RUGAMBA-NET PRESS

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REPUBLIQUE DU BURUNDI

PA-PUISSANCE D’AUTODEFENSE-AMASEKANYA

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

De retour à Canossa, le Pape Grégoire VII s’en trouvant horriblement humilié, les fidèles terrassés par cet échec furent à leur tour excommuniés et soumis au traitement carcéral. "La peste vous crève, le diable vous emporte". Des similarités se profilent à l’horizon lors des dernières phases d’Arusha.

A la veille et pendant le présent round des négociations d’Arusha, le régime de Bujumbura qui n’est pas parvenu à couper l’herbe sous les pieds de ses partenaires sombre inexorablement dans le désespoir. Enervé et brutal, il agit comme tombé sur sa tête.

D’où la chasse inexpliquée à l’organisation PA-AMASEKANYA et son Président, Diomède RUTAMUCERO comme s’ils avaient quelques responsabilités dans les tribulations d’un pouvoir qui, contradictions sur contradictions s’est embarqué vers une fatale autodestruction: l’extermination de toutes la commuanuté tutsi sous la bénédiction d’Arusha. "La peste vous crève, le diable vous emporte".

C’est donc une démarche inepte que de mettre encore une police présidentielle aux trousses de M. RUTAMUCERO Diomède croyant tirer tout un système dans son propre bourbier d’Arusha. Cette nervosité du pouvoir, de fil en aiguille, se généralise dans les quartiers de BUJUMBURA où le harcèlement et l’incarcération des soupçonnés membres de PA-AMASEKANYA s’en trouvent confrontés. Les cas de NYAKABIGA, BWIZA-JABE, MUSAGA en disent long. "La peste vous crève, le diable vous emporte".

Les poursuites policières exercées à l’encontre de l’organisation PA-AMASEKANYA manquent cruellement de fondement légitime et sont viciées en forme. En effet, le nouveau code de procédure pénale exige à toutes les polices de mentionner clairement les motifs de la convocation. Ce qui n’est pas le cas pour le président de PA-AMASEKANYA. En prenant asile au Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme au Burundi, Diomède RUTAMUCERO avait donc raison de se méfier et d’échapper temporairement aux brutalités qu’on reconnaît à la police et surtout à la Documentation Nationale.

Aussi, dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, il est stipulé que "nul ne peut être contraint à l’exil". Convocations sur convocations, Diomède RUTAMUCERO est devenu un vieux pèlerin de toutes les maisons d’arrêt de BUJUMBURA et en est initié aux tortures qui s’y pratiquent. Ce harcèlement nourri aux tortures physiques et morales reflètent clairement cette intention de contraindre l’organisation PA-AMASEKANYA et son président successivement à l’inaction et à l’exil. "La peste vous crève, le diable vous emporte".

Cela étant, PA-AMASEKANYA prend à témoin la Communauté Nationale et Internationale pour qu’elle prenne toute la mesure des dangers que court notre organisation en refusant de revêtir la chemise de ses propres bourreaux de 1993 à nos jours pourtant présentés à ARUSHA, à LIBREVILLE et à PRETORIA comme "architectes de la paix au BURUNDI". Elle exige la cessation immédiate de ces persécutions dirigées contre son président Diomède RUTAMUCERO et de ses membres pourchassés ou détenus dans différentes zones de la Mairie. Elle lance un appel vibrant à la Communauté Internationale pour exiger au régime de BUJUMBURA de renouer avec la morale universelle.

Tous unis contre le génocide, nous vaincrons.

                                Fait à Bujumbura, le 25 janvier 2001

             PA-PUISSANCE D’AUTODEFENSE-AMASEKANYA

   Gédéon NTUNZWENINDAVYI

  Porte-Parole.


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