en place
nous empêche de nous exprimer.
Un mois après l’installation à la tête de l’Etat d’un
régime dominé par les terroristes génocidaires du frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl et leurs alliés,
le Mouvement PA-Puissance d’Autodéfense-Amasekanya s’est vu refusé pour la sixième fois, le droit d’organiser une
conférence publique qui avait pour thème : « La conférence internationale sur les génocides à Kigali
».
Ce refus a été manifesté sous trois formes : Monsieur NTIYANKUNDIYE P. Maire de la ville de BUJUMBURA a
d’abord envoyé une lettre de refus au Président de PA-AMASEKANYA en date du 07/12/2001. Ensuite il a
ordonné très tôt le matin au gérant de l’Hôtel Source du Nil de fermer la salle de
conférence, pour après envoyer les gendarmes armés de fusils pour chasser les
personnes venues participer à la conférence, à 10 h 30.
L’opinion nationale et internationale sait bien que ce que ce Maire écrit, est
un prétexte, mais que les vraies raisons de son refus sont :
1. La volonté de ceux qui nous empêchent de nous exprimer de prouver aux terroristes génocidaires et à
ceux qui appuient leur soutien indéfectible et qu’ils sont fidèles à leur engagement de mater par tous les
moyens ceux qui lèveraient la tête pour dire non à leur plan macabre.
2. La position de notre Mouvement PA-AMASEKANYA est très soutenue par la totalité des citoyens burundais
opposés au génocide des Tutsi et cela fait mal à tous les serviteurs du régime en place à BUJUMBURA qui ne
parvient pas à les enrôler dans sa complicité avec les terroristes génocidaires.
3. Ce régime comme tous les autres qui ont nié le crime de génocide ou qui ont voulu le faire ne ménage
rien pour réduire au silence toute personne ou tout mouvement qui refuse qu’on piétine la mémoire des
victimes.
4. Ceux qui osent empêcher les personnes visées par un génocide de s’exprimer n’ont pas hésité à applaudir et
à s’incliner devant les membres des groupes terroristes génocidaires du Frodebu-Cndd-Fdd,
Palipehutu-Fnl et leurs alliés en date du 1/11/2001. Ils ont même acclamé les troupes
d’occupation étrangère qui sont venues soutenir ces terroristes génocidaires et qui ont érigé leur camp au centre de
la ville de BUJUMBURA.
5. Les personnes qui nous empêchent de nous exprimer sont poussés par un pur négationnisme. Dans leurs
visées ultimes, ils veulent l’abolition de l’histoire. Ils nient non seulement un fait historique qui s’est
produit et qui continue, mais aussi un crime devant être jugé par le droit. La conséquence
tout aussi ultime de cette négation et de ce déni de droit, c’est l’impunité. Le
règne de l’impunité signifie la banalisation et la routinisation du crime, et
donc la normalisation de celui-ci. Et normaliser un crime, c’est aussi normaliser l’éventualité ou la possibilité
de sa reproduction.
6. Les personnes qui nous empêchent de nous exprimer ne raisonnent qu’en termes d’enjeux, d’intérêts,
principalement pour elles mêmes et très accessoirement pour le reste du pays. La politique qui conduit à
consacrer l’impunité, a aussi pour effet la subordination du droit et de la morale aux
intérêts particuliers de quelques personnes. Tous les ciblés par le génocide
des Tutsi peuvent méditer sur cette question : Autour de quels enjeux le négationnisme du
génocide des Tutsi au Burundi tente-t-il de se construire déjà, face à un crime qui est en train
d’être commis au grand jour ?
7. Les personnes qui nous empêchent de nous exprimer mettent en exergue le cynisme de ceux qui détiennent
la puissance d’édicter les normes censées être suivies à la lettre par la population. Le cynisme est
caractérisé par une tentative de banalisation selon un insidieux principe de symétrie qui, à
travers de l’idée de génocides au pluriel, suggère que les Tutsi en sont les
victimes, les Hutu aussi. Donc : Exeaguo , et si tous sont coupables, inutiles
de réclamer la justice pour les uns et pour les autres. Il faut passer à l’amnistie généralisée, reconstruire
ensemble. Autrement dit rester dans la fatalité de l’histoire des guerres civiles à répétition, faire
aboutir le génocide.
8. Le régime en place nous empêche de nous exprimer parce qu’il sait que quand l’opinion publique est mal
informée, cantonnée dans l’ignorance, il est difficile de voir naître et se développer en son sein une
conscience réelle de l’évènement. Et en l’absence de toute conscience,
il ne peut y avoir protestation au mobilisation contre le crime.
PA-Amasekanya appelle le peuple burundais à se mobiliser pour se battre avec détermination pour leurs
droits, pour combattre le négationnisme et démasquer les enjeux de ceux qui mettent en avant l’impunité du
crime de génocide des Tutsi et font tout pour nous empêcher de nous exprimer.
Disons NON à ceux qui donnent la place et tous les droits aux terroristes génocidaires et nous refusent tous les droits et même celui de s’exprimer, de crier au secours.
Tous contre le génocide des Tutsi, nous vaincrons.
Fait à Bujumbura, le 11/12/2001
Pour PA-Puissance-d’Autodéfense-Amasekanya
Ir. RUTAMUCERO Diomède
Président.-

REPUBLIQUE DU BURUNDI
PA-PUISSANCE D’AUTODEFENSE-AMASEKANYA
COMMUNICATION A Mme M.T. KEITA BOCOUM, RAPPORTEUR DES
NATIONS UNIES AUX DROITS DE L’HOMME POUR LE BURUNDI.
Au moment de votre passage à Bujumbura et suite à
l’entrevue que vous avez bien voulu nous accorder, notre Mouvement PA-AMASEKANYA vous
demande de transmettre le message qui suit au Secrétaire Général des Nations-Unies.
1. Notre Mouvement PA-AMASEKANYA attend toujours la suite réservée à la plainte adressée au Haut
Commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme, après que son Président ait été brutalisé par deux
fonctionnaires de l’ONU, toujours en fonction à Bujumbura, en date du 3/04/2001. Il s’agit de
Messieurs Mokhtar Cissé et Guy de Baptista.
2. L’Organisation des Nations-Unies est au courant du génocide des Tutsi en
cours au Burundi depuis Octobre 1993 et sait bien que ce sont les responsables du
parti Frodebu qui en sont les concepteurs, les organisateurs, les planificateurs et les incitateurs
de ce génocide comme le prouve son rapport n° S/1996/682.
3. L’ONU soutient aussi la politique du gouvernement de P. Buyoya composé par les terroristes génocidaires
qui mettent en avant le génocide des Tutsi. C’est un comportement que les rescapés de ce génocide
condamnent. En réalité, l’ouverture ou plutôt la prédominance des organisations génocidaires
aux institutions de l’Etat produit fatalement deux effets d’une rare perversion
: l’amnistie formelle des génocidaires et l’autorisation tout autant formelle à
ces derniers de passer au parachèvement du génocide des Tutsi. C’est ce qui se voit actuellement, un mois
après l’installation, le 1/11/2001 du gouvernement génocidaire, avec la bénédiction de l’ONU. C’est une
grande violation des droits de l’homme.
4. Les rescapés du génocide des Tutsi sont exclus et persécutés parce qu’ils
exigent le respect des droits de l’homme et de la mémoire des victimes, la justice
et le droit à la vie. L’ONU garde un silence complice. C’est un désengagement de l’ONU vis à vis de la
Convention pour la Prévention et la Répression du Crime de génocide. Les rescapés du génocide des Tutsi
continuent à réclamer l’application de cette convention et l’ONU ne veut pas
en entendre parler.
5. Il est évident que le Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl Interahamwe et leurs complices sont
entrain de finaliser leur projet d’extermination des Tutsi. Est ce que l’ONU peut continuer à fermer les
yeux devant une telle catastrophe ? Elle doit condamner ces organisations terroristes génocidaires
ainsi que le Gouvernement en place à Bujumbura qui les soutient.
6. Nous vous demandons vous et l’Organisation que vous représentez de dénoncer cette situation du Burundi où
les personnes responsables du génocide des Tutsi se retrouvent à la tête de l’Etat et où les rescapés sont
privés de tout droit. Ainsi vous aurez contribué à dénoncer la violation des
droits de l’homme au Burundi. Vous aurez aussi contribué à l’arrêt du génocide des Tutsi au Burundi. Le génocide des Tutsi
au Burundi est aussi un génocide contre l’humanité, puisqu’ils en font partie.
Fait à Bujumbura, le 7/12/2001
Pour
PA-Puissance-d’Autodéfense-Amasekanya
Ir. RUTAMUCERO Diomède
Président.-
