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REPUBLIQUE DU BURUNDI

PA-PUISSANCE D’AUTODEFENSE-AMASEKANYA

 

 

Communiqué

 

Le 1er novembre 2001, jour de la « Toussaint », a été célébré par le peuple burundais dans une très grande consternation. Il a marqué le tournant  décisif d’un peuple cruellement accablé par toutes formes de violence et le génocide pourtant reconnu par la commission d’enquêtes des Nations-Unies dans son rapport S/1996/682.

 

Au mépris de toute morale et de la loi sur la prévention et la répression du crime de génocide, le tour est joué dans toute trahison et l’Etat burundais vient outrageusement de se doter des institutions sur fond de génocide le 1er novembre 2001. Cette date restera gravée dans la mémoire du peuple burundais comme étant le début d’une ère nouvelle, celle de l’institutionnalisation officielle du crime de génocide et de la promotion de son auteur. Et au peuple burundais épris de paix, son destin est scellé. L’angoisse est totale, le désarroi profond, l’unité tant rêvée nous échappe irrémédiablement.

 

Ô temps ! Ô mœurs ! Un peuple naguère vaillant est devenu, en moins d’une décennie, la risée de tout le monde, l’opprobre de l’humanité, et le Burundi, un cobaye pour amnistier les génocidaires. Alors que l’envahisseur est au cœur de la capitale, les miliciens terroristes-génocidaires sur les versants qui la surplombent , les chefs génocidaires du Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl et Frolina, dans toutes les institutions de l’Etat, l’armée se trouve si fière de sa livraison en pâture, défilant tête droite, ne sachant pas que « homo homini lupus », comme pour dire « ave Caesar, morituri te salutant! », ce qui veut dire « salut César, ceux qui vont mourir te saluent! ».

 

L’investiture du gouvernement issu des accords impies d’Arusha signifie :

 

1° La recolonisation du Burundi mis sous mandat de l’ONU représentée par le Gouverneur Général Berhanu Dinka;

 

2° L’occupation du Burundi par les forces armées sud-africaines venues protéger le nouveau gouvernement contre son peuple;

 

3° L’installation de postes avancés des miliciens du Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl et Frolina qui, actuellement, naviguent dans la capitale comme le poisson dans l’eau pour protéger les cerveaux du génocide avec une large couverture de l’armée sud-africaine;

 

4° L’institutionnalisation du crime de génocide qui, sous d’autres cieux, est prévue et punie par la loi nationale et internationale;

 

5° La promotion des criminels et des génocidaires au rang des humains alors qu'ils trouvent leur fierté dans l’idéologie de haine ethnique véhiculée par les partis ou mouvements armés qu’ils représentent;

 

6° La consécration de l’immoralité et de l’inacceptable pour dénaturer les valeurs morales du Burundi, véritable socle de l’unité et de la cohésion du peuple burundais;

 

7° Le parachèvement du génocide perpétré contre les Tutsi et les Hutu non-acquis à la sale idéologie génocidaire.

 

Le meilleur juge est le temps, réunissons nos forces pour mener un combat de survie afin de ne pas toujours nous poser l’unique question « jusque quando patientia nostra abuti », sans oser dire « exturbe Catilina, i. »

 

 

Tous unis contre le génocide, nous vaincrons.

 

Fait à Bujumbura, le 5 novembre 2001

 

PA-Puissance d’Autodéfense-Amasekanya

 

Gédéon Ntunzwenindavyi

 

Porte-parole.-    

 


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