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REPUBLIQUE DU BURUNDI
PA-PUISSANCE D'AUTODEFENSE-AMASEKANYA
Le
pouvoir en place doit rendre le tablier.
Depuis le 21 Octobre 1993, le Burundi vit un génocide des Tutsi conçu, planifié, organisé et exécuté par le Frodebu-cndd-fdd, le palipehutu- Fnl et leurs alliés. Un génocide que les membres du Gouvernement en place et tous ses autres serviteurs y compris les membres du Parlement de Kigobe font tout pour nier, occulter et banaliser.
La négociation, l'occultation et la banalisation de ce génocide sont aussi visibles chez certains représentants de l'ONU, de l'OUA, de l'Union Européenne et chez les Chefs de mission diplomatiques qui s'investissent dans des négociations qui ont pour objectif d'amnistier les responsables de ce génocide et la poursuite de ce crime des crimes. Ces responsables au lieu d'exiger l'application des textes légaux du Burundi et les conventions internationales en rapport avec le génocide et les autres crimes contre l'humanité, ils continuent à soutenir et à défendre de fausses solutions qui ne font qu'occasionner les morts au Burundi de toutes ethnies et de toutes régions confondues.
Ils acceptent que le Burundi soit un terrain d'essai où les génocidaires et les terroristes sont considérés comme des citoyens pouvant diriger le pays alors qu'ailleurs les criminels du genre sont combattus avec tous les moyens. Ils continuent à soutenir des politiciens qui véhiculent le génocide et le terrorisme et engagent le peuple burundais dans des impasses en infantilisant les victimes et en encourageant la persécution de ces dernières.
Le comportement étonnant et arrogant du pouvoir en place et de cette communauté internationale doit pousser les victimes du Burundi et de la Région, tous les citoyens burundais et des autres peuples épris de paix à résister avec tous les moyens à cette catastrophe du 21è siècle.
La résistance politique, diplomatique, médiatique, judiciaire et militaire doit être faite en grande partie par les forces intérieures, l'aide extérieure viendra après (Akimuhana kaza imvura ihise).
Les victimes doivent cesser de suivre les discours et les programmes déroutant du pouvoir en place qui continuent à les endormir pendant que les terroristes tribalo-génocidaire tuent , pillent, violent et détruisent les habitations, les écoles, les centres de santé et autres à travers tout le pays du Sud au Nord, de l'Est à l'Ouest.
C'est une honte de voir des populations des communes et des provinces fuir devant l'avancée de quelques terroristes génocidaires. Le peuple burundais doit accepter de faire ce que les autres peuples ont fait : s'organiser et se sacrifier pour résister à ces criminels. Ce que nos ancêtres ont fait, par ailleurs, pour résister contre Rumaliza et les autres. Il doit compter sur son savoir faire et cesser d'espérer des miracles d'un pouvoir qui fait le partenariat avec les terroristes tribalo-génocidaires.
Ces criminels utilisent leur armée, "leur peuple en armes" et leur administration au pouvoir. Le peuple burundais doit savoir que le feu est efficacement combattu par le feu. Tout le monde est d'accord avec nous que la solution n'est pas de laisser nos richesses, nos terres, nos troupeaux et notre pays derrière nous. Nous devons les défendre. Si nous résistons contre les terroristes génocidaires, il y aura moins de perte, si nous les laissons faire, ils feront ce qu'ils ont appris, la destruction, le génocide.
Le Burundi a une bonne armée et un peuple vaillant, mais il lui manque une administration digne qui les encadre comme il faut à l'autodéfense contre les terroristes génocidaires. Une armée forte et un peuple vaillant avec à leur tête une administration qui fait le partenariat avec l'ennemi ne peuvent pas le rester longtemps. Pour gagner une guerre, il faut une bonne politique, honnête, claire qui ne tâtonne pas. L'administration qui prône l'amnistie des terroristes génocidaires et le cessez le feu avec ces derniers ne peut pas arrêter le génocide. Si ce dernier continue actuellement, c'est qu'au lieu d'avoir un trio, il y a un duo du coté des victimes. L'administration n'est pas de leur côté. Elle est du côté des génocidaires en réalité et trompe les victimes en disant qu'elle est de leur côté. C'est impossible (Imigere ibiri ntitereka). Elle n'est pas de celles sur laquelle il faut compter pour résister au Frodebu.
Comment comprendre que pendant que le génocide bat son plein, cette administration envoie les chefs politiques du Frodebu-cndd-Fdd et palipehutu-Fnl pour soi-disant expliquer aux victimes du génocide comment se protéger contre les tueurs de ces partis et que dans les réunions de sécurité de "haut niveau", pour, paraît-il, voir comment combattre ces terroristes génocidaires figurent les mêmes chefs politiques du Frodebu-cndd, palipehutu-Fnl ? Pense-t-elle que les victimes sont si dupes ou anesthésiées jusqu'à ce niveau ?
Peut-on ne pas comprendre que les terroristes génocidaires qui ont démarré le génocide des Tutsi avec des armes blanches en 1993, qui sont maintenant équipés d'armes à feu, de mortiers, qui sont soutenus par Interahamwe, les ex-far, Joseph Kabila, Robert Mugabe, José Edouardo de Santos, Benjamin Mkapa, Jacques Chirac et autres ne sont pas du tout intéressés par un cessez le feu mais par la solution finale de la question Tutsi ?
Si l'administration actuelle fait semblant de découvrir maintenant que "les bandes armées" (comme elle les appelle) ne veulent ni négocier ni cessez le feu, ni le partage du pouvoir", PA-Amasekanya a dit depuis 1996 que: les négociations, le partenariat et le partage du pouvoir avec les terroristes tribalo-génocidaires n'est pas une erreur politique mais une complicité avec ces criminels, c'est un moyen d'accélérer le génocide des Tutsi.
La dénonciation et la condamnation des organisations terroristes génocidaires et leurs chefs constituent le premier pas pour le retour de la paix au Burundi. Un Gouvernement qui ne peut pas faire ce pas, veut que le Burundi disparaisse. Il doit cesser ses activités pour son intérêt et celui des Burundais. Un parti ou un Murundi qui préfère se taire sur cette position est complice avec ces criminels.
Face à la situation catastrophique du Burundi, PA-Amasekanya porte à la connaissance de ses membres et sympathisants ce qui suit :
1° Le peuple burundais doit continuer à décrier et dénoncer les négociations avec les terroristes tribalo-génocidaires et l'accord impie d'Arusha qui amnistie les génocidaires et autres criminels et soutient le génocide des Tutsi.
2° Le peuple burundais doit contraindre le pouvoir en place d'accepter qu'il a été incapable de donner la paix et le pain au Burundi et qu'il doit rendre le tablier aux Burundais qui s'engagent à ramener la paix et qui s'opposent à l'impunité du crime de génocide.
3° Face au danger véhiculé par le Frodebu-cndd-Fdd et le palipehutu-Fnl et leurs alliés, le peuple burundais doit réunir tous ses moyens pour résister. La résistance contre le génocide est une affaire de tout le monde. Chaque burundais est interpellé. Jeunes, vieux, civils et militaires mettons-nous ensemble et refusons l'anéantissement de notre chère Nation. Notre Mouvement PA-Amasekanya constitue un bon cadre pour la résistance.
4° L'ONU, l'OUA, la communauté Européenne, le Gouvernement de la France et des autres pays doivent cesser d'encourager le Burundi dans des voies sans issue. Les responsables du génocide et du terrorisme (organisations et leurs chefs) doivent être jugés et condamnés. Il n'est pas question d'amnistie provisoire ou autres arrangements.
Tous contre le génocide des Tutsi nous vaincrons.
Fait
à Bujumbura, le 02/05/2001
PA-PUISSANCE
D'AUTODEFENSE-AMASEKANYA
Ir
RUTAMUCERO Diomède
PRESIDENT.
