RUGAMBA-NET PRESS

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REPUBLIQUE DU BURUNDI

PA-PUISSANCE D'AUTODEFENSE -AMASEKANYA

 

L'Office du Haut Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l'Homme au Burundi expulse l'Ir RUTAMUCERO Diomède.

 

Ils conduisent des véhicules dernier cri avec la marque prestigieuse"UN, CD 39". Ils occupent les meilleures villas de la Capitale Bujumbura avec ce que cela comporte comme flambée des prix de loyers. Ils forment un îlot d'opulence, perdu au milieu d'une masse de démunis, traqués par la misère et la faim.

Mais qui sont-ils ? C'est le staff de l'Office du Haut Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l'Homme au Burundi.

Jusqu'à une certaine époque, cette aisance insolente déployée par ces fonctionnaires qui roulent carrosse devant une multitude de Burundais pour lesquels le minimum, vital n'est pas assuré, n'avait jamais suscité la moindre réprobation à leur égard. C'est que les Burundais croyaient que tout cela rimait à quelque chose, c'est dire l'idéal de la promotion des Droits de l'Homme que ces fonctionnaires sont censés incarner avec tout ce qu'il impose de sacrifices et de valeurs hautement humaines.

Dans un pays comme le Burundi, parmi les rares qui ont connu la violation suprême des Droits de l'Homme et le génocide des Tutsi encours depuis 1993, et où le Gouvernement porte le chapeau de champion mondial en matière de violation des Droits de l'Homme, l'installation de l'Office du Haut commissariat des Nations-Unies aux Droits de l'Homme au Burundi était ressentie par les milliers de Burundais traumatisés comme un bagage d'espoir, un départ pour une marche vers la libération progressive et sûre.

Des années viennent de s'écouler sans que l'on sente le moindre impact de la présence de l'Office sur l'amélioration des Droits de l'Homme au Burundi. A son actif, l'on n'aura enregistré que des discours pompeux et quelques descentes mondaines, occasions de siffler le champagne et de savourer le caviar puisqu'il ne sait pas mieux affecter le gros budget qui lui est alloué.

A elle seule, cette situation marque le point de départ de la désillusion. Mais le comble de la désillusion coïncide avec les neuf semaines d'exil du Président de PA-Amasekanya à l'intérieur de l'Office, son expulsion brutale et celle du Dr Pie MASUMBUKO qui tentait à son tour de s'y réfugier.

Traqué par la police présidentielle dénommée Documentation nationale, Mr RUTAMUCERO Diomède a demandé asile à l'Office du Haut Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l'Homme. Non pas qu'il avait peur d'être emprisonné, tellement il est familier avec les lieux de détention que compte la capitale Bujumbura, mais pour porter plus loin son contentieux avec le Gouvernement en place qui, plus de 12 fois, l'a arrêté et incarcéré le plus arbitrairement et le plus illégalement du monde. Il mettait ainsi entre les mains d'une compétence internationale habilitée, l'Office en l'occurrence, un cas de violation des Droits de l'Homme dont sa personne est régulièrement l'objet. En même temps, il soumettait l'Office à un test, celui de savoir s'il roulait réellement pour les droits de l'homme.

La réponse fut donnée dès les premières heures de son exil. L'asile fut vite transformée en une véritable détention avec toutes les restrictions qui lui sont rattachées à savoir : le refus du droit de visite (sauf pour son épouse); refus du droit de communiquer avec l'extérieur; droit à un seul repas par jour; refus d'audience maintes fois sollicitée auprès du Directeur de l'Office; Monsieur Mouktar Cissé.

Tout le temps de l'exil a été ponctué par des séances de menaces proférées en son endroit par le Colonel Guy de Battista sous les ordres du Directeur de l'office. Ce Colonel est officiellement chargé de la sécurité au sein de l'Office, mais que d'aucuns soupçonnent comme agent des Services secrets français. C'est le même qui, aidé de certains membres du staff de l'Office, et avec l'accord du Directeur de l'Office, a brutalisé de la manière la plus indécente et la plus révoltante le Dr Pie MASUMBUKO, un vieux retraité du système des Nations-Unies. Ce dernier a été laissé derrière les portes fermées du bureau de l'Office toute la nuit par les responsables de l'office à la merci des moustiques et autres dangers. C'est à ce moment que le masque est définitivement tombé; que le côté sauvage de ces hommes a été mis à découvert; que l'Office , via son staff, a montré sa véritable face. Ce fut l'émoi pour tous ceux qui assistaient au scénario mais en même temps le déshonneur pour la prestigieuse institution onusienne au service de laquelle l'office et ses employés Mouktar Cissé et Guy de Battista fonctionnent.

Le côté humain s'effaçant irrémédiablement, il ne restait à Mouktar Cissé et au Colonel Guy de Battista qu'à s'enfoncer en expulsant, le lendemain, le Président de PA-Amasekanya avec force menaces et une intention délibérée de créer davantage de scandale. C'est le seul sens qu'il faut donner à la quinzaine de gardiens de la société privée de gardiennage (PSG) alignés pour jeter dehors des locaux de l'Office le Président de PA-Amasekanya. On notera que la loi Burundaise n'autorise pas ce genre d'activité. C'est un arrangement qui a lieu entre Mr Mouktar Cissé et Mr Sinzinkayo Eugène Patron du PSG.

Cette fois cependant, Mouktar Cissé et le Colonel Guy se référeront à ce qu'ils ont appelé instructions du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l'Homme pour chasser brutalement le Président de PA-Amasekanya (Voir annexe). Si cela constitue une réalité, les Barundi et le monde n'auront qu'à en prendre acte et constater qu'en matière des Droits de l'Homme, spécialement pour le cas du Burundi, l'on est très loin du compte. Ce qui est évident, c'est que par les faits décrits ci-haut, l'Office du Haut Commissariat des Nations Unies au Burundi aura littéralement entamé sa crédibilité, déclaré la guerre aux citoyens Burundais et aura du mal à justifier sa présence et son action au Burundi.

 

Fait à Bujumbura, le 04/04/2001.

PA-PUISSANCE D'AUTODEFENSE –AMASEKANYA

Gédéon NTUNZWENINDAVYI.

PORTE-PAROLE.

 

 

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