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PA-PUISSANCE D’AUTODEFENSE – AMASEKANYA
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Déclaration en rapport avec les journées parlementaires sur le pardon et la réconciliation nationale
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Le
Mouvement PA-Puissance d’Autodéfense-Amasekanya, remercie Madame Lydia
Maximus, Vice-Président de l’Association des Parlementaires Européens pour
l’Afrique (AWEPA) qui a eu l’initiative d’inviter son président après
l’entrevue qu’elle a voulu bien lui accorder
C’est
une occasion de rappeler à la face du monde la position des victimes du génocide
vis-à-vis de ce qui se passe au Burundi. Nous voudrions que les illustres hôtes
qui sont venus des différents pays puissent être nos interprètes ou au moins
des témoins impartiaux.
Notre
mouvement est constitué de beaucoup de Barundi de toutes les ethnies et de
toutes les régions du Burundi victimes du génocide perpétré par le Frodebu
et ses alliés depuis octobre 1993 à nos jours. Ils ont en commun la
condamnation des négociations avec les terroristes la condamnation des négociations
avec les terroristes génocidaires du Frodebu-Cndd-Fdd, du Palipehutu-Fnl et
leurs alliés qui, malgré ces négociations que nous décrions, continuent à
massacrer froidement des populations civiles et principalement des Tutsi et des
Hutu assimilés aux Tutsi pour l’unique raison qu’ils ne pactisent pas avec
eux dans le génocide des Tutsi.
Ils
rejettent aussi l’accord d’Arusha signé le 28 août 2000 qui consacre le négationnisme
du génocide des Tutsi commis au Burundi notamment en accordant l’amnistie aux
concepteurs et planificateurs de ce génocide. Pire encore, ces mêmes criminels
contre l’humanité sont appelés à diriger le Burundi pour parachever le génocide
alors qu’ils devaient répondre de leurs actes ignobles devant un tribunal
national ou international.
Le
crime de génocide est imprescriptible et inamnistiable. La convention pour la prévention et la répression du crime de génocide
adoptée par les Etats membres des Nations Unies
le 9 décembre 1948 et
ratifiée par l’Etat du Burundi constitue un engagement que tout gouvernement
du Burundi doit respecter faute de quoi le peuple burundais et la communauté
internationale se trouveraient dans l’obligation de le dénoncer et de le
combattre.
La
communauté internationale doit user de différentes voies ayant fait leurs
preuves dans le monde pour lutter contre le terrorisme et le génocide parce
qu’un mal universel ne peut ne
peut pas l’être pour l’Amérique, l’Europe, l’Afrique et être jugé
normal pour le Burundi.
Au
lieu de tenir compte des expériences de l’Afrique du Sud et du Mozambique,
non adaptées au contexte du Burundi caractérisé par le génocide, le
mouvement PA-Amasekanya vous exhorte plutôt à considérer le traitement réservé
aux concepteurs, planificateurs et exécutants du génocide au Rwanda, pays
voisin du Burundi, présentant les mêmes réalités en matière d’idéologie
génocidaire.
Par
ailleurs, plusieurs rapports des Nations Unies prouvent à suffisance que les
terroristes génocidaires du Rwanda
(Ex-Far et miliciens Interahamwe) et ceux du Burundi (Frodebu-Cndd-Fdd ;
Palipehutu-Fnl ; Frolinat etc) sont en association pour parachever le génocide
des Tutsi au Burundi et dans la région des Grands-Lacs. C’est d’ailleurs
ces organisations génocidaires que l’accord de Lusaka qualifie de forces négatives
à désarmer et à juger.
L’accord
d’Arusha est un leurre, une caricature, une provocation, un soutien aux
terroristes voire une déclaration de guerre. Il consacre le déclin de
l’humanité et la capitulation devant le crime de génocide. C’est pourquoi,
PA-Amasekanya et tous les citoyens honnêtes se doivent non seulement de prendre
une distance honorable par rapport à ces compromissions d’Arusha, mais aussi
et surtout de les condamner et de les combattre par tous les moyens.
PA-Amasekanya
considère en outre que l’amnistie si provisoire soit elle des responsables du
génocide et d’autres crimes contre l’humanité est une violation flagrante
de la Convention pour la prévention et la Répression du Crime de Génocide ;
un acte contraire au droit et à la morale universels et une descente aux enfers
pour le peuple burundais.
Le
pardon à ceux qui ne l’ont jamais demandé et la réconciliation dans
l’impunité arrachés de force au
peuple par un pouvoir imposé par les étrangers et dominé par les chefs des terroristes génocidaires ne font qu’éloigner l’espoir
de paix pour le peuple burundais.
C’est pourquoi le mouvement PA-Amasekanya présente les voies qui mèneront à la paix au Burundi et pour lesquelles il est prêt à se battre avec tous les moyens et jusqu’à la victoire :
1. Tenir compte du rapport de la Commission des Nations Unies n°
S/1996/682 qui reconnaît la participation du parti Frodebu dans la
conception, la planification, l'organisation et l'exécution du génocide des
Tutsi déclenché à partir du 21 Octobre 1993.
L'application des lois nationales et conventions internationales en
rapport avec le crime en général et le génocide en particulier est la voie
incontournable pour ramener la paix au Burundi.
2. Juger et condamner solennellement les organisations et leurs dirigeants
qui commettent les crimes de génocide au Burundi qui sont le Frodebu-cndd-fdd,
palipehutu-fnl, frolina, Interahamwe, ex-far et autres.
Sanctionner politiquement, juridiquement, administrativement et
moralement tous les criminels qu'ils soient Hutu, Tutsi et autres. Le génocide
des Tutsi au Burundi est un problème régional qui doit être résolu de la même
manière qu'au Rwanda et au Congo, les instruments utilisés pour sa répression
dans ces pays doivent être élargis au Burundi.
3. Favoriser les négociations entre les Barundi, Tutsi, Hutu, Twa et
autres propres, bons patriotes et préoccupés par la cohabitation pacifique de
tous les citoyens. La direction du
pays par des dirigeants responsables qui ont les mains propres qui sont contre
l'impunité du crime, les malversations économiques et pour le respect des
droits de la personne humaine. Une
direction qui ne tient pas compte de l'ethnie mais des compétences, qui combat
toute tendance divisionniste: ethnisme, régionalisme, clanisme etc…
4. La reconnaissance de notre Mouvement PA-Amasekanya par les pays, les
organisations et les personnes impliqués dans le processus de paix au Burundi.
Un Mouvement non-violent, opposé au terrorisme et au génocide à consulter inévitablement
si on veut ramener la paix au Burundi.
5. La cessation immédiate du génocide des Tutsi en cours depuis octobre
1993, les massacres des Hutu, l'arrêt des pillages, des destructions des biens
des citoyens. Le retour sur leurs
terres de tous les déplacés, regroupés et réfugiés.
6. Un
accord de paix au Burundi signé par la population, celle qui est victime, parce
que prise en otage par les organisations génocidaires et leurs alliés.
L'accord de paix valable est celui qui n'amène pas dans les institutions
de l'Etat ceux qui les dominent aujourd'hui parce qu'ils sont coupables, parce
qu'ils ont une dette de sang à payer.
Quant
à la participation de notre mouvement à ces journées, nous la trouvons
impossible. Il nous est difficile de nous asseoir avec des individus
responsables du crime de génocide. Nous n’avons rien à nous dire, ils savent
ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont comme projet et le traitement des
criminels ne vous est pas inconnu. L’une des actions que nous envisageons avec
les membres du Frodebu-Cndd-Fdd, du Palipehutu-Fnl et leurs alliés est une
confrontation devant les juges.
Notre
mouvement reste disposé à discuter avec les illustres membres de l’AWEPA et
les autres personnalités de la communauté internationale qui se proposent à
contribuer au retour de la paix au Burundi.
Nous demandons à ceux qui nous avaient invité de comprendre que le fait de quitter cette salle ne signifie pas que nous sommes contre le processus de paix au Burundi mais que nous refusons de suivre de fausses solutions aux problèmes du Burundi que le pouvoir en place et une partie de la communauté internationale tiennent à nous imposer.
Fait à Bujumbura, le 7 août 2001
PA-Puissance d’Autodéfense-Amasekanya
Ir Rutamucero Diomède
Président
