Ce Dimanche le 27/05/2001, la gendarmerie et la police de sécurité publique se
sont levées très tôt pour empêcher les membres de PA-Amasekanya de faire
leur sport dominical. De Musaga jusqu’à Cibitoke, toutes les sorties des
quartiers étaient gardées, depuis 6 heures du matin, par des policiers et
gendarmes armés de matraques et des fusils. Ils avaient pour mission d’empêcher
toute personne en tenue de sport de sortir de son quartier.
Les membres de PA-Amasekanya sont quant même parvenus à se réunir et à faire
leur cross jusqu’au centre ville. C’est au quartier Nyakabiga qu’ils se
sont heurtés aux gendarmes commandés par le Major Nijenahagera alias Mivuba.
Ses gendarmes se sont mis à frapper les membres de PA-Amasekanya qui faisaient
leur cross paisiblement. Deux jeunes gens sont tombés et ont été
embarqués dans la camionnette de la gendarmerie et amenés à la BSR
(Brigade Spéciale de Recherche) où ils sont détenus. Un aurait reconnu qu’il
est membre de PA-Amasekanya et le deuxième a nié qu’il ne l’est pas. C’est
alors qu’un gendarme qui les interrogeait, a obligé le premier à frapper l’autre
qui niait jusqu’à ce qu’il
accepte qu’il est membre de PA-Amasekanya, ce qui fut fait.
Une
autre personne, Docteur Hajayandi
Pierre-Claver, Président de Cosybu a été arrêté par le même Nijenahagera,
alors qu’il marchait seul. Il a été détenu jusqu’à 20 heures et a été
relâché après avoir payé une amande de 10.000 FBU. Ce Nijenahagera l’accusait
d’appartenir au Mouvement PA-Amasekanya.
Notez
que le dimanche 20/5/2001, trois autres personnes qui faisaient leur marche et
soupçonnées d’appartenir à PA-Amasekanya ont été arrêtées. Elles ont
été détenues à la BSR pendant trois jours et relâchées après avoir payés
une amande de 20.000 FBU chacune.
Le Mouvement PA-Amasekanya constate que pendant que le Frodebu-Cndd-Fdd et le
Palipehutu-Fnl mènent les offensives de toutes sortes, la gendarmerie de
Bujumbura sous les ordres du pouvoir en place continue à harceler, persécuter,
torturer et faire payer des amandes injustes et illégales à toute personne
soupçonnée d’appartenir à ce Mouvement.
Cet
acharnement du pouvoir en place envers notre Mouvement est dû au fait que nous
nous opposons à sa politique qui négocie,
entre en partenariat et tient
à amnistier les terroristes tribalo-génocidaires du Frodebu-Cndd-Fdd et du
Palipehutu-Fnl. Notre Mouvement dénonce sans violence cette complicité, ce
soutien sans égal du pouvoir en place à ces terroristes tribalo-génocidaires.
Malgré les intimidations, ces
persécutions et les amandes que subissent les membres de PA-Amasekanya alors
que les terrorristes tribalo-génocidaires ne sont pas inquiétés quand ils s’expriment,
quand ils font leur sport dominical ou dans les fonctions qu’ils occupent à
la tête de l’Etat. Nous appelons le peuple burundais épris de paix
(toutes ethnies et toutes régions confondues) à se lever comme un seul homme
et résister avec tous les moyens contre le génocide des Tutsi et la descente
aux enfers de notre pays. Venez très nombreux le dimanche très tôt, pour
participer à notre sport dominical et montrer aux génocidaires et leurs
complices que nous sommes unis et déterminés à nous battre pour notre survie.
Les
citoyens burundais en résistance contre le génocide ont besoin
d’une bonne forme. Ceux qui se lèvent très
tôt le dimanche pour venir nous frapper, nous emprisonner et pour après
nous faire payer les amandes
injustes, finiront un jour par nous donner raison.
Quand ils viennent nous pourchasser le dimanche, ils font le jeu du
Frodebu et du Palipehutu. Ces Organisations ont armé ce qu’ils appellent
« le peuple en arme » contre l’armée nationale et le peuple
burundais. La phase suivante est de faire tout pour opposer l’armée nationale
au peuple burundais, c’est l’objectif qui est visé le dimanche. Le
Mouvement PA-Amasekanya prend en témoins la communauté nationale et
internationale des traitements injustes
qu’il est en train de subir et leur demande de les décrier. Commettre des
injustices même si on a reçu des ordres est une
faute grave qu’une bonne justice doit sanctionner.
Tous
contre le génocide des Tutsi, nous vaincrons.
Fait
à Bujumbura, le 28/05/2001
Ir.
RUTAMUCERO Diomède
Président

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