RUGAMBA-NET PRESS

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REPUBLIQUE DU BURUNDI

PA-PUISSANCE D'AUTODEFENSE-AMASEKANYA

  DECLARATION.

Deux mois s'écoulent et emportent sournoisement une valeur, un gigantesque monument, un défenseur acharné des droits de l'homme, l'Ingénieur Diomède RUTAMUCERO. Victime de sa ferme détermination à lutter contre le génocide des Tutsi banalisé, occulté et amnistié au mépris des principes moraux universels et du droit international par le régime de Bujumbura, le Président de PA-AMASEKANYA en est devenu une proie tentante du régime issu du Partenariat avec les bourreaux des Tutsi, antipode de la paix au Burundi.

  L'établissement de l'Office des Nations-Unies pour les droits de l'homme au Burundi senti comme un précieux appui au respect des lois, au caractère universel des droits de la personne humaine pour garantir le droit à l'opinion et à la liberté d'expression à tout citoyen et par voie de conséquence celui qui lutte contre le génocide ne s'en dégage pas et complaît paradoxalement au régime qui érige la torture comme mode de gouvernement.

  Ces manoeuvres du négationnisme ou du révisionnisme mal camouflées par des attitudes et empreintes d'une fausse neutralité pèsent lourdement sur cette institution onusienne aujourd'hui comme hier dans l'inaction, de surcroît offre sur plateau au gouvernement en perdition l'occasion de harasser, harceler, torturer et emprisonner toute personne ayant refusé de revêtir la chemise de son propre bourreau; véritable châtiment de la victime.

  Ainsi, l'appareil répressif du régime du partenariat fait preuve de sa brutalité et de son intolérance inouïe face au rescapé du génocide.

  Pour échapper aux courroux d'un pouvoir perdu dans ces errements et condamné à être emporté par son propre courant, l'Ir. Diomède RUTAMUCERO s'est réfugié à l'Office du Haut Commissaire des Nations-Unies aux Droits de l'Homme au Burundi pour :

 

1° Protester contre nombreuses tortures et exactions lui infligées depuis l'action de sauvetage d'une nation en détresse en 1996, senti hâtivement comme un chialisme.

 

2° Exiger la cessation de toute forme de harcèlement et poursuite policière à l'endroit du mouvement PA-AMASEKANYA et son Président.

 

3° Demander la garantie des libertés d'expression et du droit d'opinion au mouvement anti-génocide PA-AMASEKANYA.

 

PA-AMASEKANYA, consciente que loin de s'en constituer maître du temps, le terrorisme sur fond de génocide ne résistera pas aux pactes internationaux qui font preuve de justice sous d'autres cieux. Elle encourage son président à continuer pacifiquement sa protestation pour que lui, son organisation et le citoyen qui lutte contre le génocide  recouvrent leurs libertés et leurs droits inaliénables à la vie et à la dignité humaine.

 

  TOUS UNIS CONTRE LE GENOCIDE DES TUTSI, NOUS VAINCRONS.

 

Fait à Bujumbura, le 23/3/2001.

  Gédéon NTUNZWENINDAVYI.

  Porte-Parole.


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