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REPUBLIQUE
DU BURUNDI
PA-PUISSANCE
D’AUTODEFENSE-AMASEKANYA
L'accord
d’Arusha du 28/08/2000 est un soutien au génocide des Tutsi au Burundi.
L’accord
d’Arusha est une trahison pour le peuple burundais épris de paix. Il donne
raison aux associations dont PA-Amasekanya qui ont refusé de se rendre à
Arusha pour amnistier les terroristes génocidaires du Frodebu et ses alliés.
Sans vouloir vous parler de toutes les violation de la loi et la morale que
contient cet accord de la trahison, nous voudrions vous montrer quelques-unes.
- L’article
premier à la page 3 précise bien que cinq protocoles et annexes font
parties de l’Accord d’Arusha. Nulle part n’est précisé les réserves
formulées par les partis dits Tutsi (G10) et d’ailleurs les partis Hutu
G7 n’ont pas accepté ses réserves comme partie intégrante de l’Accord,
ils ne les ont pas signées.
- L’article 2
dit que : " les parties s’engagent à s’abstenir de tout
acte ou comportement contraire aux dispositions du présent Accord et à ne
ménager aucun effort pour veiller à ce que ces dispositions soient
respectées et appliquées dans leur lettre et dans leur esprit et dans l’ensemble… "
- L’article 4 de
la page 4 précise bien que " l’Accord entre en vigueur à la
date de sa signature. " Signer l’Accord tel conçu veut dire qu’on
accepte tout le contenu se trouvant dans les parties de l’article 1er.
CHAPITRE
1ER :
Nature
et causes historiques du conflit.
C’est à la page
16 article 3 point 3 qu’apparaît la négation et l’occultation du
génocide des Tutsi conçu, planifié, organisé et exécuté par les
génocidaires Hutu depuis 1965. Il dit : " les parties
reconnaissent que des actes de génocide, des crimes de guerre et d’autres
crimes contre l’humanité ont été perpétrés depuis l’indépendance
contre les communautés ethniques Hutu et Tutsi du Burundi. "
Ce passage sème la confusion, jamais il n’y a eu de génocide des Hutu au
Burundi ! C’est un faux équilibrisme. Un génocide ne peut pas se
justifier par un autre.
L’article 6 de
la page 18 parle notamment de la lutte contre l’impunité des crimes.
" La prévention, la répression et l’éradication des actes de
génocide, des crimes de guerre … " Comment un Accord qui regroupe
des criminels responsables de génocide, qui les amnistient peut parler de les
punir ?
L’article 6
point 10 demande une Commission d’Enquête judiciaire Internationale sur le
génocide, les crimes de guerre…. " Alors que le rapport n°
S/1996/692 qui accuse le Frodebu du génocide des Tutsi de 1993 est
sérieusement ignoré par l’Accord d’Arusha. Le seul endroit où on parle
de ce rapport est au point 10, 2, " la commission se servira de tous
les rapports existant déjà à ce sujet, notamment le rapport Whitaker de
1985, le rapport des ONG de 1994, le rapport de 1994-95 des ambassadeurs
Siméon Aké et Martin Houslid, ainsi que le rapport de la Commission
Internationale d’Enquête des Nations Unies de 1996. " Oui des
commissions et des commissions pour permettre les génocidaires de s’auto-amnistier.
Pourtant certains partis avaient juré qu’ils ne signeront pas, tant que le
rapport S/1996/682 ne sera accepté. Quelle parole ! L’Accord d’Arusha
ignore l’importance de ce rapport pour amnistier le Frodebu et ses alliés.
Ce n’est pas une autre commission qu’il faut mais l’adoption du rapport
S/1996/682 par le Conseil de Sécurité de l’ONU.
A l’article 6
point 11, l’Accord d’Arusha nie purement et simplement l’existence du
génocide des Tutsi au Burundi. Il dit : " la demande par le
Gouvernement du Burundi, de l’établissement, par le Conseil de Sécurité
de l’ONU, d’un tribunal pénal international chargé de juger et punir les
coupables, au cas où le rapport établirait l’existence d’actes de
génocide, des crimes de guerre et autres crimes contre l’humanité. "
Les membres de G10 qui ont signé affirment qu’ils ont obtenu que le rapport
des Nations Unies soit en bonne place. Quel mensonge ! Quelle
naïveté ! Cet article montre que tous les signataires nient encore une
fois le génocide des Tutsi déclenché par le Frodebu en 1993 et qui
continue.
L’article 7
point 18 -g, prévoit la création d’un poste de médiateur d’Etat
(Ombudsman) qui n’est autre que Harroy de l’an 2000. La mise sous tutelle
du Burundi, 38 ans après l’indépendance ! Quelle
recolonisation !
L’article 7
point 19 parle de " la répartition et la redistribution équitable
des ressources nationales dans tout le pays " cela sent le Mugabisme
ou le Ndandayisme.
L’article 8 du
point 1. page 23 parle de " la création d’une commission
nationale pour la vérité et la réconciliation qui ne sera pas compétente
pour qualifier les actes de génocide, les crimes contre l’humanité et les
crimes de guerre. Elle sera chargée d’enquêter, d’arbitrer, de
réconcilier et clarifier l’histoire. Les membres de la commission sont
nommés par le Gouvernement de transition. " C’est une commission
qui sera dominée par les génocidaires et leurs complices comme on le verra
plus loin.
Protocole
II : Démocratie
et bonne gouvernance.
L’article 1er
point 1 page 26 dit que : " Tous les burundais sont égaux en
mérite et en dignité. Tous les citoyens jouissent des mêmes droits et ont
droit à la même protection de la loi. Aucun burundais ne sera exclu de la
vie sociale, économique ou politique de la nation …. " C’est
ridicule quand on sait que le pouvoir en place, la médiation d’Arusha et la
partie de la communauté internationale qui soutient cette amnistie des
génocidaires tiennent à exclure et marginaliser tous les burundais qui sont
catégoriquement opposés aux négociations d’Arusha qui amnistient les
génocidaires.
C’est dans l’article
6 point 7 page 32 qu’on glisse cette construction pour amnistier les
génocidaires et autres criminels. " Les membres de l’Assemblée
Nationale et du Sénat ne peuvent être poursuivis, faire l’objet d’un
mandat d’arrêt, être appréhendés ou détenus ou encourir une peine pour
des actes accomplis ès qualités ".
L’article 15
point 3 page 44 parle des membres de l’Assemblée Nationale qui s’amnistient
dans l’Accord : A l’alinéa (a) " les membres de l’Assemblée
Nationale élus en 1993 conservent ou reprennent leurs sièges ". A
l’alinéa (b) on dit que " l’Assemblée Nationale de Transition
est élargie afin que chacun des partis participants qui ne sont pas
représentés en vertu de l’alinéa (a) ci-dessus ait droit à au moins
trois sièges ". On a signé pour une Assemblée Nationale dominée
par les génocidaires, pour concrétiser le génocide en cours.
L’article 22
point 2 page 53 donne trois pouvoirs très dangereux à l’Assemblée
Nationale. L’alinéa (a) montre encore une fois aux partis de G10 qui ont
émis des réserves que " dans un délai de quatre semaines l’Assemblée
Nationale adopte le présent protocole en tant que loi suprême sans aucun
amendement de fond à l’Accord. " Cela veut dire qu’après la
signature du 28/08/2000 il n’y a pas de place pour les réserves. A l’alinéa
(b) " l’Assemblée Nationale a le droit d’abroger les
dispositions de tout texte législatif empêchant la liberté politique ou
faisant obstacle à l’application du présent protocole. " A l’alinéa
(c) " elle adopte (aussi quatre semaines après) les textes
législatifs nécessaires pour accorder, l’immunité provisoire à l’égard
de toute poursuite au titre des crimes à mobile politique commis avant la
signature de l’Accord. " Et on vous raconte que c’est un accord
qui arrange les rescapés du génocide des Tutsi !
L’article 7
point 1 parle du " Président de la République qui est élu au
suffrage universel direct." On voit que le monde électoral ethnique
reste.
l’article 20
point 10 parle d’un premier Président de la période post-transition élu
par l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis à la majorité de deux
tiers. On notera que dans l’accord d’Arusha les deux organes sont dominés
par les partis génocidaires.
L’article 12
parle des objectifs de la transition qui sont entre autre, alinéa (d)
" d’appliquer les mesures et arrangements relatifs au
rétablissement de la paix, à la cessation des hostilités et à la création
d’une armée professionnelle loyale au Burundi ". On peut se
demander quel type d’armée a le Burundi actuellement. A l’alinéa (f)
" de mettre en œuvre les mesures et d’entreprendre les réformes
liées au système judiciaire, à l’Administration et aux corps de défense
et de sécurité conformément à l’Accord. " C’est le programme
du Frodebu de 1993 qui revient. (Gususurutsa).
L’article 15
point 13 dit que : " Pendant la période de transition, il est
constitué un Gouvernement de transition d’union national largement
représentatif, composée de représentants des différents partis , plus de
la moitié et moins des trois cinquième des portefeuilles ministérielles
étant répartie entre les parties du groupe G7 " L’Accord
prévoit pour le Burundi un Gouvernement dominé par les terroristes
génocidaires, en d’autres termes l’amnistie des génocidaires et la
poursuite du génocide des Tutsi.
L’article 17
alinéa (b) dit que : " afin de redresser les déséquilibres
ethniques que présente le secteur judiciaire burundais, pendant et après la
période de transition, il est créé des établissements de formation à l’intention
des agents du système judiciaire, la formation accélérée est
favorisée ". C’est une formation accélérée des bourreaux pour
juger les victimes restantes.
Les associations
ayant un caractère de milice sont interdites à l’article 19 point 1. Les
signataires se moquent des Burundais. Des milices du Frodebu-Cndd, Palipehutu,
Interahamwe et autres signent les Accords pour leur amnistie et ils ont le
culot de signer que les milices sont interdites.
A l’article 22
point 10 page 55, tous les génocidaires s’auto-amnistient :
" … en tout état de cause, aucun réfugié, rapatrié ou
mandataire politique ne peut être arrêté ou inculpé pour un crime à
caractère politique commis avant la signature de l’Accord, jusqu’à la
mise en place du Gouvernement de transition. " Encore une fois l’amnistie
des génocidaires du Frodebu et ses alliés.
Protocole
III : Paix
et sécurité pour tous.
L’article 1er
point 9, 10, 11 et 12 à la page 59 prennent pour les burundais pour des
idiots qui ne sont pas à mesure de juger ce que les gens sont capables de
faire ou ceux qu’ils soutiennent. Sinon comment ils peuvent, avec ce qu’ils
soutiennent écrire ce qui suit :
Point
9 : " La constitution de milices et d’organisations terroristes
et génocidaires ainsi que les pratiques du terrorisme et du génocide et l’incitation
à ces pratiques sont interdites ". Bien sûr en refusant de parler du
génocide des Tutsi conçu, planifié, organisé et exécuté par le Frodebu et
ses alliés à partir d’octobre 1993, on ignore et on couvre les organisations
terroristes génocidaires du Frodebu , Cndd, Fdd, Palipehutu et autres. Comment
un Accord qui protège ces organisations terroristes génocidaires peut
prétendre les interdire ?
Point
10 : " Les organisations politiques doivent favoriser l’inclusion ;
toute exclusion pour des motifs de nature ethnique, de sexe, de religion ou de
région est interdite ". Encore une fois ces signataires ignorent qui
ils sont et avec qui ils sont . La personne à la tête de la liste des
signataires, le Président Buyoya ne rate jamais une occasion pour montrer sa
volonté de combattre par tous les moyens tous les rescapés du génocide qui
sont contre son processus d’Arusha. Tout le temps il incite la population à
le suivre dans cette voie. Cet Accord d’Arusha est un Accord qui soutient les
terroristes génocidaires et qui exclut les rescapés du génocide et les autres
burundais non-acquis à l’idéologie du génocide. Qu’est-ce que les
Présidents Buyoya et Mandela font envers les associations de l’Accord-Cadre
pour la Restauration d’un Etat de droit au Burundi ? Ils les combattent
par tous les moyens, les excluent, les marginalisent… .
Point
11, " le développement des idéaux de paix et d’unité nationale
est promu au sein des organisations politiques, et la propagation des
idéologies d’exclusion, de racisme et de génocide est interdite ".
Ces signataires ne peuvent pas nous dire qu’ils ne savent pas l’idéologie
génocidaire développée par le Frodebu et ses alliés et que ce sont ces
mêmes personnes à qui l’Accord confie la majorité dans le Gouvernement
nationale, la justice et ailleurs.
L’article 14
alinéa (b) à la page 69 parle de la composition de l’armée nationale
après la signature de l’Accord : " la force de défense
nationale comprend les membres des forces armées burundaises et les combattants
des partis et mouvements politiques en place au moment de la
restructuration de l’armée, ainsi que d’autres citoyens désireux
d’en faire partie ". Quelle armée qui sera composée d’une
partie génocidaire ? C’est une armée qui n’existera pas purement et
simplement, la partie pourrie contaminera l’autre et le génocide sera
complet. Même le Chef du pouvoir en place avait dit, il n’y a pas
longtemps, qu’il n’est pas question de faire entre les groupes terroristes
génocidaires dans l’armée nationale. Pour nous ces génocidaires doivent
être traités de la même manière dans le monde entier, comme on le fait au
Rwanda, en Sierra Léonne, en Yougoslavie, au Cambodge, en Allemagne et
ailleurs.
L’article 14
alinéa (e) page 63 constitue une moquerie de plus envers le peuple burundais.
Il dit : " les membres des forces armées burundaises reconnus
coupables d’actes de génocide, de coup d’Etat, de violations de la
Constitution … les combattants des partis et mouvements politiques reconnus
coupables de crimes de même nature ne sont pas non plus acceptés dans la
force de défense nationale ". Maintenant le peuple burundais
comprend pourquoi on n’a pas voulu mettre sur pied la loi sur le génocide
et juger les génocidaires. La justice n’ayant pas eu lieu personne n’est
reconnu coupable de ce crime. Quelle malignité ! On notera que la même
moquerie revient à l’article 14 point 2 alinéa (d) en ce qui concerne la
police nationale.
L’article 16
point 4 page 73 veut dire que pas seulement l’armée soit dirigée par des
génocidaires mais juge que ces derniers sont suffisamment capables qu’ils
ne sont pas obligés de suivre la formation prévue dans l’armée nationale.
Il dit : " pour résorber rapidement les déséquilibres dans
le commandement, une formation accélérée d’officiers et sous-officiers
parmi les combattants des partis et mouvements politiques est entreprise dans
le pays et à l’étranger dès le début de la période de
transition ". On aura alors une armée dirigée par les
génocidaires formés au rabais et les militaires bien formés iront s’occuper
de l’agriculture et de l’élevage en attendant la solution finale de la
question tutsi.
L’article 21
parle de la démobilisation, le point 1 dit que : " la
démobilisation débute après la signature de l’Accord, conformément au
calendrier d’application ". Le point 10 du même article mentionne
qu’il est fait appel à la communauté internationale afin qu’elle apporte
son assistance au processus de démobilisation. " Ce n’est autre
chose que l’intervention étrangère.
L’article 25
point 2 -c parle de la cessation des hostilités qui implique " la
libération de tous les prisonniers politiques, la fermeture de tous les camps
de regroupement forcé, le respect des droits et libertés civiles et
politiques à dater de la signature de l’Accord ".
L’article 27
alinéa (f) parle du cantonnement qui s’effectue en deux étapes :
- La première
étape porte sur le cantonnement des militaires du Gouvernement actuel dans
leurs casernes ;
- La deuxième
étape porte sur le cantonnement des militaires des autres parties armées
dans les sites préalablement identifiés et aménagés.
L’article 27
point 5 parle de la force internationale de maintien de la paix qui ne sera
autre chose qu’une force pour désarmer l’armée nationale et soutenir les
génocidaires.
Cet
alinéa dit : " la force internationale de maintien de
la paix a pour mandat de vérifier l’application des dispositions figurant
dans le présent chapitre. En plus de ses fonctions de vérification, la
force peut être appelée par la commission du cessez le feu à fournir,
selon qu’il convient, une assistance et un appui au processus
d’application ". Comme il a été au Rwanda avec les
forces de la MINUAR.
En
conclusion l’Accord d’Arusha signé le 28/08/2000 est un nouveau pas dans
la concrétisation du génocide des Tutsi. C’est une négation de plus de ce
génocide. C’est une auto-amnistie de tous les terroristes génocidaires du
Frodebu et ses alliés. C’est une neutralisation de toutes les institutions
de l’Etat : le Gouvernement, l’Assemblée Nationale, l’Armée, la
justice et toute l’administration. C’est le programme du Frodebu de 1993
qui refait surface. C’est une mise sous-tutelle de la Nation burundaise.
PA-Amasekanya
appelle tous les burundais épris de paix (civils et militaires toutes ethnies
confondues ) de refuser par tous les moyens cet accord-trahison
qu’on tient à nous imposer par tous les moyens.
Tous
unis contre le génocide des Tutsi, nous vaincrons
.
Fait
à Bujumbura, le 06/09/2000
PA-PUISSANCE
D’AUTODEFENSE-AMASEKANYA
Ir
RUTAMUCERO Diomède.
PRESIDENT.-