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REPUBLIQUE DU BURUNDI
PA-PUISSANCE D'AUTODEFENSE-AMASEKANYA
Violation des Droits de l'Homme:Cas de Monsieur Rutamucero Diomède, Président de PA-Amasekanya.
I. Introduction.
Le Burundi vit depuis le 21 Octobre 1993, un génocide des Tutsi et le massacre de Hutu et autres citoyens non-acquis à l'idéologie du génocide. Ce génocide est conçu, planifié, organisé et exécuté par le Parti FRODEBU et ses alliés. Cette responsabilité a été reconnue par la Commission des Nations Unies dans son rapport n° S/1996/682. En plus, des rescapés de ce génocide confirment bien l'appartenance de ce crime au Frodebu.
L'ingénieur Rutamucero Diomède, qui est poursuivi par la police de la Présidence de la République (la Documentation Nationale ) pour ses opinions, est Président de PA-Amasekanya. Un mouvement qui résiste pacifiquement contre ce génocide et les autres crimes, qui refuse toute négociation, partenariat, toute alliance avec ce parti Frodebu et ses alliés.
Le Président de PA-Amasekanya a été emprisonné injustement et arbitrairement plus de dix fois, poursuivi à cause des positions politiques du mouvement qu'il dirige. Positions opposées à celles du Gouvernement en place dominé par les membres du parti terroriste génocidaire Frodebu et ses alliés. Des positions qui sont contre l'amnistie des génocidaires et l'impunité du crime.
Le tableau ci-dessous montre quelques faits flagrants de la violation de droits de l'homme envers le Président de PA-Amasekanya et les autres membres de ce mouvement par le Gouvernement en place au Burundi.
II. Quelques violations de Droits de l'Homme par le Gouvernement en place au Burundi.
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Comportement envers PA-Amasekanya |
Comportement envers Frodebu et ses alliés. |
1. Le Gouvernement en place prétexte que PA-Amasekanya est une organisation non agréée par la loi, raison pour laquelle elle ne doit pas être écoutée et considérée. La vraie raison est qu'elle a une position politique qui diverge avec celle du Gouvernement en place
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1. Le gouvernement en place est en partenariat avec le parti Frodebu, responsable du génocide des Tutsi, Parti suspendu par le Ministre de l'Intérieur depuis 1997. Il reconnaît le Frodebu sous ses deux formes (aile Minani et aile Nzojibwami), comme parti UPRONA un groupe composé par des personnes exclues du parti UPRONA réel, la Convergence Nationale pour la Paix et la Réconciliation(CNPR) alors qu'elle n'a jamais été agréée par la loi et comme partenaires les organisations terroristes génocidaires du Frodebu-Cndd-Fdd, du Palipehutu-Fnl, du Frolina etc…sans exiger leur agréement par la loi ! |
2.Les rescapés du génocide des Tutsi et d'autres citoyens sont menacés au Burundi, sont privés de la liberté et la sûreté de leur personne. Ils sont massacrés sauvagement sans protection, sur les routes, sur les collines et dans les quartiers. |
2. Les tueurs, les terroristes génocidaires sont bien connus, leurs organisations et leurs chefs ont des noms mais le Gouvernement en place ne veut jamais les dénoncer. Il parle de groupes armées, de rebelles. Le fait de ne pas nommer ces terroristes génocidaires, les encourage. Leurs chefs au Pouvoir à Bujumbura sont bien protégés par l'armée nationale du Burundi. |
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3. Le Président de PA-Amasekanya est torturé par le Gouvernement en place, il subit des traitements cruels, inhumains et dégradants. Tout cela à cause de ses opinions politiques opposées à celle du pouvoir en place. Pour les mêmes raisons, il a été emprisonné plus de 10 fois. D'autres membres de PA-Amasekanya ont été plusieurs fois torturés, seulement à cause de leur appartenance au mouvement de PA-Amasekanya. |
3. Aucun des chefs des organisation terroristes génocidaires n'est inquiété à cause de son idéologie génocidaire. Ce sont au contraire ces chefs qui sont à la tête du pays, au Gouvernement, au Parlement et dans l'administration et qui donnent ordre de torturer le Président de PA-Amasekanya et les autres membres de cette organisation. |
4. Le Président de PA-Amasekanya a été victime de plusieurs arrestations et détentions arbitraires. Il a été privée de sa liberté sans aucun motif conforme à la loi. Plusieurs fois ces arrestations n'ont pas suivi de procédure légale. Une fois, deux fois, n fois l'ordre est venu "d'en haut" pour torturer un citoyen qui refuse le terrorisme, le génocide et les autres crimes. Toutes ces tortures ont été infligées au Président de PA-Amasekanya pour le faire souffrir physiquement et moralement, l'intimider et lui faire pression, par des agents de la fonction publique à titre officiel, sous l'instigation et le consentement exprès et tacite du pouvoir en place. Toutes ces tortures lui sont faites dans le seul objectif de l'obliger d'abandonner sa lutte pacifique contre le terrorisme, le génocide et les autres crimes au Burundi. |
4. Le Gouvernement en place fait tout pour occulter le crime de génocide commis par le Frodebu et ses alliés. De faux arguments sont avancés pour protéger les cerveaux de ce génocide qui sont à la tête du pays. Des pas hésitants sont faits par le Gouvernement pour amnistier les terroristes génocidaires et autres criminels. D'abord il nie ce génocide qui est une réalité, ensuite, il fait le partenariat, les négociations, signe des accords avec des terroristes génocidaires et maintenant parle de leur "immunité provisoire". Les vrais criminels sont amnistiés et les victimes sont pourchassées, tuées ou emprisonnées. Faut-il vraiment amnistier les terroristes génocidaires et harceler, persécuter et torturer les citoyens honnêtes qui condamnent ce crime des crimes? Avec le Gouvernement en place au Burundi le génocide serait-il devenu un crime amnistiable et prescriptible? |
5. Le Président de PA-Amasekanya ne peut pas avoir du travail que ce soit dans l'administration publique ou privée, malgré son diplôme et son expérience professionnelle. Pour avoir du travail, on lui donne comme condition d'abandonner sa politique opposée à celle du pouvoir en place. Il ne peut même pas s'occuper d'une manière privée parce que les convocations, les emprisonnements qu'il subit ne lui permettent pas de s'organiser, de programmer ou de planifier une activité quelconque.
Les membres de PA-Amasekanya, identifiés ne peuvent pas avoir du travail. Il en est de même pour les autres membres des associations ou partis opposés à l'amnistie des terroristes tribalo-génocidaires. Les membres de ces organisations n'ont pas droit au travail ou de prendre part à la direction des affaires publiques ou de se choisir leurs représentants dans les hautes instances de l'Etat. |
5. Toute personne identifiée comme membre influent du Frodebu ou de ses alliés par le Gouvernement est directement désignée pour occuper de haute fonction au niveau de l'Etat ou des entreprises publiques, parapubliques ou privées. Les salaires exorbitants qu'ils reçoivent de l'Etat les aident à continuer leur crime de génocide. A l'aide des salaires et les autres avantages qu'ils reçoivent, ils excellent dans la propagation des idées qui tuent sans que le Gouvernement en place réagisse. La direction des affaires publiques de notre pays se fait par les mêmes personnes qui inter-changent les postes de temps en temps. Et tout cela malgré les malversations économiques dont elles sont responsables |
6. A plusieurs reprises le Gouvernement en place nous a empêché d'organiser des conférences de Presse ou publiques. Nos manifestations organisées pour protester pacifiquement contre les actes terroristes et génocidaires ont été toutes interdites et mâtées par les forces de police et de la gendarmerie L'accès aux médias publiques est interdit à PA-Amasekanya. Suite aux opinions politiques du Président de PA-Amasekanya, le Gouvernement en place ne manque jamais de prétexte pour le diaboliser en lui endossant des infractions qu'il n'a pas commises: atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat (art. 428 du code pénal), outrage envers le chef de l'Etat (art.178), imputations dommageables et injures (art.178 et 179), etc… "Les officiers de police judiciaires disent" qu'ils ont reçu les ordres "d'en haut" et doivent s'arranger pour que le Président de PA-Amasekanya soit gardé le plus longtemps au cachot. Ils savent que son principal crime est de ne pas partager les opinions politiques avec le Gouvernement en place. |
6. Le Gouvernement en place donne tous les moyens nécessaires de l'Etat au Frodebu (toutes ailes confondues) pour s'exprimer et organiser des manifestations. Le palais des congrès de Kigobe est prêté au Frodebu pour son congrès, un bâtiment de l'Etat est loué pour le Frodebu. Le Frodebu fait sa propagande avec les moyens de l'Etat, véhicules, internet, radio, télévision, fax etc…. Les dirigeants du Frodebu et ses alliés utilisent les médias publiques pour en dormir leurs victimes, sans problème. Ils organisent des conférences publiques et de presse avec la couverture des médias de l'Etat. Aucun membre du Frodebu ou de ses alliés n'a été inquiété parce qu'il a exprimé ses opinions. Pourtant le poing et l'idéologie de 1993 sont toujours les mêmes.
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7. Le Gouvernement en place, mobilise la police la gendarmerie, l'administration (Maire de la ville, chefs de zone, et de quartier) de la Mairie de Bujumbura pour empêcher les membres de PA-Amasekanya de faire leur sport dominical. Ils sont intimidés, menacés frappés et emprisonnés parce qu'ils sont attrapés en train de faire du sport dans le cadre de PA-Amasekanya..
Toute personne en train de faire du sport et soupçonnée d'appartenir à PA-Amasekanya, par les policiers ou les gendarmes est intimée de retourner à la maison. Pourtant aucune loi burundaise n'interdit la population à faire le sport de masse ou individuel. |
7. Les groupes qui font le même sport que PA-Amasekanya et qui soutiennent le pouvoir en place ne sont jamais inquiétés. Ce sont notamment ceux de Nyakabiga et Cibitoke (Indatwa et Foza) et ceux qui se réunissent à la plage du Lac Tanganika. Les amis de la montagne qui font aussi le sport de masse ne sont jamais perturbés.
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8. Le Gouvernement en place ne considère pas les membres de PA-Amasekanya et les autres membres de l'Accord-Cadre pour la Restauration d'un Etat de droit au Burundi comme des citoyens burundais, il les exclue. Dans chaque discours officiel ces membres sont attaqués, dénigrés par le Gouvernement en place. Il dit que ce sont des agitateurs politiques, des marginaux". Ils sont exclus partout, même pour la question de paix au Burundi, alors que plus de 99% des victimes du génocide se retrouve dans l'Accord-Cadre. Même l'Accord d'Arusha dont le Gouvernement en place a été le 1er à signer dit bien que tout se partagera entre le G7 et G10 et tant pis pour les Burundais qui sont en dehors de ces groupes et qui sont bien connus. Comme le mentionne le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Burundi dans son rapport A/55/358: "la liberté d'opinion et d'expression a été violée par les pouvoirs publics qui ont, à plusieurs reprises, empêché la tenue des réunions, notamment celles des opposants au processus d'Arusha… Les représentants du Gouvernement... ont exprimé ce refus par des dispositions de la Convention de Gouvernement. Ils ont, en outre ajouté que cette hostilité aux négociations n'est pas tolérable car mettant en danger la signature des accords de paix" (p.9). |
8. Pendant que le Gouvernement en place marginalise et diabolise les membres de PA-Amasekanya et de l'Accord-Cadre, il exécute les ordres des terroristes génocidaires, il continue à les appeler et aller les trouver là où ils sont pour qu'ils viennent "ramener la paix au Burundi." Il court à travers le monde pour chercher ces terroristes génocidaires du Frodebu-Cndd-Fdd et palipehutu-Fnl, alors qu'il est incapable d'écouter ne fût-ce qu'une fois les Burundais opposés à l'amnistie des terroristes génocidaires et les autres criminels. |
III. CONCLUSION.
Ce tableau prouve bien comment les droits de l'homme du Président de PA-Amasekanya et des autres membres de ce mouvement ont été bafoués par un Gouvernement qui n'hésite pas à faire deux poids deux mesures, quand il s'agit de PA-Amasekanya ou du Frodebu avec ses alliés.
Le cas du Président de PA-Amasekanya n'est pas criminel, ni pénal, il est politique et trouve son fondement dans le monde "des Droits de l'Homme". C'est aux spécialistes des droits de l'homme d'y trouver des solutions. Les membres de PA-Amasekanya font partie de ces hommes que les spécialistes des droits de l'homme doivent protéger.
Nous soutenons la position du Haut Commissaire aux Droits de l'Homme Mme Mary Robinson qui dit: "qu'il faut convertir le rhétorique du langage des Droits de l'Homme en une réalité pratique pour les millions de peuple du monde qui en ont tellement besoin" Droits de l'Homme n° 4 Automne 1998.
Faut-il accepter qu'on persécute des citoyens qui protestent pacifiquement contre le génocide, l'amnistie des terroristes génocidaires et qu'on ferme les yeux sur le jugement et la condamnation de ces derniers.
Considérant que les Etats Membres dont le Burundi, se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'Homme et des libertés fondamentales,
Considérant la violation de nos droits tel que mentionnés dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et le Pacte International relatif aux droits civils et politiques,
Il est de notre droit de demander ce qui suit:
1. La cessation des différentes tortures physiques et morales infligées au Président de PA-Amasekanya depuis le démarrage des négociations du Gouvernement avec les organisations terroristes génocidaires;
2. Mettre fin aux différentes détentions, emprisonnements, convocations et amendes envers le Président de PA-Amasekanya à cause de ses opinions politiques;
3. La compréhension que le Président de PA-Amasekanya et les autres membres de ce mouvement sont des citoyens burundais qui doivent avoir du travail, qui ne doivent pas être diabolisés, calomniés à cause de leurs opinions politiques;
4. La garantie de la liberté d'opinion et d'expression au Président de PA-Amasekanya et les autres membres de ce mouvement;
5. L'arrêt des harcèlements, intimidations tortures et toute menace envers les membres de PA-Amasekanya qui font leur sport;
6. La reconnaissance de PA-Amasekanya, comme un mouvement de citoyens ayant à dire sur les questions du Burundi. Avec les mêmes conditions que le Gouvernement reconnaît à : L'Uprona de Rukingama, le Frodebu Nzojibwami, le CNPR, le Frodebu de Minani, le CNDD, FDD, le Palipehutu, le FNL, le Frolina et autres;
7. La consultation de PA-Amasekanya sur la question de paix au Burundi et la considération de ses positions politiques vis à vis du problème que connaît notre pays;
8. La réparation pour les différentes arrestations et détentions illégales.
Ir RUTAMUCERO Diomède.
PRESIDENT DE PA-AMASEKANYA