RUGAMBA-NET PRESS

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REPUBLIQUE DU BURUNDI

PA - PUISSANCE D'AUTODEFENSE - AMASEKANYA

 

Présentation de notre Mouvement.

 

1. Origines.

Depuis le 21 octobre 1993, des centaines de milliers de citoyens se sont vus atrocement exécutés parce qu'ils étaient Tutsi ou qu'ils n'étaient pas du Parti Frodebu.  Dans presque toutes les provinces du pays, les méthodes, les mots d'ordre, les armes et les victimes étaient les mêmes. Ce qui témoigne d'une grande planification et organisation meurtrière.

Tous les rescapés et les témoins ont reconnu la participation du parti Sahwanya Frodebu , de ses dirigeants et de ses membres.  C'est ce qui ressort aussi des conclusions établies par le Collectif des partis d'opposition.  Il écrivait : "les tueries étaient sélectives.  D'où la chasse à l'homme qui s'est opérée dès les premières heures de la crise contre toute personne Tutsi ou tout Hutu uproniste. D'autre part, les massacres ont été perpétrés de manière systématique: hommes, femmes, jeunes, enfants, vieillards, tous étaient sauvagement tués, même les fœtus encore dans le sein de leurs mères étaient extraits et taillés en pièces. Ceci correspond parfaitement à la notion de génocide qui se définit comme étant un crime commis dans l'intention de détruire un groupe humain, national, ethnique, racial ou religieux.  Il est clairement établi aujourd'hui que les massacres qui ont caractérisé ce génocide ont été organisés et dirigés par l'administration et l'appareil du parti au pouvoir le Frodebu."[1] 

Ce génocide, au lieu de s'arrêter, a continué de plus bel avec la convention de Gouvernement,  dirigée par le Frodebu.  Quelques mois après le génocide des Tutsi en octobre 1993, le Frodebu accoucha du Cndd-Fdd et lui confia la mission de poursuivre le génocide des Tutsi.  Il avait pour mission la lutte armée alors que le Frodebu conservait la lutte politique.  Des têtes d'innocents Tutsi et autres Barundi non acquis à l'idéologie du génocide ont continué de tomber.  En particulier à Bugendana, Teza, Buta, Rukina etc…Souvent ces actions macabres ont été revendiquées par le Frodebu-Cndd-Fdd.

Des citoyens burundais ont constaté que face à un génocide bien planifié et soutenu par le gouvernement, la population ciblée n'était pas organisée pour y faire face. C'est ainsi qu'ils créèrent PA-Puissance d'Autodéfense-Amasekanya.  Sa création rencontrait les dispositions du code pénal, de la Constitution de la République, de la Charte de l'Unité Nationale, de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, du Catéchisme de l'Eglise catholique et de la tradition burundaise qui prêchent la légitime défense, le devoir de tout citoyen à se défendre et à défendre son peuple en cas de menace vitale.

PA-Puissance d'Autodéfense-Amasekanya, est un Mouvement spontané, de fait, d'action collective tendant à produire un changement d'idées, d'opinions et d'organisation sociale pour défendre la nation burundaise face à la menace intérieure et extérieure.

2. Objectif.

Le Mouvement PA-Puissance d'Autodéfense-Amasekanya a pour objectif principal de résister au génocide des Tutsi et le massacre d'autres citoyens non-acquis à l'idéologie du génocide au Burundi et dans la Région des Grands-lacs.

Il fait tout pour faire comprendre aux Barundi et au monde entier que le terrorismes et le génocide véhiculé par le Frodebu-cndd-Fdd, le palipehutu-fnl, le Frolina, l'armée de Habyalimana, Interahamwe, l'armée de Kabila etc… sont des crimes à combattre par tous les moyens.

Les Barundi doivent adopter le même comportement que les autres peuples du monde face au terrorisme et au génocide.  Ils doivent bénéficier des même droits et subir la rigueur des lois de la même manière. Il ne doit pas y avoir de citoyens de 1ère ou de 2nde zone.  Les Barundi doivent mettre leurs têtes, leurs bras et leurs énergies ensemble pour construire notre pays. Les efforts de chacun sont nécessaires et indispensables. 

PA-Puissance d'Autodéfense-Amasekanya est opposée à la violence et est convaincue qu'on peut atteindre ce qu'on cherche sans porter atteinte aux innocents.  Elle accepte l'adhésion dans son Mouvement de tous les citoyens, sans considération d'ethnie, de région, de religion, de parti ou d'autres appartenances.

Pour réaliser son objectif le Mouvement PA-Amasekanya s'est toujours limité à des actions non-violentes:  activités sportives, manifestations pacifiques, conférences, protestations, dénonciations, refus de coopération avec les criminels,  condamnation de leurs actes etc…, malgré les innombrables harcèlements,  persécutions, tortures, emprisonnements, payements des amendes injustes décidés par le gouvernement en place.

Le Mouvement PA-Amasekanya encourage les citoyens épris de paix à se préparer avec leurs moyens et leur savoir-faire à résister et à vaincre les terroristes tribalo-génocidaires qui tuent et sèment le désordre dans notre pays et la sous-région.

3. Positions.

Depuis sa création, notre Mouvement a des positions bien connues sur les différentes questions.

3.1. Le génocide des Tutsi et le massacre des autres citoyens non-acquis à ce génocide.

Depuis la deuxième moitié de 1996, une commission de l'ONU a confirmé ce que les Barundi savaient déjà. Elle a reconnu dans son rapport n° S/1996/682 que le génocide des Tutsi a été conçu, planifié, organisé et exécuté par le parti Frodebu.  A partir de cette date nous demandons à ce que ce parti soit sanctionné et que ses dirigeants soient jugés et condamnés, comme cela a été le cas pour les organisations nazies en Allemagne, génocidaires au Rwanda.

Dans notre déclaration du 11 octobre 1998 intitulée "le parti Frodebu doit être jugé et dissout", nous parlions des différents articles de la loi sur les partis politiques que les responsables du Frodebu ont violés.  Nous mentionnions surtout l'article 61 de cette loi qui dit que: "En cas de violation grave de la réglementation sur les partis politiques, de troubles graves à l'ordre public ou d'atteinte à la sûreté de l'Etat, du fait d'un parti politique, le Ministre ayant l'intérieur dans ses attributions ou le ministère public peuvent demander à la chambre administrative de la Cour Suprême de dissoudre le parti concerné."

Au lieu de sanctionner ce parti pour le génocide commis, le Gouvernement du Burundi et une partie de la Communauté Internationale sont entrés en complicité avec ce parti et le génocide des Tutsi a continué:

Celui  de Rukina  a fait 51 personnes tuées en décembre 1995, celui de Teza 98 tués en juillet 1996, de Bugendana 431 tués en juillet 1996, de Buta 40 élèves tués en avril 1997, de Songa 30 tués en avril 1997; ces terroristes génocidaires n'ont pas hésité à tuer même des étrangers notamment deux fonctionnaires de l'ONU froidement assassinés avec sept burundais en date du 12/10/1999.  Au mois de décembre 2000 un grand bus de transport international "Titanic" a été attaqué par les mêmes terroristes tribalo-génocidaires et plusieurs personnes furent assassinées sauvagement dont une britannique Mme Charlotte Wilson et des citoyens rwandais.

D'autres personnes innocentes ont été visées par les tueurs parce que étant Tutsi.  Il s'agit de Monseigneur Ruhuna Joachim, Dr Barekayo, Maître Kagayo, Monsieur Mandi Stanislas et son fils, 32 étudiants de l'ISCAM et d'autres depuis le 21 octobre 1993 jusqu'à ce jour. Au mois de février 2001 ils se sont attaqué  à l'avion de la compagnie Sabena où 2 personnes furent blessées. Certains de ces crimes ont été revendiqués par le Frodebu-Cndd-Fdd et le palipehutu-Fnl par les voies des ondes RFI, VOA, BBC etc...

Notre Mouvement PA-Amasekanya condamne ces actes de génocide et le terrorisme et exige que les organisations et les individus qui en sont responsables soient jugés. Dans notre déclaration du 21/12/1999 intitulée; "Encore une fois le Gouvernement en place protège les terroristes tribalo-génocidaires du Frodebu-cndd," nous écrivons : "Tant que les burundais continueront à se laisser traiter comme de petits enfants sous la loi du terrorisme et du génocide.  Tant qu'ils continueront à laisser libre court à la logique génocidaire où l'honneur et considération sont donnés aux vulgaires génocidaires au détriment des citoyens intègres, les Burundais continueront à mourir bêtement."

Nous épousons la même position que J. P. Chrétien in " le nazisme tropical" qui écrivait que: "ces archaïques affrontements inter-ethniques, que cautionne une lecture ethnographique d'un autre âge, sont en fait de très modernes génocides, menés par des extrêmistes Hutu inspirés au Rwanda et au Burundi, par une même idéologie de type nazi".

Le crime de génocide est imprescriptible et in amnistiable, la Convention pour la Prévention et la Répression du Crime de Génocide ratifiée par l'Etat du Burundi doit être appliquée dans notre pays. Dans la même déclaration du 21/12/1999, notre Mouvement PA-Amasekanya appelait "la Communauté Internationale d'user des différentes voies ayant fait leurs preuves ailleurs dans le monde pour lutter contre le terrorisme et le génocide parce qu'un mal ne peut pas l' être pour l'Amérique, l'Europe, l'Afrique et l'Asie et être jugé chose normale pour le Burundi".

3.2. Les négociations et le partenariat avec les organisations terroristes tribalo-génocidaires.

Notre Mouvement PA-Amasekanya a décrié depuis leur début, les négociations avec les terroristes tribalo-génocidaires du Frodebu-cndd-fdd, du palipehutu-Fnl  et leur alliés.

Au mois de Mai 1997 nous avons appris par la voie des médias que le gouvernement du Major Pierre Buyoya avait entamé et entendait poursuivre les négociations avec les organisations tribalo-génocidaires. Dans notre déclaration du 15/05/1997 notre Mouvement écrivait ce qui suit :

1.  PA-Amasekanya en a pris acte et s'inscrit en faux contre ce qu'il convient d'appeler la volonté gouvernementale d'occulter, voir de magnifier le génocide en cours au Burundi et l'idéologie qui le sous-tend.

2.   PA-Amasekanya constate que ce faisant, le gouvernement du Burundi a mis la sourdine sur une large opinion enregistrée lors des derniers séminaires sur le débat national et qui affirme sans ambage que négocier avec les tenants de l'idéologie de génocide relève de l'immoral.  Cette attitude du Gouvernement doit dès lors s'interpréter comme un signe de mépris à l'égard du peuple burundais.

3.     PA-Amasekanya fustige ce qu'elle considère comme un glaive porté dans les cœurs de ces nombreux Burundais et Burundaises qui portent encore le deuil des leurs emportés par les assauts mortels des terroristes génocidaires.

  4.   PA-Amasekanya considère que pareille initiative est porteuse de tous les dangers quant à la survie de la Nation burundaise en consacrant le génocide comme un raccourci pour se frayer une place de choix dans la société burundaise, ce précédent s'avère fatal en ce qu'il ouvre la porte  à toutes les aventures, à toutes les folies.

  5.  PA-Amasekanya invite toute la  population burundaise; toutes les forces qui comptent dans ce pays, à se coaliser, à se mobiliser pour faire échec à ce projet qui nous conduit inexorablement vers notre perte.

 Notre Mouvement a conservé la même position jusqu'à ce jour.  Dans la lettre que notre Mouvement a envoyée à l'ex-Président Nelson Mandela en date du 28/01/2000 nous écrivions ceci: " Notre organisation PA-Amasekanya a crié à la trahison et condamné ces négociations et ce partenariat avec les terroristes tribalo-génocidaires. Elle s'est opposée à cette manière d'amnistier les terroristes tribalo-génocidaires."

Concernant le partenariat avec les terroristes tribalo-génocidaires la position de notre Mouvement est exposée dans notre déclaration du 19/06/1998, quand nous avons refusé d'entrer dans le parlement de Kigobe.  Nous écrivions : "Nous nous sommes irréversiblement embarqués dans un combat contre le génocide des Tutsi et les Hutu non acquis à l'idéologie du génocide. Autant nous sommes moralement préparés à accepter tous les sacrifices -Dieu sait s'ils sont nombreux -qu'impose ce combat, autant nous sommes prêts à opposer un mépris souverain à n'importe quel privilège,  à n'importe quel intérêt que l'on tenterait de faire miroiter devant nous pour nous piéger et nous exterminer.  Rien ne pourra nous arrêter car nous luttons pour la vérité, cette vérité qui, même abattue se relève toujours.  "Nous ne nous arrêterons pas parce que nous luttons pour le bon droit, celui-la qui même provisoirement bafoué sera plus fort que le mal  triomphant," - pour reprendre les termes de Martin Luther King.

Les organisations et les personnes responsables du terrorisme et du génocide doivent être jugées.  Négocier ou entrer en partenariat avec eux est une pure amnistie de leurs crimes, une complicité avec les criminels.  C'est une manière de banaliser et d'occulter un génocide.

L'une des actions que nous envisageons avec les membres du Frodebu-cndd-fdd, du Palipehutu-Fnl et leurs alliés est une confrontation devant les juges.  C'est pour cette raison que nous avons condamné et condamnerons les négociations et le partenariat avec ces terroristes tribalo-génocidaires.

3.3. L'accord d'Arusha.

L'accord d'Arusha a été dénoncé par notre Mouvement avant même qu'il soit signé à l'aveuglette et sous pression le 28 Août 2000.  Après nous l'avons condamné dans notre déclaration intitulée : "Les Accords d'Arusha ou la décadence de la moralité humaine" du 3 septembre 2000.  Nous mentionnions que :

1.     "L'Accord d'Arusha" manque cruellement d'assise morale et se dresse comme l'antithèse des pactes internationaux et plus spécialement de la Convention sur la Prévention et la Répression du Crime de Génocide. La communauté internationale supposée en assurer le respect vogue malencontreusement dans une turpitude déconcertante où l'esprit et la lettre de la loi internationale sont désespérément aux prises avec la volonté des acteurs internationaux dont le faible pour les organisations génocidaire agissant au Burundi, n'est plus à démontrer.

2.     L'accord d'Arusha est donc un leurre, une caricature, une provocation, un soutien aux terroristes-génocidaires, voire une déclaration de guerre.  Il consacre le déclin de l'humanité et la capitulation devant le crime de génocide.   C'est pourquoi PA-Amasekanya et tous les  citoyens honnêtes se doivent, non seulement de prendre une distance honorable par rapport à ces compromissions d'Arusha, mais aussi et surtout de les condamner et de les combattre par tous les moyens.

3.    Le contenu de cet accord et la manière dont il a été imposé au peuple burundais donnent raison et plus de forces à PA-Amasekanya qui a juré de combattre les négociations et les accords d'Arusha qui donnent gain de cause aux terroristes génocidaires et marginalisent ceux qui sont opposés à cette trahison, à ce crime".

Cette position qui reste toujours valable à nos jours a été encore une fois confirmée dans notre déclaration du 06/09/2000 qui avait pour titre; "Accord d'Arusha du 28/08/2000 est un soutien au génocide des Tutsi au Burundi". Nous concluions dans cette déclaration que : "L'Accord d'Arusha signé le 28/08/2000 est un nouveau pas dans la concrétisation du génocide des Tutsi. C'est une négation de plus de ce génocide.  C'est une auto-amnistie de tous les terroristes génocidaires du Frodebu et ses alliés.  C'est une neutralisation de toutes les institutions de l'Etat : le gouvernement, l'Assemblée nationale, l'armée, la justice et toute l'administration par les terroristes tribalo-génocidaires …. C'est une mise sous-tutelle de la Nation burundaise.  PA-Amasekanya appelle tous les Burundais épris de paix (civils et militaires toutes ethnies et toutes régions confondues) à refuser par tous les moyens cet accord-trahison qu'on tient à nous imposer par tous les moyens".

Cet accord reconnu contenir, par ses signataires, d'erreurs, de contradictions et de répétitions consacre l'ethnisation de notre pays comme c'était le cas au Rwanda de Kayibanda G. et Habyalimana Juvénal est à combattre.

 3.4.   Le système en place.

Pour le Mouvement PA-Amasekanya le régime en place doit rendre le tablier.  Plusieurs raisons montrent qu'il est arrivé au bout du rouleau :

 1. Il s'est avéré incapable de sanctionner les criminels, de ramener la sécurité, la paix et le pain pour le peuple burundais;

2.  Il s'est distingué par le mensonge, la calomnie, le dénigrement et l'exclusion;

3.  Avec lui les malversations économiques de tout acabit et les autres crimes sont devenus monnaie courante et restent impunis;

4.  Il soutient les terroristes génocidaires et persécute les Barundi qui osent promouvoir une politique nationaliste antigénocidaire.

5.  Il est incapable de combattre politiquement, diplomatiquement, médiatiquement, juridiquement et militairement les terroristes génocidaires pour la simple raison qu'ils dominent ce système.

6.  Il n'a pas de soutien du peuple et doit avoir le courage d'accepter son échec. Son impopularité n'est pas passagère mais fatale;

7.  Il refuse la souveraineté du peuple burundais, confie l'avenir de ce peuple aux étrangers (comme Mandela et autres) et accepte la mise sous-tutelle du Burundi par l'ONU.

C'est pour ces différentes raisons et d'autres que le Mouvement PA-Amasekanya suivi par beaucoup de Barundi est dans l'impossibilité de soutenir ce système.

Dans notre déclaration du 02/05/2001 nous insistions sur ces faits:  "La dénonciation et la condamnation des organisations terroristes génocidaires et leurs chefs constituent le premier pas pour le retour de la paix au Burundi.  Un gouvernement qui ne peut pas faire ce pas, veut que le Burundi disparaisse.  Il doit cesser ses activités pour son intérêt et celui des Barundi…".

3.5.  L'autodéfense.

Un peuple menacé par le génocide a le droit légitime de se défendre. Cette autodéfense doit commencer par la dénonciation des acteurs, leurs vrais noms et leur idéologie.  Un pouvoir dominé par les chefs des terroristes génocidaires n'est pas à mesure de concevoir un plan d'autodéfense pour les victimes.  Il ne peut pas se dénoncer et n'a pas d'autre idéologie ni d'autre programme que le génocide.

La guerre contre le génocide doit commencer par condamner l'idéologie qui le véhicule.  Les Barundi et la Communauté Internationale qui veulent la paix pour notre pays, qui s'opposent au terrorisme et au génocide doivent soutenir la cause que défend notre Mouvement PA-Amasekanya.

L'autodéfense contre les terroristes génocidaires n'est pas une affaire du gouvernement dominé par ces derniers.  C'est le devoir et le droit de toute personne visée ou opposée à ce génocide.  Ce n'est pas à un gouvernement dominé par les génocidaires de désigner qui doit faire l'autodéfense ou non.

Dans notre déclaration du 02/05/2001, nous nous posions cette question pertinente : "Comment comprendre que pendant que le génocide bat son plein, le gouvernement envoie les chefs politiques du Frodebu-cndd-fdd et palipehutu-fnl pour soi-disant expliquer  aux victimes du génocide comment se protéger contre les tueurs de ces partis et que les réunions de sécurité de "haut niveau" pour paraît-il voir comment combattre ces terroristes génocidaires, pour lesquels figurent les mêmes chefs politiques du Frodebu-cndd-fdd, Palipehutu-fnl ?"

Pendant que le Frodebu-cndd-fdd, le palipehutu-Fnl et leurs alliés fauchent les Tutsi sur les collines, dans les quartiers et sur les routes, notre Mouvement n'a jamais cessé de dénoncer ces actes ignobles et le comportement de l'administration en partenariat avec ces tueurs.

Dans notre déclaration du 02 mai 2001;  nous faisions un tel constat: "Le Burundi a une bonne armée et un peuple vaillant, mais il lui manque une administration digne qui les encadre comme il faut à l'autodéfense contre les terroristes génocidaires.  Une armée forte et un peuple vaillant avec à leur tête une administration qui fait le partenariat avec l'ennemi ne peuvent pas le rester longtemps".   Pour gagner la guerre, il faut une bonne politique, honnête, claire qui ne tâtonne pas.  L'administration qui prône l'amnistie des terroristes génocidaires et le cessez-le-feu avec ces derniers ne peut pas arrêter ce génocide.  Si ce dernier continue actuellement, c'est qu'au lieu d'avoir un trio, il y a un duo du côté des victimes.  L'administration n'est pas de leur côté.  Elle est du côté des génocidaires en réalité et trompe les victimes en disant qu'elle est de leur côté".

Notre Mouvement est convaincu qu'après avoir usé de toutes les voies non-violentes pour résister aux terroristes génocidaires, le peuple burundais est en droit d'utiliser d'autres moyens, d'emprunter d'autres voies.  Nous le disions dans la lettre que nous adressions au Président Nelson Mandela en date du 08/12/1999.  Nous faisions référence à ce qu'il avait écrit dans leur manifeste Umkhonto we Sizwa, le 16/12/1961.  Il écrivait: "Le temps vient dans la vie d'une nation où on ne peut choisir qu'entre deux attitudes: se soumettre ou combattre.  Ce temps est arrivé aujourd'hui en Afrique du sud.  Nous ne nous soumettrons pas et n'avons d'autre choix que de répliquer par tous les moyens qui sont à notre disposition pour défendre notre peuple, notre avenir, notre liberté".

Toute personne qui s'oppose à nos activités d'autodéfense, refuse notre droit à la vie.  Toute personne qui hésite à nous soutenir n'a pas encore réalisé ce que nous réservent ces terroristes tribalo-génocidaires.  Notre victoire, notre survie dépendra de notre force et non de la volonté d'un pouvoir dominé par ceux qui passent des jours et des nuits à concocter comment exterminer l'ethnie Tutsi au Burundi et dans la sous-région.

4.  Les voies qui mènent à la paix.

De Kajaga, Kigobe, Mwanza, San Egidio, Arusha, Afrique du Sud, Paris, Gabon etc… le gouvernement de Bujumbura s'est trouvé des gens pour l'accompagner dans ces impasses.  Actuellement même les aveugles se rendent compte que les tâtonnements et les pérégrinations de ce gouvernement ont abouti à un échec cuisant. 

Les seules voies qui mènent à la paix des Barundi et pour lesquelles notre Mouvement est prêt à se battre avec tous les moyens et jusqu'à la victoire sont :

1.   Tenir compte du rapport de la Commission des Nations Unies n°  S/1996/682 qui reconnaît la participation du parti Frodebu dans la conception, la planification, l'organisation et l'exécution du génocide des Tutsi déclenché à partir du 21 Octobre 1993.  L'application des lois nationales et conventions internationales en rapport avec le crime en général et le génocide en particulier est la voie incontournable pour ramener la paix au Burundi.

2.  Juger et condamner solennellement les organisations et leurs dirigeants qui commettent les crimes de génocide au Burundi qui sont le Frodebu-cndd-fdd, palipehutu-fnl, frolina, Interahamwe, ex-far et autres.  Sanctionner politiquement, juridiquement, administrativement et moralement tous les criminels qu'ils soient Hutu, Tutsi et autres. Le génocide des Tutsi au Burundi est un problème régional qui doit être résolu de la même manière qu'au Rwanda et au Congo, les instruments utilisés pour sa répression dans ces pays doivent être élargis au Burundi.

3.  Favoriser les négociations entre les Barundi, Tutsi, Hutu, Twa et autres propres, bons patriotes et préoccupés par la cohabitation pacifique de tous les citoyens.  La direction du pays par des dirigeants responsables qui ont les mains propres qui sont contre l'impunité du crime, les malversations économiques et pour le respect des droits de la personne humaine.  Une direction qui ne tient pas compte de l'ethnie mais des compétences, qui combat toute tendance divisionniste: ethnisme, régionalisme, clanisme etc…

4.   La reconnaissance de notre Mouvement PA-Amasekanya par les pays, les organisations et les personnes impliqués dans le processus de paix au Burundi. Un Mouvement non-violent, opposé au terrorisme et au génocide à consulter inévitablement si on veut ramener la paix au Burundi.

5.   La cessation immédiate du génocide des Tutsi en cours depuis octobre 1993, les massacres des Hutu, l'arrêt des pillages, des destructions des biens des citoyens.  Le retour sur leurs terres de tous les déplacés, regroupés et réfugiés.

6.  Un accord de paix au Burundi signé par la population, celle qui est victime, parce que prise en otage par les organisations génocidaires et leurs alliés.  L'accord de paix valable est celui qui n'amène pas dans les institutions de l'Etat ceux qui les dominent aujourd'hui parce qu'ils sont coupables, parce qu'ils ont une dette de sang à payer. 

Tous contre le génocide des Tutsi, nous vaincrons.

Fait à Bujumbura, le 04 juillet 2001. 

PA-PUISSANCE D'AUTODEFENSE-AMASEKANYA 

Ir RUTAMUCERO Diomède

  PRESIDENT.  

[1] Le génocide d'octobre 1993, Collectif des partis d'opposition - Bujumbura.  Décembre 1999

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