REPUBLIQUE
DU BURUNDI
PA-Puissance
d'Autodéfense- Amasekanya

Forces
vives du Burundi refusons la banalisation du génocide des Tutsi.
Le
Burundi vit depuis 1965, une situation où des groupes de Hutu formés à
l'Ecole des génocidaires du RWANDA, qui ont porté plusieurs appellations
veulent exterminer les Tutsi. Cette extermination remplit toutes les conditions
pour porter le nom
de génocide.
L'apogée
de ce génocide a été atteint en Octobre 1993, année durant laquelle le
groupe génocidaire hutu, le Frodebu avait tous les pouvoirs : exécutif, législatif
et judiciaire. Des centaines de milliers de Tutsi ( + de 150.000) ont été
massacrés, brulés vifs, crucifiés, pilés et jetés dans les latrines, les
fosses ou les rivières.
Suite
à ce génocide, l'ONU a engagé une commission qui a reconnu dans son rapport n°
S/1996/682 qu'il y a eu effectivement génocide des Tutsi et que la
responsabilité incombe au Frodebu et à ses membres.
Après
Octobre 1993 le Frodebu a créé d'autres bandes pour continuer le génocide des
Tutsi. Il s'agit du Cndd-Fdd. Ni le Frodebu, ni le Cndd-Fdd ni le Palipehutu-Fnl,
ces goupes terroristes génocidaires n'ont jamais nié leur crime. Ils
considèrent que massacrer des Tutsi pour des revendications est une chose
normale !
Dans
l'objectif de conserver le pouvoir le plus longtemps possible, le Président
Buyoya a accepté sans condition les négociations avec tous les groupes génocidaires
qui continuent à massacrer les Tutsi et les Hutu non acquis à l'idéologie génocidaire.
Depuis
1996 jusqu'à cette date, PA-Amasekanya n'a pas cessé de mobiliser les rescapés
du génocide pour qu'ils ne soient pas dupés et acceptent de suivre leurs
bourreaux comme des moutons qu'on amène à l'abattoir.
A
l'étape actuelle, les rescapés du génocide se rendent compte que PA-Amasekanya
avait raison de décrier ces négociations d'Arusha avec des génocidaires.
Les conclusions proposées par la médiation d'Arusha en constituent une preuve
:
1.
Que tant que les Tutsi ne renonceront pas à tout pouvoir politique,
militaire, économique et administratif, il n' y aura pas de paix pour le
Burundi. C'est une position qui coïncide avec celle du Frodebu et ses alliés
qui dit que les Hutu auront la pais quand il n' y aura plus de Tutsi au Burundi;
Toutes
ces conclusions montrent bien le parti pris de la médiation d'Arusha, de la
Communauté Internationale présente à Arusha et du pouvoir en place à
Bujumbura. Elles prouvent que PA-Amasekanya avait raison de dénoncer les partis
non responsables du génocide qui se rendent à Arusha. On ne voit rien de ce
qu'ils auraient exigé ni pour leurs parents, frères et sSurs qui ont été
exterminés ou qui continuent de mourir dans les camps de déplacés ou pour les
rescapés qui ont tant besoin de vivre comme des citoyens burundais.
Ces
conclusions montrent bien que la meilleure voie pour ramener la paix au Burundi
n'est pas d'amnistier les génocidaires en négociant avec eux, ni d'entrer en
partenariat, en convergence ou en alliance avec les génocidaires du
Frodebu-Cndd, Palipehutu et autres.
C'est
pour cette raison que PA-Amasekanya
:
1.
Lance
un appel à ces groupes en négociation à Arusha qui ne font pas partie des génocidaires
de se désolidariser avec eux, d'exiger leur condamnation, et de dénoncer ces négociations;
2.
Demande
à ces mêmes groupes de déjouer ce plan monté depuis longtemps pour démanteler
l'armée nationale, anéantir la nation burundaise et exterminer les Tutsi. Signer
un accord qui est à la satisfaction des génocidaires est une trahison, un
crime qu'il faut éviter de commettre, une déclaration de guerre aux rescapés
du génocide;
3.
Invite
ces groupes à se joindre à la décision de PA-Amasekanya, des associations et
citoyens burundais épris de paix, pour
s'opposer avec tous les moyens aux accords qui amnistient les génocidaires et
qu'on prétend nous imposer par tous les moyens comme gestionnaires du pouvoir
au Burundi;
4.
Rappelle
aux rescapés du génocide ( civils et militaires) qui hésitent à dénoncer la
manière dont la médiation et le pouvoir en place sont entrain de procéder au
Burundi encouragent le génocide des Tutsi et le massacre des Hutu non acquis à
l'idéologie du génocide.
Les
voies que PA-Amasekanya propose à toute personne de bonne foi qui veut
contribuer à ramener la paix au Burundi sont les suivantes :
1.
Tenir compte du rapport de la Commission des Nations-Unies n° S/1996/682
qui reconnaît la participation du
parti Frodebu dans la conception, la planification, l'organisation et l'exécution
du génocide des Tutsi déclenché à partir d'Octobre 1993. L'application des
lois nationales et conventions internationales en rapport avec le crime en général
et le génocide en particulier est la voie incontournable pour ramener la paix
au Burundi.
Le génocide des Tutsi au Burundi est un problème régional qui doit être
résolu de la
3.
Favoriser les négociations entre les burundais tutsi, hutu, twa et
autres propres, bons patriotes et préoccupés par la cohabitation pacifique de
tous les citoyens. Cesser tout soutien aux personnalités du pouvoir en place au
Burundi en ce que ces personnalités sont putschistes ou génocidaires et
promouvoir une éducation à la paix avec une éducation anti-génocidaire.
4.
La médiation pour la paix au Burundi écoutera sans doute tous les
burundais et spécifiquement les groupes politiques et de la société civile
qui sont opposés aux négociations d'Arusha : PA-Amasekanya, Uprona, AC-Génocide,
JRR, UFB, la Coalition contre la Dictature et autres. Dans ce cadre, la médiation
devrait pouvoir faire pression sur la coalition des putschistes et des génocidaires
pour qu'ils comprennent que leurs arrangements de nature politicienne conçue
sous la forme d'un partage du pouvoir n'amène pas la paix et la sécurité. La
convention du gouvernement de 1994, de même que le partenariat politique de
1998 fournissent d'excellents exemples en ce qu'ils n'ont pas ramené la paix et
la sécurité.
5.
Un accord de paix au Burundi est celui qui sera signé par la population,
celle qui est victime, parce que prise en otage par les organisations génocidaires
et leurs alliés. L'accord de paix valable est celui qui n'amène pas dans les
institutions de l'Etat ceux qui les dominent aujourd'hui parce qu'ils sont
coupables, parce qu'ils ont une dette de sang à payer.
Tous
contre le génocide des Tutsi, nous vaincrons.
Fait à Bujumbura, le 19/06/2000
PA- Puissance d'Autodéfense-Amasekanya
Ir.
Diomède RUTAMUCERO.
Président