RUGAMBA-NET PRESS

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Monsieur NYOGOZI Aloys

B.P.1513

BUJUMBURA

 

RECOMMANDEE

 

                                    - Au Quotidien d’Information NET PRESS

Objet : Démenti de vos Publications à ma charge

 

Messieurs,

            Conformément à la Loi régissant la Presse et les Publications,

            J’ai l’honneur de vous demander de publier et cela sans délai c’est-à-dire dès réception de la présente lettre le démenti en annexe localement au Journal le Renouveau et autres journaux ainsi qu’après de tous vos correspondants à travers le monde entier spécialement auprès du site INTERNET W.W.W.BURUNDI.TODAY.ORG que vous avez utilisé récemment et m’en aviser expressément.

 

Je vous remercie.

 

   Le Plaignant

                                                                                               Aloys NYOGOZI

 

C.P.I. à :

-Son Excellence Monsieur le Ministre de la Justice

-Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Intérieur

-Monsieur le Procureur Général de la République

-Monsieur le Procureur Général près de la Cour d’Appel

-Monsieur le Maire de la Ville de Bujumbura

-Monsieur le Procureur de la République en Mairie de Bujumbura

-Monsieur le Président de la Commission Nationale de la Communication

-Maître Prime YAMUREMYE.

Tous à Bujumbura

-Membres de la famille NYOGOZI au Burundi

-Membres de la Famille NYOGOZI en Afrique

-Membres de la Famille NYOGOZI en Europe

-Membres de la Famille NYOGOZI aux USA

-Membres de la Famille NYOGOZI au Canada

Que chacun se constitue Parti Civile

 

Monsieur NYOGOZI Aloys                                                                   Bujumbura, le 5/6/2001

B.P. 1513

BUJUMBURA

RECOMMANDEE

                                                           - Au Quotidien d’Information NET PRESS

                                                           - A Radio FM BONESHA

 

CONCERNE : Vos Publications et Diffusions du 30 Mai 2001 à ma charge

 

Messieurs,

            Je suis au regret de vous annoncer que vous avez mal agi à mon endroit en publiant et en diffusant des fausses nouvelles. Pour ce faire, vous vous êtes rendus coupables de délits de presse et pourquoi pas de l’infraction d’imputation dommageable prévue et punies par les dispositions de l’art. 178 du C.P.LII.

            En effet, il est dit que je louais une maison sise à NYAKABIGA III ( sans toutefois en indiquer l’adresse ni le propriétaire) et qui servirait de place forte au dévergondage de cinq très jeunes fillles par une catégorie de personnages « hauts-placés » mais non autrement identifiés.

            Il est également rapporté qu’un voisin, encore non identifié, trouvé sur place, au moment où mon domicile était assiégé par la Police, aurait renseigné que des mouvements de va-et-vient de très jeunes filles seraient souvent signalés chez Monsieur NYOGOZI pour se faire débaucher. Je me dois de connaître ce fameux voisin ainsi que l’identité de ces étranges personnes qui se bousculaient à mon domicile alors qu’il était supposé exister une maison de passe à NYAKABIGA III.

            Je défie quiconque fussent - ils NET PRESS ou RADIO FM BONESHA ou même ses parents évasifs, sournois, irresponsables mais combien opportunistes de prouver quoique ce soit à mon endroit à propos de ces imputations méchantes dont le seul but n’était que de porter atteinte à mon honneur et à ma considération et de m’exposer au mépris du public.

            A franchement parler, est-ce que je puisse être poursuivi sur base de l’article 372 du CPLII qui réprime l’incitation à la débauche et à la prostitution? Sur quelle base?

            Art.372 du CPLII

L’art. 372 que nous citons dispose que «  Sera puni de trois mois à cinq ans de Sevitude pénale et d’une amande  de dix mille à cent mille francs quinconque aura porté atteinte aux moeurs en excitant, facilitant ou favorisant, pour satisfaire les passions d’autrui, la débauche, la corruption, ou la prostitution des personnes de l’un ou l’autre sexe âgées ou apparemment âgées de plus de vingt et un ans.

            La peine pourra être portée à dix ans sur la personne sur laquelle aura portée la débauche, la corruption ou la prostitution est âgée ou apparemment âgée de moins de vingt et un ans. En clair et en bref  « Kudandaza abakobwa canke abahangu kubandi bagabo nkanje (CLUB) » alors que vous chantez partout que je suis richissime.

            Où se trouve finalement la logique ?

Qu’entendez-vous par Droit de l’Homme? C’est-à-dire « Agateka ka zina muntu ».

            A s’en référer à cette disposition, mes tourmenteurs devront, s’il faut en rester sur le terrain strictement juridico-légal prouver et établir les trois éléments constitutifs de l’infraction et en particulier l’élément matériel et l’élément légal et surtout le lien causal.

De l’élément matériel

            Vous avez énoncé mes faits dans vos publications et diffusions; vous venez de prendre la connaissance des dispositions légales les réprimant; quels gestes, quels actes aurais-je posé pour exciter, faciliter ou favoriser la débauche, la corruption ou la prostitution de qui? Prenons l’exemple de la maison de sinistre réputation dont je paierais le loyer.

            Cette maison doit avoir un propriétaire, avant de signer le contrat, il doit y avoir eu des pourpalers. De tout cela, il n’en a rien été et pour preuve il y a aucune preuve qui tienne. Les déclarations d’une prostituée ne devraient pas être considérée comme une vérité d’évangile dans la mesure où elles ne sont étayées par aucun élément palpable. Les journalistes que vous êtes auraient dû faire preuve de plus de circonspection.

Elément intentionnel

            Si ces faits et gestes ont été posés, c’était dans quel but? D’après la loi c’est pour satisfaire les passions d’autrui. Ce qui exclut mes propres passions. L’on a l’habitude de dire que Sans intérêt pas d’action ». Quel intérêt avais-je à entretenir une maison de débauche ? Au profit de qui? Pour quel dessein? Il faut prouver et ne pas se contenter des affirmations gratuites.

            Quant au lien de causalité, on en est pas encore là tant que même les éléments clés constitutifs de l’infraction ne sont pas encore établis.

            Par ailleurs, depuis quand, vous, simples organes de presse, êtes-vous habilités à instruire et à qualifier les infractions à charge des citoyens et de publier le résultat de vos investigations quand tout le monde sait que l’instruction est tenue secrète à l’instar de celle qui est en cours.

            Je vous en remercie.

 

                                                                                                       Le Plaignant

 

                                                                                              NYOGOZI Aloys

 

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