RUGAMBA-NET PRESS

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Organisation pour la Promotion et la Protection des Droits de la Femme et de l’Enfant « O.P.P.D.F.E. »

NGO in consultative status with the Economic and Social Councilof the United Nations.

 

DECLARATION DE L’OPPDFE

 

A l’occasion de la visite au BURUNDI de Madame Marie-Thérèse KEITA BOCOUM, Rapporteur Spécial sur la situation des Droits de l’Homme au Burundi, l’Organisation pour la Promotion et la Protection des Droits de la Femme et de l’Enfant, « OPPDFE », porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale ce qui suit :

1. Les différents crimes commis au Burundi, particulièrement depuis la crise d’octobre 1993, sont à l’origine des malheurs et souffrances innommables qu’endure le peuple burundais en général et les femmes et les enfants en particulier.

2. L’OPPDFE reste convaincue que seul l’arrêt de la guerre et des tueries sauvages des populations innocentes, ainsi que la mise en application des Accords de paix d’Arusha constituent la seule voie de retour à la paix et, en définitive, à la cessation des malheurs de toutes ces populations.

Pour ce faire, l’OPPDFE demande ce qui suit :

1. Aux Nations Unies, l’OPPDFE demande :

la mise sur pied de la Commission Internationale d’Enquête pour faire la lumière sur tous les crimes commis depuis l’Indépendance car elle s’avère être la seule institution acceptée de façon consensuelle par tous les protagonistes.

la création d’un Tribunal International d’Enquête car il est le seul à pouvoir juger équitablement ces crimes.

une fois la paix retrouvée, l’OPPDFE demande à la communauté internationale d’aider le Gouvernement burundais dans la mise sur pied d’une Commission « Vérité et Réconciliation » car ce n’est que par le pardon mutuel que le peuple burundais arrivera à une paix et une coexistence pacifique véritable et durable.

2. Au Gouvernement burundais, ‘OPPDFE demande ce qui suit :

Faire tout ce qui est en son pouvoir pour que les Accords de Paix d’Arusha entrent rapidement dans leur phase opérationnelle.

Identifier et mettre sur pied toutes les mesures d’ordre judiciaire de nature à mettre fin aux tortures régulièrement subies par les justiciables dans les cachots, prisons et autres lieux de détention du pays.

De façon particulière, prendre toutes mesures utiles pour mettre fin aux violences contre les femmes, filles mineures et enfants dans les camps de déplacés, dans les zones régulièrement traversées par les groupes armés et ailleurs.

Prendre toute mesure de nature à permettre le retour dans leurs foyers des milliers de femmes et d’enfants qui souffrent dans les camps de déplacés.

Mettre fin au recrutement forcé des enfants et jeunes de moins de 18 ans pour appuyer aussi bien les forces régulières de sécurité que les rebelles.

Prendre toutes mesures utiles pour que la justice soit appliquée dans toute sa rigueur et son équité. Ceci doit être particulièrement d’application pour les dossiers en rapport avec les crimes de génocide en cours afin de préparer et de donner des bases solides au processus de réconciliation.

L’OPPDFE réaffirme sa détermination a dénoncer toutes formes de violation des droits de l’homme en général, de la femme et de l’enfant en particulier, que ce soit par l’emprisonnement illicite, la torture, les violences sexuelles et autres, l’exercice inéquitable de la justice et autres.

 

Fait à Bujumbura, le 7 Juillet 2001

Fabien NKURUNZIZA

Président et Représentant Légal de

l’OPPDFE.

 

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