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REPUBLIQUE DU BURUNDI
PA-PUISSANCE D'AUTODEFENSE-AMASEKANYA
" Burundi Bwacu, Warapfunywe ntiwapfuye." Cher Burundi, mutilé et meurtri, tu es demeuré maître de toi-même "
Il y a quelques temps, le Président Américain Georges W. Bush qualifiait, et à juste titre, les Etats qui soutiennent et favorisent le terrorisme, d'"Etats voyous". Même s'il ne menace pas directement les intérêts américains ou ceux d'autres puissances occidentales, l'Etat burundais sous la conduite d'un système terroriste génocidaire passe pour être l'un des plus " voyous " de ces Etats. Nous disons bien que ce n'est que directement que les intérêts des puissances qui gouvernent le monde ne sont pas touchés par l'actuel Etat terroriste génocidaire burundais. Car, indirectement tout au moins, l'humanité entière, ces puissances y comprises, subit d'une certaine manière, les contre-coups d'un génocide, même sous-tropical ou ne visant qu'une pauvre minorité des Tutsi, perdue au cœur de l'Afrique. Qu'on le veuille ou non, en effet, le terrorisme mêlé au génocide comme il en est au Burundi, demeure un crime contre l'humanité ne saurait-ce que parce qu'il offense ne fut-ce que moralement, tous les hommes sensibles au caractère sacré de la vie de l'être humain.
Cela étant, c'est cet Etat qui s'active aujourd'hui à fêter avec pompe le 40è anniversaire d'une indépendance perdue dont il a savamment supervisé la vente aux enchères.
A la place des milliards de dollars attendus en contre partie de cette lourde hypothèse, les représentants de cet Etat, n'auront récolté, malédiction divine oblige, que la médaille de la honte, le déshonneur et l'essoufflement, fruits amers d'un antipatriotisme béat empreint d'actes de haute trahison.
La légitimité des hautes institutions de l'Etat s'en est ainsi trouvé consumée dans la braise d'un divorce retentissant entre l'Etat et ses citoyens. Les plus important des chefs d'accusation que les citoyens portent contre les représentants de l'Etat sont les suivants :
1° Le régime en place a systématiquement trahi les principes chers au héros national, le Prince Louis Rwagasore et qui ont fondé le recouvrement de la souveraineté nationale.
D'une part, la scandaleuse dualité Hutu-Tutsi sous les vocables pervers de G7 et G10, a supplanté le principe de l'unité des Barundais, pour consacrer une éthnisation des institutions de l'Etat, mettant ainsi une croix sur la réalité d'une nation pourtant séculaire.
D'autre part, l'impunité du crime en général, et celui du crime de génocide en particulier, a contrarié l'heureux engagement du héros national au châtiment des crimes de moindre importance par ailleurs ; engagement qui transparaît dans son discours du 20/9/1961 quand il déclarait : " Aux voleurs, agresseurs et bandits de toute espèce, nous annonçons une répression énergique et impitoyable, un châtiment dont ils se souviendront ". S'inscrivant aux antipodes de cette philosophie politique en l'absence de laquelle, tout ordre et toute morale sont impensables dans n'importe quelle société humaine, le régime de Bujumbura a eu la diabolique inspiration de composer avec les terroristes génocidaires qui, ironie du sort, occupent l'avant-scène de la conduite des affaires de l'Etat et monopolisent et le pouvoir et la parole dans toutes les arènes nationales. 2° Dans le même temps, le même régime s'en prend brutalement, sous la forme d'oppression et de répression dignes des régimes antiques, aux rescapés du génocide des Tutsi, " surpris en fragrant délit " de réclamer que justice soit faite et que châtiment soit réservé aux bourreaux de leurs, nous avons nommés les " FRODEBUSTES " auteurs du génocide des Tutsi. Entre temps des citoyens innocents sont exécutés sauvagement sur les routes, sur les collines et dans les quartiers par les lieutenants de ces génocidaires qui dominent cet Etat.
3° A bon escient, le régime terroriste génocidaire de Bujumbura a détruit le tissu socio- économique national, paupérisant ainsi le peuple entier, avec des desseins d'agir sur les besoins et les faiblesses d'une population affamée à laquelle il croit arracher, à coup de corruption, l'adhésion à une politique destructrice. Descendent trop bas, il en arrive à surveiller les cuisines de ceux-là qui s'avisent à relever la tête pour dénoncer l'anéantissement de la nation par une poignée d'individus cupides et aux allures machiavéliques. A ceux-là, le message en coulisse des représentants de l'Etat est invariablement le même : " soit vous vous taisez et l'accès vous est ouvert dans le club des mafiosi, ce qui vous donne droit au pain, soit vous protestez et il vous sera réservé la répression et la faim jusqu'à votre total anéantissement !! "
Dieu Merci ! Il est des Burundais qui ont patriotiquement l'alternative la plus dure et la plus périlleuse mais bien évidemment la plus salvatrice pour la nation burundaise. A la tête de ceux-là qui ont choisi de résister et de faire le défi, se trouvent le mouvement PA-amasekanya et ces militants. Ce sont ces derniers qui, à la veille du 40è anniversaire de l'indépendance nationale, ont choisi de rappeler au peuple burundais la strophe de l'hymne nationale qui dit : " Burundi bwacu, warapfunywe ntiwapfuye, warahababishijwe ntiwahababuka " " Cher Burundi, mutilé et meurtri, tu es demeuré maître de toi-même " Le rappel de cette strophe de l'hymne nationale a pour objectif de réveiller le peuple burundais qui, aux prises avec les plus grands tourments qu'un peuple ait pu endurer, semble céder au découragement et à la fatalité. A ce peuple, PA-Amasekanya affirme et insiste que l'heure n'est ni au pessimisme démobilisateur ni au renoncement ; l'heure est plutôt à la foi dans sa force de combat pour réanimer une patrie qui se meurt et pour reconquérir l'indépendance de notre nation que nous ont ravie les fils indignes et maudits de ce pays.
Ce 1er Juillet 2002, le Burundi est sous-occupation de l'Afrique du Sud. Tous les programmes nationaux sont abandonnés(éducation nationale, santé publique, sécurité, économie, justice etc…), le pays est dirigé par des terroristes génocidaires et les rescapés des différents crimes qui ont lieu au Burundi sont persécutés, harcelés, emprisonnés et mis en marge.
Pour ces différentes raisons et d'autres, PA-AMASEKANYA appelle la population burundaise éprise de paix de ne pas aller se ridiculiser devant les forces d'occupation sud-africaines et leurs protégés au stade ce 1er Juillet 2002.
L'indépendance du Burundi est grandement remise en cause. Il faut à tout prix la reconquérir.
Vive le Burundi, vive l'indépendance nationale.
Fait à Bujumbura, le 27/06/2002
PA-PUISSANCE D'AUTODEFENSE-AMASEKANYA
Ir RUTAMUCERO Diomède
Président
