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B.P. 6659 BUJUMBURA
COMMUNIQUE DE PRESSE N° 3 DU SYNDICAT SPTT
Le Syndicat "SPTT" vient de nouveau de décider de lever la
suspension de son mouvement de grève ce Mercredi 19 Décembre 2001, suite
à la décision du Directeur Général de l'ONATEL, demandant instamment aux
Directeurs Généraux d'AFRICELL et SPACETEL-BURUNDI de signer les accords
qui risquent de conduire l'ONATEL à la ruine alors que déjà les accords
signés par les Directeurs Généraux de l'ONATEL et TELECEL-BURUNDI sont
revenus au niveau du Conseil d'Administration pour être réétudiés.
Il a de nouveau court-circuité son Conseil d'Administration en
transmettant par ses lettres N° 936 et 937 du 14 Décembre 2001,
respectivement à SPACETEL-BURUNDI et AFRICELL ces textes d'accords, pour
observations et signatures.
En date du 11 Décembre 2001 et en présence de tous les membres du
Conseil d'Administration lors d'une audience auprès de Son Excellence
Monsieur le Vice-Président de la République, le même Directeur Général
avait accepté que lesdits accords signés avec TELECEL-BURUNDI reviennent
au niveau du Conseil d'Administration et voilà qu' après seulement deux
jours d'intervalle, il transmet les mêmes textes aux autres opérateurs, ce
que notre Syndicat qualifie de flagrant délit de mauvaise foi.
Notre Syndicat s'indigne contre de telles actions menées par le
Directeur Général de l'ONATEL qui brille par l'insoucience des intérêts
de l'ONATEL et de toute la clientèle de ce dernier.
Des accords mal négociés
conduisent à la ruine des opérateurs du téléphone fixe :
- Il suffit pour s'en convaincre de se reporter au N° 2134 de Jeune
Afrique/L'INTELLIGENT du 04 au 10 Décembre 2001, qui montre comment la
Société Camerounaise de Télécommunications (Camtel) est en sérieuses
difficultés financières, car avec ces pratiques d'échange de
comptes, Camtel verse presqu'entièrement ce qu'elle perçoit aux opérateurs privés
du téléphone mobile.
La Société Camtel vient d'être contrainte de prendre la décision
de révision de ses tarifs à la hausse ce 26 Novembre 2001, au grand mépris
des
utilisateurs du téléphone, afin de satisfaire aux caprices des opérateurs privés
du mobile.
Faut-il que l'ONATEL saigne sa clientèle pour trouver les fonds
injustement demandés par les opérateurs privés du mobile?
- Le N° 2130 de Jeune Afrique / L'INTELLIGENT du 6 au 12 Novembre
2001, le Secrétaire Général de Telecel International, en la personne de
N'KUBITO YA RUGANGO, se vante d'avoir éliminé le téléphone fixe dans
plusieurs pays africains. Le cas qui nous est le plus connu est celui de l'ex-Zaïre, notre
voisin immédiat, où le téléphone fixe n'existe plus.
En vertu de quelle
technique de gestion peut-on freiner la croissance économique d'une
entreprise que l'on est sensé diriger et continuer à garder cette
position? A moins que l'objectif ne soit une action tendant à conduire
l'ONATEL vers la liquidation.
L'ONATEL est une
société publique dont ses avoirs ne doivent pas être spoliés. Ne
faudrait-il pas un minimum de respect de la chose publique qui doit servir
pour l'intérêt légitime de toute la collectivité?
Le Syndicat SPTT a vu beaucoup d'établissements fermer leurs portes
suite à une mauvaise gestion. Nous pouvons citer à titre d'exemple, mais
sans être exhaustif: LAITERIE CENTRALE DE BUJUMBURA, ONC, EPIMABU, ONIMAC,
ONL, CADEBU, CAMOFI, MERIDIEN BIAO BANK, MINOTERIE DE MURAMVYA, VERRUNDI,
CNI, LES SOCIETES REGIONALES DE
DEVELOPPEMENT (KIRIMIRO, BUYENZI, BURAGANE, RUMONGE, KIRUNDO, etc...),
SUPOBU, ENACCI, ONAMA, ECODI, STB, OTRABU, etc... Ces établissements
peuvent être publics ou privés, la mauvaise gestion ne fait pas de
distinction. C'est pour cette raison, qu'il alerte et prend à témoin toute
personne soucieuse de la bonne marche de la chose publique de contribuer à
l'action de dire non à la spoliation des biens publics car les conséquences
sont incalculables pour l'ensemble de la collectivité nationale.
Fait à BUJUMBURA, le 19 Décembre 2001.
LE SECRETAIRE GENERAL a.i.
KARARUZA Augustin.-
