RUGAMBA-NET PRESS

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REPUBLIQUE DU BURUNDI

PA-PUISSANCE D’AUTODEFENSE-AMASEKANYA

 

ATTENTION !!! ATTENTION !!! ATTENTION !!!

 

Officiers, Sous-officiers, Caporaux et Soldats n’acceptez pas la démobilisation.

 

Comme à l’accoutumée, PA-Amasekanya s’est informé pour vous. Le sujet est tellement important que tout citoyen devrait en prendre connaissance. Cette sonnette d’alarme est spécialement adressée aux militaires qui sont préoccupés par l’avenir du Burundi mais qui auront comme seule récompense la démobilisation, le désarmément et la mort.

 

Chers vaillants combattants à qui on a empêché de combattre, tout est déjà mis en place pour que vous soyez démobilisé. Le pouvoir en place a décidé ainsi.

 

Eh oui, pour certains de nos compatriotes, il paraît qu’il faut d’abord démobiliser les forces de l‘ordre pour qu’il y ait la paix ensuite ! Quoi de plus normal, dans un pays où tout tourne à l’envers. Que les burundais ne s’en étonnent pas, il s’agit de l’aboutissement normal du processus de paix " entamé par le gouvernement en place, mais qui n’est autre qu’un processus de génocide des Tutsi

 

En faisant un petit retour en arrière, vous vous rappelez sans doute des négociations de San Egidio entre ce qu’on a appelé " Gouvernement en place au Burundi " et le Conseil pour la Défense de la Démocratie (CNDD). A cette époque, Monsieur Ndimira Firmin avait juré que ces négociations n’existaient pas.

 

Quatre jours plus tard, le mensonge du Premier Ministre était mis à nu. En effet, sur la voix des ondes de Radio Burundi, le Major-Président avaient décidé d’annoncer à son peuple que des pourparlers entre le Gouvernement burundais et le CNDD avaient bien lieu à San Egidio. Ainsi, le Premier Ministre qui avait raté l’occasion de dire la vérité venait d’être démenti par son patron. Sous d’autres cieux, cela s’appelle un désaveu et mérite ni plus ni moins une démission.

 

Les raisons de cette révélation du Président sont bien connues de tout le monde. Comme le procès-verbal de la rencontre entre le Gouvernement et le CNDD du 27 février au 10 mars 1997 circulait dans tout Bujumbura depuis belle lurette, les négociations secrètes de San-Egidio n’étaient devenues qu’un secret de Polichinelle.

 

Par ce fameux procès-verbal, nous avons appris que la médiation était dirigée par Monsieur Andrea Riccardi et Matteo Zuppi (l’ami de Léonce Ngendakumana) représentant la communauté de San Egidio. La délégation du Gouvernement était conduite par Bernard Barandereka et celle du CNDD par Léonce Ndarubagiye. Le Colonnel Nkurunziza Alfred faisait également parti de la délégation du Gouvernement.

 

Plus tard, ce même Matteo Zuppi était désigné Président de la Commission III : Paix et Sécurité pour Tous au niveau des négociations d’Arusha. Comme par enchantement, le Colonel Nkurunziza à son tour, était nommé Ministre de la Défense Nationale. Apparemment, tous les ingrédients étaient réunis pour démanteler efficacement l’Armée burundaise.

Dieu merci ! le quotient intellectuel du Colonel ne lui a pas permis de garder son portefeuille de la Défense Nationale pendant longtemps pour accomplir la " mission possible ", celle de démolir l’armée nationale.

 

Pour dénoncer ces négociations de la honte de San Egidio, PA-Amasekanya avait crié haut et fort et s’était érigé contre cette haute trahison du pouvoir en place. Nulle part au monde (sauf au Burundi bien sûr), on a jamais accepté des négociations avec des génocidaires.

 

A la question de savoir pourquoi ces négociations n’avaient pas été portées à la connaissance du peuple burundais, le Major-Président avait répondu que si le peuple burundais en avait été informé auparavant, il n’allait pas être d’accord. Ceci montre à suffisance que le peuple ne peut plus accepter du n’importe quoi.

 

L’exemple est encore très récent, car lors des campagnes de sensibilisation aux négociations d’Arusha, le peuple burundais avait dit non à ces pourparlers avec les génocidaires et il continue à dénoncer cet accord de la trahison bien que contraint au silence.

 

Appuyé par des patriotes épris de paix, PA-Amasekanya a une fois de plus montré au peuple burundais que lesdites négociations d’Arusha étaient de tous les dangers. Malheureusement notre cri d’alarme ne pouvait être entendu par le pouvoir de Bujumbura dominé par le Frodebu. Au contraire, les responsables de PA-Amasekanya n’ont bénéficié que de la diabolisation, des réprimandes et emprisonnements arbitraires.

 

Ainsi les négociations d’Arusha ont fait leur chemin pendant plus de 24 mois avec de faux négociateurs que nous avions baptisé charognards qui n’attendaient que le partage de la bonne chair.

 

Ce n’est un secret pour personne, la soi-disant classe politique burundaise se rendait souvent à Arusha non pas pour le bien du peuple burundais mais plutôt pour la satisfaction de leur ventre. Les faits sont têtus et ils sont là pour le montrer. A la question de savoir les problèmes qui entourent les négociations, un Président d’un parti avait répondu que les plus grands problèmes étaient principalement de deux ordres :

 

  1. Les perdiem perçus tardivement et de façon non équitable,
  2. le déplacement de toute la " classe politique burundaise " dans un même avion.

 

Voilà en gros les préoccupations majeures de la grande partie des négociateurs d’Arusha. A la fin des négociations qui auront duré deux bonnes années, les mêmes négociateurs viennent de se rendre compte que les burundais épris de paix avaient raisons de refuser des négociations avec les génocidaires.

 

Au bout de deux ans de fausses négociations, la montagne vient d’accoucher d’une souris. En effet, à un mauvais début, on devrait logiquement s’attendre à une mauvaise conclusion. Comment penser un seul instant aboutir à une bonne négociation avec de faux négociateurs.

 

Pour un observateur avisé, trois éléments essentiels pouvaient aider à prédire les résultats auxquels ces négociations allaient aboutir :

 

  1. Identification de véritables négociateurs. Aucune négociation pour la paix ne peut associer les terroristes génocidaires et leurs complices.
  2. La terre d’accueil des négociations. La Tanzanie étant une base arrière des terroristes génocidaires qui attaquent le Burundi, elle ne pouvait en aucune façon prétendre être un pays neutre pour les négociations.
  3. Le médiateur et l’équipe de la médiation. Tout le monde connaît le caractère partisan de l’équipe de la médiation. Or, comme cette équipe est restée inchangée après la mort de Mwalimu Nyerere, on comprend aisément les positions actuelles de l’ex-Président Mandela.

 

Malgré toutes ces incohérences et contradictions, les négociations de la honte ont continué deux années durant pour aboutir enfin à une note d’incompréhension. La raison est simple, les négociateurs avaient unanimement décidé de passer sur les questions essentielles. Pour certains, il fallait continuer à empocher des " billets verts " le plus longtemp possible et sans rien faire, tandis que pour d’autres, il fallait éviter les grandes questions qui risquaient de les disqualifier. Sinon, comment peut-on imaginer des négociations sans aborder la question du génocide et sans arrêter la guerre qui tue des innocents ?

 

Tout le monde aura constaté que l’issu des négociations n’a été qu’un véritable fiasco. En effet, les fameux négociateurs sont allés jusqu’à ne pas s’entendre sur le titre du document sanctionnant les négociations inter-burundaises. Raisonnablement, ils n’ont pas eu le courage de parler d’accord de paix car ils n’avaient pas pu ni s’entendre sur cette paix, ni la ramener.

 

Ainsi, en jonglant avec la langue de Molière, ils ont eu le génie de changer le titre du document sans pourtant changer le contenu. Le document fut baptisé " Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi ". Ici la remarque à faire est que l’ancienne version " Accord de Paix " a été remplacée par la nouvelle version " Accord d’Arusha ". Comme pour dire : aucune paix ne peut provenir d’Arusha. Là-dessus, les Rwandais en savent quelque chose.

Un nouveau titre collé sur un contenu tout à fait différent, cela signifie que l’accord n’est qu’une coquille vide.

 

Pourtant une partie des négociateurs se bousculait pour signer lesdits accords alors qu’une autre partie faisait semblant de les bouder. En effet, le G7 avait déclaré qu’il signerait les yeux fermés pendant que le G10 disait qu’il était hors de question de signer. A l’époque où le document comptait 109 pages, Monsieur Libère Bararunyeretse, supposé représenter le G10 avait déclaré au cours d’une émission radio-difusée que sous sa forme, le document était trop volumineux pour s’appeler accord et par conséquent, le G10 n’allait pas y apposer sa signature. Curieusement, l’homme plein de contradictions a été parmi les premiers à signer sur un document de 178 pages sans l’avoir lu.

 

Le manque de constance et de cohésion au sein du G10, initialement appelé G8 ne pouvait rien présager de bon. La grande majorité des membres de ce groupe se battaient plus chacun en ce qui le concerne, pour le positionnement de son parti plutôt que pour l’intérêt général. Il faut rappeler que sur les 10 partis composants le G10, tous sauf deux avaient soutenu et participé à la convention du gouvernement qui a été incapable de ramener la paix.

 

Après la signature de cet Accord, la question qu’on peut se poser est la suivante : s’agit-il d’ " Accord " ou de " Désaccord " ? Il est fort probable que ce soit un " désaccord " car certains signataires disent que les négociations sont terminées et qu’il ne reste que la mise en application de l’accord, alors que d’autres déclarent haut et fort qu’il s’agit d’un pas vers de véritables négociations. Dans ces conditions, PA-Amasekanya pense qu’il s’agit d’un marché de dupes !

 

Tout au long des pourparlers, les négociateurs se sont accordés pour dire que le mal burundais n’est pas ethnique mais plutôt politique. Bizarrement, le traitement de cette question a été plus ethnique que politique. La formation des groupes G7 pour soi disant représenter les intérêts Hutu et G10 pour soi-disant représenter ceux des Tutsi en dit long.

 

De plus, on nous a toujours dit que dans de bons accords, il n’y a ni gagnant, ni perdant. Cependant, nous nous sommes rendu compte que ceux qui acceptent de signer les yeux fermé avaient tout gagné au moment où les autres avaient tout perdu. En effet, le G7 vient de réussir trois choses essentielles :

 

  1. Faire enterrer la question de génocide, des Tutsi et amnistier les génocidaires
  2. Maintenir à l’Assemblée Nationale les parlementaires de 1993, (pour la plupart accusés de crime de génocide)
  3. Démolir l’armée burundaise et mettre sur pieds une armée de terroristes génocidaires.

 

Quant au G10, il ne s’est contenté que des " réserves " qui n’ont aucune place dans cet accord et qui ne serviront certainement à rien.

 

Maintenant que l’accord est scellé l’étape suivante sera la démobilisation qui signifie, la démolition de l’armée nationale. Pour nous distraire, les politiciens nous diront qu’on en est pas encore au stade de la démobilisation et que les spécialistes concernés se pencheront sur la question le moment venu.

 

A ce sujet, PA-Amasekanya s’est renseigné et tient à informer tous les patriotes épris de paix en général et les militaires qui sont les plus concernés par cette démobilisation en particulier. Qu’on ne trompe plus personne, les choses sont très avancées et des dispositions nécessaires ont été prises pour la réussite de ladite démobilisation.

A cet effet, un document intitulé : " Identification des possibilités de réinsertion Socio-Professionnelle des Démobilisés dans le Cadre du Conflit Burundais " est sorti au mois de mai 2000.

 

Ce document a été élaboré à l’issu d’une étude commanditée par l’Ambassade de France au Burundi et réalisée par des consultants burundais, qui pour des raisons faciles à deviner n’ont pas voulu révéler leurs noms. Par le biais de l’Ambassadeur de France au Burundi, l’étude a été adressée au Ministre Burundais des Relations Extérieures et de la Coopération pour faire suivre le dossier.

 

En réalité, ce gros document d’environ une soixantaine de page ne vise qu’un seul objectif : la démolition de l’armée burundaise. Comme les français ne vont jamais droit au but, ils sont passés par le verbiage pour noyer le poisson. Pour cette raison, des informations n’ayant pas de rapport direct avec la démobilisation occupent presque les trois quarts du document.

 

Le parti pris de cette étude est déjà perceptible au niveau de l’introduction. En témoigne les phrases qui suivent : " Au cours de ces cinq dernières années, l’armée burundaise a vu ses effectifs doubler, voire même tripler, entraînant bien entendu des conséquences financières insoutenables dans les prochaines années. Il faudra en démobiliser une partie ".

 

Concernant l’autre partie, (celle des terroristes-génocidaires) il est dit : " les combattants des divers mouvements rebelles ne pourront pas accepter de faire les frais de la démobilisation, un accord de paix viable devra absolument prévoir leur réinsertion sociale et professionnelle dans le pays ".

 

Comme vous l’aurez compris, il est prévu la démobilisation pour l’armée burundaise, tandis qu’on parle de la réintégration au sein de l’armée nationale pour les terroristes-génocidaires. Donc, pour très bientôt, les moutons et les loups seront dans une même bergerie.

 

Pour mener à bien son étude, le consultant s’est d’abord penché sur la typologie et le nombre des futurs démobilisés. Mais cela dépendra des effectifs qui seront retenus pour composer la nouvelle armée nationale après l’accord de paix.

Mais qui sont ces futurs démobilisés ? Selon l’étude, il existe deux catégories :

 

  1. les candidats à la démobilisation volontaire en provenance des groupes des combattants,
  2. les candidats à la démobilisation volontaire en provenance de l’armée nationale.

 

Concernant le premier groupe, l’étude affirme ne pas disposer d’élément statistique et démographiques de ce groupe et préconise qu’une attention particulier devrait concerner les réfugiés de 1972 qui vivent dans les villages tanzaniens.

 

Quant au deuxième groupe, les effectifs, les informations socio-économique ainsi que les informations générales sur la structure de l’armée burundaise sont bien connus. Ainsi, des données en rapport avec l’ancienneté à l’armée, les salaires annuels et les niveaux d’études sont disponibles pour toutes les catégories et tous les grades, c’est-à-dire du Colonel au Deuxième classe.

 

D’ores et déjà, on peut remarquer que les seuls renseignements disponibles sont ceux de l’armée nationale et rien sur la rébellion. Quoi de plus normal puisque les éléments de l’armée sont les seuls candidats à la démobilisation au moment où les combattants rebelles sont plutôt candidats à la réintégration !!!

 

Pour la bonne marche de ce dossier, des propositions qualitative de réinsertion des démobilisés ont ainsi été explorés dans les domaines suivants : le milieu rural, la fonction publique, la police de proximité, l’auto-réinsertion.

 

A ce propos, il est dit en substance que les combattants actuels candidats à la démobilisation, exigeront sûrement et préalablement que leurs familles soient bien réinstallées au Burundi dans le milieu rural.

 

Du côté de l’armée, il est raisonnable de penser que la très grande majorité des hommes de troupe choisiront la réinsertion dans le monde rural vue leur niveau d’étude. En effet, la très grande majorité des militaires de l’armée gouvernementale possède leur propre lopin de terre.

 

Ce que ce consultant n’a pas voulu sciemment mentionner est que la grande majorité des militaires à envoyer en milieu rural n’ont plus de chez-eux depuis octobre 1993 et que leurs terres sont pour le moment occupées par les terroristes-génocidaires qui ont exterminé leur famille.

 

 

Pour ce qui est du soutien financier dont le démobilisé aura besoin en attendant les premières récoltes, une pension égale à son salaire d’activité lui serait versée la première année. Cette pension est évaluée à 500.000 Fbu.

 

Au niveau de la police de proximité, 5000 démobilisés pourraient être intégrés à ce corps. Du point de vue organisationnelle, la police communale compterait 116 officiers, 928 brigadiers et 8120 agents. Son budget de fonctionnement a été estimé à 5 milliards de Fbu.

 

A propos de l’auto-réinsertion, l’étude prévoit que de par leur niveau de formation, les officiers, tous grades confondus, seront attirés par l’auto-réinsertion si elle est accompagnée d’une aide financière calculée sur base du salaire actuel et courant sur une période d’au moins 2 ans. Il en est de même des sous-officiers de niveau A2.

 

Ainsi, les frais de démobilisation appelés " aide à la réinsertion " dans le jargon un peu plus diplomatique a été évalué à 3.600.000 Fbu pour un Colonel et 1.200.000 Fbu pour un sergent. En d’autres mots, pour le double de son salaire annuel, on envoie facilement le militaire burundais à la mort . Nul n’ignore que la démobilisation des militaires de l’armée nationale signifie la concrétisation du génocide des Tutsi.

 

Cela s’appelle du jamais vu dans le monde entier . Malgré tout, certains militaires pourront probablement sauter sur l’occasion pensant avoir obtenu un capital sans difficulté. Mais la question est de savoir s’ils iront loin avec ces montants fantaisistes. Un Sergent qui se trouvent millionnaire (1.200.000 Fbu ) un bon matin sera peut-être au comble de sa joie. Mais il faudra d’abord réfléchir beaucoup plus sur le prix à payer. S’il accepte d’être désarmé ledit Sergent sera du même coup envoyé au chômage d’abord et à la mort ensuite. Aura-t-il le temps nécessaire de rentabiliser son modique capital. ? Rien n’est moins sur si l’on se rappelle d’une multitude de militaires souvent ciblés et égorgés avec leurs familles par les terroristes-génocidaires pendant leur congé.

 

Quant au Colonel qui acceptera de se rendre pour la modique somme de 3.600.000 Fbu, il aura du même coup accepté sa mort, celle de sa femme, de ses enfants, de sa famille, de tous les Tutsi et enfin la destruction de son pays.

 

A voir, la précision avec laquelle les informations sur l’armée burundaise ont été fournies, PA-Amasekanya pense qu’il n’est pas impossible que certains Colonels (ventriotes) aient participé activement à l’étude destinée à leur propre démobilisation. Dans la langue de Molière, cela s’appelle " scier la branche sur laquelle on est assis ". Dans la langue de nos ancêtre, l’expression existe aussi, mais nous demandons à chacun de garder çà pour soi. Discrétion exige !

 

Au niveau de la conclusion générale, l’étude prévoit que les futurs démobilisés devraient être informés de ces possibilités de réinsertion à travers des canaux appropriés, afin de récolter quelques réactions qui seront de nature à affiner les stratégies.

 

Les causeries morales seront transformées très prochainement en causeries de démobilisation. Pendant que les génocidaires continuent à tuer la population innocente et à piller. Chers militaires, allez-vous accepter une campagne de démobilisation initiée par les génocidaires et leurs complices ?

 

Ce qui se passera c’est que vous allez être démobilisés, désarmés et tués sans avoir eu l’occasion de vous battre, sans avoir pu affronter l’ennemi, parce qu’on vous en a empêché. Pourtant, vous êtes connu comme des vaillants combattants !! Même le Médiateur qui ne vous porte pas tellement dans son cœur l’a reconnu en disant que votre armée est parmi les armées les plus organisées, les plus puissantes et les plus fortes. Est-ce que c’était pour vous flatter ou vous en êtes réellement ? Quelle armée forte pourrait se laisser désarmer ?

 

A propos de cette armée, ces paroles de la part de certaines hautes personnalités du pays montrent à suffisance que cette démobilisation qui vient d’aboutir ne date pas d’aujourd’hui. En voici quelques exemples :

 

Sous le règne Ndadaye, en tant que commandant suprême des armées il avait demandé à ses militaires de ne pas tirer sur la tête, ni sur le cœur mais uniquement sur les fesses des assaillants.
Sous le règne Kinigi (Mme Ntacotuvugana) : en tant que commandant suprême, elle avait osé dire qu’elle ne commandait que des vampires et des buveurs de sang. Au moment fort de la crise, elle avait ordonné à tous les militaires, à qui elle avait refusé de parler de regagner leurs casernes afin que le Frodebu puisse bien accomplir le génocide des Tutsi sans problème.
Sous le règne Ntaryamira, il leur a exhorté une discipline exemplaire. C’est-à-dire de ne jamais tiré sans son commandement. Heureusement son accord pour démobiliser l’armée nationale n’est jamais arrivé à Bujumbura, il est tombé avec l’avion de Havyarimana à Kigali.
Sous le règne Ntibantunganya, il avait promis d’élever les deux taureaux (armée nationale et rébellion -génocidaire ) en arrachant de temps en temps des dents à l’un d’eux. C’est la signature du démantèlement de l’armée qui l’a détrôné et obligé à aller se cacher à l’Ambassade des Etats-Unis au mois de juillet 1996.
Sous le règne de Buyoya II, il a demandé beaucoup de choses à ses militaires :

 

    1. d’appeler désormais les terroristes génocidaires des groupes armés et non des terroristes-génocidaires,
    2. de privilégier le combat politique au combat armé contre ces terroristes génocidaires ;
    3. d’entrer en partenariat avec les terroristes génocidaires ;
    4. de laisser le territoire burundais à ces terroristes génocidaires de 17hoo à 8hoo du matin;
    5. d’accepter la démobilisation.

 

Voici en gros les faits et gestes de nos dirigeants face à l’armée burundaise. Elle a été depuis longtemps désorientée et mal commandée. Cela n’a-t-il pas été fait exprès pour faciliter cette démobilisation souhaitée depuis longtemps.

Est-ce que le Major -Président artisan farouche de la démobilisation sera sur la liste des militaires à démobiliser ? Bien sûr que non. Il deviendra fort probablement son Excellence Monsieur le Président de la République. Les survivants apprendront de lui que la  mission impossible pour Mirerekano, Ndayahoze, Ndadaye, Ntaryamira et Ntibantunganya est devenu une " mission possible " pour lui.

 

On dit aux militaires que ce sont les volontaires, les militaires âgés et les invalides qu’on va démobiliser pour les remplacer par des terroristes génocidaires en pleine forme et ils acceptent. Dans une armée avec un bon commandement, les militaires vieux ou invalides sont remplacés par de bons militaires et non par les terroristes génocidaires.

 

Qu’on ne vous trompe pas, les militaires visés par la démobilisation de l’accord d’Arusha sont les bons militaires en pleine forme, qui constituent un obstacle au génocide des Tutsi.

 

Officiers, Sous-officiers, Caporaux et Soldats, la démobilisation est bientôt dans vos murs. Chacun de vous est responsable de ce qui lui arrivera et ce qui arrivera à la Nation burundaise. Ne vous laissez pas vendre comme de petits agneaux. Ne remettez pas les armes de la Nation Burundaise aux terroristes génocidaires du Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu, Frolina, Interahamwe et autres, ce sont eux qui doivent vous les remettre. Souvenez-vous de l’insulte la plus insupportable à un militaire burundais " Urakavuna umuheto "

 

Tous contre le génocide des tutsi, nous vaincrons.

 

 

Fait à Bujumbura, le 10/10/2000.

 

PA-PUISSANCE D’AUTODEFENSE-AMASEKANYA.

 

 

Ir RUTAMUCERO Diomède

                   PRESIDENT.

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