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des
Nations-Unies aux Droits de l’homme.
Cela
fait plus de deux mois que Ir. RUTAMUCERO Diomède se trouve exilé au siège de
l’Office du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme au
Burundi.
Le
choix de ce lieu d’exil a un double sens :
D’une
part, il fallait échapper aux tortures et traitements inhumains auxquels il a
été régulièrement soumis dans les différentes prisons de la capitale. Car
faut-il le rappeler Ir Diomède RUTAMUCERO a été arbitrairement arrêté et
incarcéré plus de 12 fois par le pouvoir en place.
D’autre
part, il était question de protester ouvertement contre la violation des droits
de l’homme dont sa personne est victime, devant une instance onusienne censée
oeuvrer pour la promotion et la protection des droits de l’homme.
Mme
le Commissaire,
Les
signataires de la présente ont donc l’honneur de répercuter jusqu’à votre
oreille. Les tourments d’un honnête citoyen qui n’a d’autre péché que
celui de développer au sein d’une organisation pacifique, des opinions allant
à l’encontre du terrorisme, du génocide anti-Tutsi et d’autres crimes
commis à l’endroit d’autres citoyens burundais.
Qu’un
tel patriote soit régulièrement en proie aux poursuites et persécution alors
que les auteurs des crimes les plus
odieux comme le génocide et d’autres assassinats se la coulent douce, parfois
à la tête des hautes institutions de l’Etat, cela paraît inadmissible. il
est également inadmissible, que même en ayant accordé l’exil à Monsieur
Diomède RUTAMUCERO, ce qui est fort louable, l’office du haut commissariats
Nations Unies pour les droits de l’homme n’ait pas suffisamment fait
pression sur le pouvoir de Bujumbura pour cesser le harcèlement exercé contre
lui.
C’est
pourquoi les signataires vous demandent de:
- Peser de tout votre
poids, en formulant des recommandations appropriées
pour que le gouvernement burundais respecte les droits de l’homme,
à l’égalité devant la loi sans distinction aucune.
- Faire pression sur
le gouvernement en place pour qu’il cesse toute persécution
Monsieur
RUTAMUCERO Diomède en particulier.
Les
signataires restent convaincus que l’idéologie de lutte contre le génocide
et le terrorisme ne saurait être
un grief en même de justifier la persécution des tenants de cette idéologie.
Au contraire, une telle idéologie doit être l’affaire de l’humanité entière.
Fait à Bujumbura, le 28 / 3 / 2001
Les signataires:
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