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REPUBLIQUE DU BURUNDI

 

PA - PUISSANCE D'AUTODEFENSE - AMASEKANYA

 

 

 

Pendant que le Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl, Interahamwe et autres s'installent au Gouvernement et à l'Assemblée Nationale,  la persécution des membres de PA-Amasekanya bat toujours son plein.

 

 

Ce dimanche 6 janvier 2002, le commandant du  premier bataillon d'intervention, à la tête d'un peloton de gendarmes, a tenté sans succès, d'appréhender le Président de PA-Amasekanya rentrant de son jogging dominical avec les membres de ce mouvement. Emporté par l'insuccès de serrer dans ses griffes l'Ingénieur Diomède Rutamucero et surtout mu par la haine que les lieutenants du pouvoir tortionnaire de Bujumbura voue généralement au mouvement antigénocide PA-Amasekanya, le Major Ntemako se rabatta sur des jeunes gens en tenue de sport qu'il ramassait ici et là pour les incarcérer dans la caserne du premier bataillon d'intervention.  Faut-il préciser que cette caserne ne compte pas parmi les maisons d'arrêt que connait la République du Burundi.

 

Arrivés au 1er bataillon d'intervention, ces jeunes gens, trois au total se sont vu exiger une rançon de 10.000 Fbu chacun au titre d'amende, pour payer leur libération. Mais dans l'entretemps, le Major Ntemako s'offrait à plusieurs reprises, le plaisir de les torturer et de les traîner dans les eaux usées de la caserne, certainement pour qu'ils attrapent des maladies infectieuses. Leurs familles respectives n'avaient d'autre choix que de collecter malgré elles la somme exigée. Ces familles ont ensuite mandaté un certain Dieudonné pour aller payer l'amende.  Ce qu'il a fait en se faisant donner des quittances par un des OPJ de la BSR.  Quand il est allé présenter les quittances de paiement au Major Ntemako pour enfin obtenir libération de ces infortunés, ce dernier les a confisquées avant d'ordonner que leur porteur soit à son tour séquestré dans les bâtiments du premier bataillon d'intervention.  Il lui était reproché de figurer sur une liste des membres de PA-Amasekanya dressée en 1998 l'on ne sait trop par qui.

 

Certes, le Major Ntemako n'est pas le premier officier de la gendarmerie nationale à s'impliquer personnellement corps et âme dans la destruction du Mouvement PA-Amasekanya qui lutte contre le génocide des Tutsi en cours,  ce qui étonne néanmoins chez lui, c'est que cet officier qui a été plus d'une fois humilié par les groupes terroristes génocidaires, devrait être le porte-flambeau de ceux qui refusent à ce que les terroristes génocidaires dominent les intitutions de l'Etat burundais.

 

Le cas le plus connu c'est le moment où, alors commandant du district de Rutana, le Major Ntemako a détalé devant les terroristes génocidaires du Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl laissant seuls les regrettés Rwagatore Alexis, Luis Zuniga et d'autres citoyens qu'il était censé protéger, entre les mains des criminels qui nous les raviront sans coup périr. Voilà le genre de bravoure que le pouvoir a remunéré en le nommant commandant du premier bataillon d'intervention.  en réalité, ce n'est ni le mérite, ni la bravoure qui ont préside à sa nomination à une si importante responsabilité que la sécurite de la capitale. Au fait, cet officier fait partie de cette oligarchie politico-militaire qui fait la pluie et le beau temps et qui est dressée contre toute organisation qui n'a pas signée allégeance au pouvoir en place et qui ne le soutient pas dans ses desseins génocidaires.

 

Au Major Ntemako comme à ceux qui pensent comme lui, PA-Amasekanya tient à préciser que ses membres n'ont ni peur ni honte de s'en réclamer. Jamais une telle idéologie de lutte contre le génocide n'a deshonnoré ses tenants. Au contraire c'est l'oligarchie politico-militaire qui s'assoit avec et qui sert le Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl, Interahamwe et autres qui est aux prises avec la honte et le déshonneur pour avoir abdiqué au combat contre le génocide des Tutsi et le massacre des Hutu non-acquis à ce génocide, pour avoir hypothéqué l'indépendance nationale en bénissant l'occupation du Burundi par les troupes étrangères de l'Afrique du Sud, pour avoir échangé le bien-être individuel contre le sang des milliers de leurs compatriotes sans cesse engloutis par le génocide dont ils s'accommodent allègrement.

 

Le Major Ntemako et le régime qu'il protège doivent savoir que le combat contre le génocide que véhicule PA-Amasekanya ne pourra pas être découragé par les planificateurs du génocide des Tutsi et leurs complices. La meilleure police et les meilleurs commandants sont ceux qui commanderont leurs hommes et qui porteront leurs armes contre les chefs des terroristes génocidaires et leurs complices qui dominent les institutions de l'Etat pour arrêter le génocide des Tutsi en cours et ramener l'ordre dans le pays.

 

Au peuple burundais, Tutsi, Hutu et Twa confondus, civils et militaires, PA-Amsekanya demande de serrer les rangs, de vaincre la peur, de résister à l'intimidation, d'éviter la honte et le déshonneur pour constituer un front massif contre un pouvoir qui a consumé tout son capital de légitimité et de légalité dans le parrainage des organisations terroristes génocidaires du Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl, Frolina, Interahamwe et leurs alliés.

 

Venez très nombreux participer dans notre sport de dimanche pour lancer un défi à ceux qui pensent que les rescapés du génocide des Tutsi n'ont plus aucun droit, même pas celui de faire du sport.

 

Tous contre le génocide des Tutsi, nous vaincrons.

 

                                                Fait à Bujumbura, le 9 janvier 2002

 

                                                PA - Puissance d'Autodéfense - Amasekanya

 

                                                Ir. RUTAMUCERO Diomède

 

                                                Président.                                                                         

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